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Lucrèce. La lecture des choses
Gaudin Claude
ENCRE MARINE
42,00 €
Épuisé
EAN :9782909422381
Comme Epicure a parcouru l'immensité de l'univers pour revenir à la détermination des choses singulières, Lucrèce refait cette Odyssée dans son poème. La vision des choses comme éléments est l'aboutissement de la longue histoire des philosophies de l'atome ; elle est aussi la reprise à nouveaux fr des grandes cosmogonies puisque Lucrèce, après avoir dévoilé l'obscure combinatoire du minuscule la fait reparaître au grand jour dans une Histoire du Monde. Cette Odyssée, comme l'autre, comporte des étapes périlleuses, d'une obscurité qui est à la mesure du rationalisme affiché par la Science de la nature. Il y a le trajet des atomes imperceptibles jusqu'à la sensation, notre critère : comment parviennent-ils sur la scène philosophique sans rien perdre de leur stature corporelle ? Il y a le trajet du chaos élémentaire jusqu'à la combinatoire assagi où le hasard a laissé sa trace et la nature sa jurisprudence. Il y a enfin le clinamen qui est la propriété élémentaire à partir de laquelle tout dévie comme Marx l'a dit : l'atome, le monde, les dieux, les hommes. Tout, même la philosophie épicurienne. La réflexion de l'historien doit articuler ces questions à des concepts entre lesquels règne une grande tension : le visible issu de l'imperceptible - l'ordre sortant d'un certain désordre, comme la liberté surgi de la nécessité - le Sens engendré par le sensible de la même manière que nos peurs insensées naissent de contrats signés avec la Nature. On a cru trouver le fil d'Ariane dans les analogies de l'expérience, notamment la plus éloignée des obscurités de la nature, la comparaison des lettres. Les mots et leurs lettres émis par la parole poétique sont les plus inattendus simulacres des choses, avec leur charge de vérité et de tromperie.
Il a été député, premier vice-président du Sénat, président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, ministre. Mais l'essentiel pour lui a toujours été Marseille, sa ville, dont il a été maire pendant 25 ans. Cet homme secret n'avait jamais raconté sa longue vie politique. Le bal des mégalos, le poison des ambitions et des egos, le spectacle quotidien des stratégies obliques et des trahisons planifiées, il a tout connu. Des coulisses kafkaïennes de l'administration aux grèves surprises de certains syndicats, Jean-Claude Gaudin, entouré d'une équipe soudée, a gouverné la ville pendant toutes ces années sous pression, celle légitime bien sûr des habitants, mais aussi de tous les lobbies, de toutes les institutions. Et puis, il y a la légende noire de Marseille, qui donne à l'auteur l'occasion de distinguer le vrai du faux, la réalité du fantasme - découpage électoral inique, clientélisme à visage découvert, délinquance des cités, affaires de l'OM et tant d'autres où l'on sollicite l'arbitrage du maire. Il évoque enfin avec une certaine ironie et une rare liberté de ton tous ceux qui ont aspiré à sa succession. Car ce catholique sincère pratique le pardon, mais n'oublie pas l'offense ! De Tapie à Defferre, de Sarkozy à Hollande, de Chirac à Simone Veil, pour n'en citer que quelques-uns, les éminences traversent ce livre riche en confidences, tout en restant pudique. Le Président Macron lui-même s'était interrogé, lors de leur première rencontre, sur le secret de cette carrière hors normes : "Comment avez-vous fait pour durer si longtemps ? "
L'univers des insectes, foisonnant et sans attrait, forme un ensemble de signes où se lit la subtilité infinie des choses comme la trace des plus brefs destins. Le grand Livre du Monde, épelé par Jünger, a pris la couleur des enluminures. Le scarabée s'arrache à la terre, en vrombissant comme un aéronef et la cicindèle éteint son éclat sur le rivage deux images nimbées par un soleil qui est aussi celui de la raison. Cet essai accompagne Jünger dans ses poursuites et ses navigations. Les chasses subtiles ont sublimé la vanité de la chasse. Les dérives du drogué font glisser le fragile esquif vers des mirages que n'aurait pas désavoués l'Arioste.
Gaudin Philippe ; Bressolette Claude ; Crombé Véro
Curieux temps que le nôtre, qui voit surgir comme une brûlante actualité ce qui fut une des plus anciennes attitudes humaines. Les questions fondamentales sur le sens de l'existence persistent,l'attachement à une culture, à des traditions religieuses reste un souci des individus et de leurs communautés. Mais notre temps ne peut plus être celui de l'ignorance, où le visage de ceux qui vivaient et priaient autrement était trop lointain. Ce livre s'en tient à ce qu'il est convenu d'appeler "les grandes religions", de par le poids de leur influence historique, l'originalité et la profondeur de leur message, le nombre de leurs adeptes. Judaïsme, islam, christianisme, hindouisme et bouddhisme ont façonné et façonnent encore la culture universelle de l'Humanité. À travers l'histoire de ces religions, de leurs doctrines, de leurs rites, du message qu'elles délivrent, cet ouvrage entend être une initiation pour ceux qui ne les connaissent pas, et donner des directions de recherche à ceux qui veulent élargir leurs connaissances. Biographie de l'auteur Sous la direction de Philippe Gaudin (Agrégé de philosophie, responsable formation-recherche à l'Institut Européen en Sciences des Religions de l'École Pratique des Hautes Études). Soheib Bencheikh et Hocine (Docteur en Sciences religieuses de l'EPHE et Directeur de l'Institut Supérieur des Sciences Islamiques de Marseille). Claude Brossolette (Docteur en Histoire et Docteur en Théologie, Institut Catholique de Paris). Véronique Crombé (Conférencière des Musées Nationaux, spécialiste de l'Asie et,lu bouddhisme). Michel Delahoutre (Docteur en Études indiennes et Ancien directeur de l'Institut de Science et de Théologie des Religions, Institut Catholique de Paris). Brice Deymié (Pasteur de l'Église réformée de France à Paris, titulaire d'une maîtrise de Théologie, Institut Protestant de Théologie). Colette Kessler (Diplômée de l'Institut d'Études Hébraïques de Paris, a enseigné le judaïsme au Talmud-Tora de l'Union Libérale Israélite de Paris et au Mouvement Juif Libéral de France). Robert Munnich (Polytechnicien et ingénieur général de l'armement, est président d'honneur de la Synagogue de la Rue Chasseloup-Laubat à Paris).
Biographie de l'auteur Dirigé par Philippe Gandin, agrégé dé philosophie, auteur avec Michel Malherbe du livre Les philosophies de l'humanité (De Bartillat, 1999).
Pour les philosophies théologisées, mixtes de religion et de philosophie, que sont les philosophies modernes, telles celles de Descartes, de Kant, de Hegel, et à l'exception de celle de Montaigne, l'aléatoire ne saurait être au coeur de la réalité puisque, pour l'être transcendant et omniconnaissant, Dieu, tout ce qui arrive et arrivera est de toute éternité, comme déjà arrivé. Si, au contraire, l'on revient à la philosophie libérée de la religion, c'est-à-dire à la manière grecque de philosopher, on est amené à ne pas limiter le champ de l'aléatoire à la zone humaine: on le voit au coeur de la réalité, c'est-à-dire au coeur des mondes innombrables qui s'inscrivent au sein de la Nature infinie elle-même, omnigénératrice et qui, comme le poète improvisant à mesure, avance dans l'incertain.
Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal. Le livre est impressionnant par "une masse de faits et d'idées à méditer, et de perspectives singulièrement larges sur le plus lointain passé de l'humanité" (Febvre encore). II annonce tant les maîtres-livres de l'auteur sur la technologie, que son livre illustré sur la Préhistoire de l'art occidental (1965) ou encore son chef d'oeuvre qui sut toucher un large public cultivé au-delà des spécialistes, Le Geste et la parole, dans lequel l'auteur interroge l'avenir de l'homme en prenant appui sur son passé à l'échelle paléontologique.
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.
Cette autobiographie est celle d'un philosophe du bonheur. Mais elle n'est pas un traité ni une démonstration, elle est le récit concret d'une vie singulière. Cette vie est en même temps sa propre invention, saisie et voulue comme telle. Elle met en scène les actes de rupture, les créations et les fulgurances qui sont en fait le déploiement même du Désir et de la liberté. Dans le mouvement concret de la vie, dramatique ou comblée, prend place aussi le mouvement de la réflexion. L'auteur suit le fil mnémonique de sa propre pensée et rend compte du travail et de la gestation de chacun de ses livres. L'oeuvre qui a exprimé et construit la vie heureuse est ici éclairée en retour par cette vie même. Une vérité, ni morale ni psychologique, prend forme peu à peu: au-delà de toutes les idéologies du siècle, une philosophie du sujet et de la liberté peut être à la fois le miroir d'une vie et la source même de cette vie. C'est la pensée de la liberté heureuse qui crée et la liberté vraie et la joie.