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Picasso et les arts et traditions populaires. Un génie sans piédestal
Gaudichon Bruno ; Matamoros Joséphine ; Léal Brigi
GALLIMARD
15,00 €
Épuisé
EAN :9782070178681
Picasso grandit en Espagne, dans une société marquée par des traditions populaires inculquées très tôt aux enfants. Il utilise ensuite les référents de cette culture traditionnelle dans la construction de son oeuvre, bien souvent en les détournant. C'est le cas par exemple lorsqu'il peint des ex-voto, destinés à invoquer les saints ou à servir d'exutoire. Picasso s'approprie les codes et les savoir-faire artisanaux en partant des modèles traditionnels qu'il emploie afin de servir ses préoccupations plastiques. Tout au long de son parcours d'artiste, il n'a de cesse de revenir sur les bases acquises pendant sa jeunesse en Espagne et les revisite à travers un grand nombre de thématiques, parmi lesquelles figurent le cirque, la tauromachie ou les instruments de musique, et par le biais de nombreuses techniques : céramique, orfèvrerie, linogravure ou travail du métal par exemple. Cet ouvrage propose une lecture inédite de l'oeuvre de Picasso en l'inscrivant dans une perspective plus large que celle strictement artistique. Des objets-références issus des collections du musée national des Arts et Traditions populaires transférées au Mucem constituent des éléments de comparaison pour les oeuvres de Picasso ayant trait à ces thèmes et techniques propres à l'artisanat et aux traditions populaires. Deux entretiens inédits, avec Claude Picasso et Lionel Prejger, viennent compléter les récits des collaborations de Picasso avec les meilleurs artisans de son époque. Ils révèlent encore le génie de l'artiste, qui a su magnifier l'artisanat pour gommer, dans son oeuvre, la frontière qui le sépare des beaux-arts.
Marc Chagall (1887-1985) a développé essentiellement son expérimentation de la céramique et de la sculpture dans les années du retour en France, après la Libération. À cette époque, l'inscription de l'?uvre dans la terre «si lumineuse» de Vallauris à partir de 1949 et l'attention portée à l'art roman, support formel du riche travail de la pierre entrepris alors par l'artiste, sont des signes importants d'une remise en question. Plus largement, la problématique du volume semble être une question fondamentale et récurrente chez Chagall, que ce soit dans ses compositions peintes si complexes qu'elles en sont plus idéales que réalistes, que dans l'expérience très riche et marquante des arts de la scène dès l'aventure du Théâtre d'art juif de Moscou en 1919-1921. La troisième dimension est aussi présente dans le traitement sculptural des silhouettes, dès les premières ?uvres marquées par le cubisme, dans la construction de volumes pétris dans la terre ou dégagés de la pierre et, à la fin de sa vie, dans les collages puissants de l'?uvre ultime.
Gaudichon Bruno ; Pingeot Anne ; Chevillot Catheri
A la mort de Degas en 1917, ses héritiers prennent possession de son vaste atelier du boulevard de Clichy où, sur trois étages, sont entassés des milliers d'oeuvres racontant une extraordinaire vie d'artiste. Cette succession fait l'objet en 1918 et 1919 de huit ventes pléthoriques. La famille cependant garde plus de soixante-dix sculptures en cire qu'il s'agit alors de sauvegarder. Le 13 mai 1918, les héritiers signent un contrat avec le fondeur Hébrard pour une édition de soixante-treize modèles en bronze, dont les premiers exemplaires sont réalisés en 1921. Depuis 1931, le musée d'Orsay conserve l'une des 23 séries de bronzes originaux réalisés à partir de cires. C'est cet ensemble qui est présenté dans cet ouvrage à l'occasion de son exposition à La Piscine, dominé par la célébrissime Petite danseuse de quatorze ans, que Degas avait montrée, dans une cage de verre, en 1881 à l'exposition du groupe impressionniste. Aux bronzes sont associés quelques tableaux, dessins, pastels, gravures évoquant les grands thèmes chers à l'artiste : le portrait, le nu, la danse et le cheval. Pour la première fois sont exposées, et reproduites dans cet ouvrage, les photographies des cires prises par Gauthier en 1918 dans l'atelier de l'artiste lors de l'inventaire qui suivit sa mort.
Carlo Sarrabezolles (1888-1971) compte parmi les plus grands sculpteurs monumentaux de son temps. Associé à des architectes de renom, il a participé à de grands décors sculptés en France et à l'étranger, au Palais de Chaillot notamment, couronné par ses Éléments pour l'exposition internationale de 1937, ou à Lille en 1929, au beffroi de l'hôtel de ville, avec les géants Phinaërt et Lydéric, utilisant la technique de " la taille directe du béton en prise " que l'artiste avait inventée en 1926. Une rétrospective de son travail est organisée à l'initiative du musée de La Piscine à Roubaix, du musée des Beaux-Arts de Reims, du 15 square de Vergennes à Paris, du musée Despiau-Wlérick à Mont-de-Marsan et du musée Savoisien de Chambéry. Cette exposition itinérante de deux années s'adaptera en fonction de la richesse des collections conservées sur place. La couverture du livre reprend une œuvre emblématique de Sarrabezolles : Le Génie de la mer réalisée pour le paquebot Normandie mais qui n'y trouvera jamais sa place. Plusieurs contributions remettent en perspective son œuvre, analysant les liens étroits qu'elle entretient avec l'architecture et la prouesse technique que constitue la taille directe du béton. L'ouvrage illustre ainsi l'extraordinaire vitalité d'un artiste qui en passant " de l'esquisse au colossal ", a développé un œuvre sculpté emblématique du XXe siècle
Gaudichon Bruno ; Massé Alice ; Pingeot Anne ; Hir
Le Travail , la lutte et les passions. Tels sont les thèmes des quatorze bronzes décoratifs belges récemment offerts au musée de Roubaix par Philippe et Françoise Mongin, généreux couple de collectionneurs parisiens. Présentée pour la première fois au public de La Piscine, cohérence avec la rétrospective consacrée à Jules Adler. le "peintre des humbles" cette donation constitue le coeur d'une exposition-dossier et de cette publication. De Constantin Meunier (1831-1905) à Joseph Witterwulghe (1883-1967) en passant par Jef lambeaux (1852-1908), ce sont trois générations de sculpteurs qui sont évoquées. Les sujets réalistes liés au monde du travail et des travailleurs y côtoient une veine plus légère, autour de l'amour et des bacchanales, tandis que se mêlent les héritages du romantisme, du naturalisme et de l'exubérance de la peinture flamande du Siècle d'or. Dans les collections de La Piscine où elles rejoignent les oeuvres de Rémy Cogghe. mais aussi de Philippe Wolfers, Georges Higuet ou Georges Mime, ces pièces soulignent un tropisme belge ancien et fondateur pour la ville de Roubaix et pour son musée. La proximité géographique et les besoins considérables de main d'oeuvre d'une industrie textile (lainière notamment) en pleine expansion ont en effet alimenté au XIXe et au début du XXe siècles une très importante immigration flamande dans toute la métropole lilloise, et notamment dans les villes de Roubaix et Tourcoing on la thèse de l'art social défendue par un artiste comme Constantin Meunier trouve un écho évident.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.