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Pour une socio-anthropologie du texte littéraire. Approche sociologique du texte-acteur chez Julio C
Gaudez Florent ; Péquignot Bruno
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738459213
Appréhender le texte littéraire comme étant en soi un fait social, le lieu même où se joue une certaine socialisation, où s'élabore la réaction de l'Homme à ses conditions réelles d'existence, c'est le postuler comme discours anthropophanique, c'est-à-dire comme représentation de l'Homme sur lui-même parmi les êtres, les choses et les événements. Comment dés lors saisir le texte comme objet d'une recherche scientifique, et surtout comment partir du texte lui-même pour alimenter la réflexion en sociologie de l'art ? L'auteur tente de répondre à ces questions en considérant qu'une sociologie de l'art tenant compte du procès de création est un aspect régional d'une sociologie de la connaissance. Le va-et-vient entre plaisir esthétique et réflexion scientifique emprunte ici la voie d'une dialectique entre réflexion esthétique et plaisir scientifique. Plaisir spéculatif et gai savoir sont alors à l'oeuvre conjointement dans une sociologie de la littérature recouvrant un espace particulier de la sociologie de l'art. Au-delà du simple commentaire de l'oeuvre ou de la seule analyse des enjeux sociaux de la pratique artistique, l'objet "texte" est repensé dans une perspective sociologique à la fois stricte et ouverte, en particulier à partir de la question du texte créant son lecteur (à commencer en l'occurrence par son lecteur sociologue). A partir de la relation entre le mouvement de pensée de Julio Cortázar écrivain et le mouvement de pensée de diverses théories critiques composant aujourd'hui le champ de la recherche en sciences humaines et sociales autour de la littérature, l'auteur construit une lecture spécifique du texte comme sujet structurant et signifiant de la réalité sociale : le Texte comme acteur.
Si les arts et les sciences sont souvent apposés dans les discours, émotion contre raison, subjectif contre objectif..., les deux types d'activité, parce qu'ils incluent l'un comme l'autre des processus de création et des opérations de connaissance, sont bien souvent confrontés à des problème similaires. Dans un domaine comme dans l'autre se pose la question de l'attribution de la paternité et de la propriété des créations, de l'établissement de la saleur de ces créations, de l'existence et de l'évolution de spécialités et de de courants, ou encore l'importance prise par les moyens techniques dans un travail de conception, de réalisation et de diffusion. En sociologie, chacun des deux types d'activités, artistique et scientifique, a donné lieu à la constitution du spécialité autonome. des sciences, sociologie des arts. Or les chercheurs inscrits dans ces domaines n'ont que peu dialogué au sein de leur discipline commune, alors même que la proximité des problèmes rencontrés a été l'occasion de multiples circulations plus ou moins souterraines d'idées, de notions, de problématiques. L'objectif de ce projet était de favoriser le dialogue entre les deux communautés et de travailler plus systématiquement la comparaison entre les types d'activités, du point de vue des problèmes sociologiques qu'ils posent. Comme le montrent les contributions rassemblées dans cet ouvrage. les sociologues qui s'intéressent aux sciences et ceux qui travaillent sur les arts ne partagent pas seulement certaines similarités de leurs objets. Ils sont fondamentalement dans les mêmes mondes théoriques et épistémologiques, qu'ils contribuent à modeler à partir du questionnement permanent que ces objets constituent pour les fondements de l'analyse sociologique.
Les frictions créatives art-politique est le premier opus d'un triptyque consacré à l'étude des liens entre l'Art, le Politique et la Création. L'histoire sociale de l'art, la philosophie sociale et la sociologie de l'art ont contribué plus qu'aucune autre discipline à explorer les relations entre art et politique. Cela fait bien longtemps que l'art est devenu un enjeu politique, social, culturel, économique, idéologique. Ce moment grenoblois et international a concrétisé l'avancement d'un grand chantier de recherche autour de "La création". A travers le prisme de cette dernière, la thématique "art et politique" fournit ici un terrain de choix pour aborder à nouveau et de manière fertile et très innovante ce fruit défendu qu'est devenu l'oeuvre singulière pour la sociologie de l'art. Ce triptyque L'Art, le Politique et la Création se donne comme objectif de tester empiriquement les nombreuses questions méthodologiques, théoriques et épistémologiques que soulève l'analyse sociologique du binôme "art et politique" dans le cadre du processus de création en particulier, et souhaite proposer un regard neuf sur une problématique délicate et inépuisable. Une des joies du sociologue, c'est qu'il finit toujours par être rattrapé, par l'actualité, par la vie. Ainsi le 11 janvier 2016, jour où le monde apprend le décès de David Bowie, le gouvernement allemand salue officiellement l'oeuvre de l'artiste comme ayant contribué à la chute du mur de Berlin. A un moment où de plus en plus de voix s'élèvent chez les philosophes, les historiens mais aussi certains sociologues pour affirmer que le lien entre art et politique est, soit erroné, soit dangereux, il est important de se pencher à nouveaux frais sur cette relation complexe mais aussi sur les représentations qu'elle suscite aujourd'hui dans un climat général de désillusion tant politique qu'artistique. Cet opus aborde plus particulièrement les trois espaces suivants : 1 - L'art comme absence et/ou dialogue avec le politique 2 - Frottements et affrontements art/politique 3 - Interroger les oeuvres politiquement Les deux autres opus de ce triptyque s'intitulent : La création politique dans les arts (L'Harmattan, 2016), La création artistique subversive (L'Harmattan, 2016).
Organisées à l'UPMF par le Laboratoire de Sociologie de Grenoble EMC2-LSG, ces rencontres visent à discuter d'une mise en perspective de l'ici et de l'ailleurs, d'une production du soi par l'autre, d'un agencement possible entre le proche et le lointain. Elles revisitent le questionnement socio-anthropologique à travers les thèmes récurrents de l'oeuvre de Pierre Bouvier : altérité, endoréisme, construits, ensemble populationnel, autoscopie, lien social, quotidien, art/culture, identité et universalisme, colonialisme et postcolonialisme.
Si les arts et les sciences sont souvent opposés dans les discours, émotion contre raison, subjectif contre objectif... , les deux types d'activités, parce qu'ils incluent l'un comme l'autre des processus de création et des opérations de connaissance, sont bien souvent confrontés à des problèmes similaires : la question de l'attribution de la paternité et de la propriété des créations, l'établissement de la valeur de ces créations, l'importance prise par les moyens techniques dans le travail de conception, de réalisation, de diffusion...
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !