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Le projet démocratique. Recherche kantienne
Gaudet Pascal
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343164724
La critique kantienne de la démocratie est sans appel. La démocratie relève, selon Kant, d'une manière de gouverner non pas républicaine mais despotique : la volonté publique du législateur se confond avec la volonté privée du chef de l'Etat, ce qui est le principe même du despotisme. Comment le peuple souverain, qui, selon l'Idée républicaine au sens kantien, doit être pensé comme volonté législatrice unifiée et universelle, pourrait-il être représenté dans un système où c'est la majorité qui fait la loi et où celui qui exerce le pouvoir exécutif n'est, dans le meilleur des cas, que le représentant de cette majorité ? Et pourtant, le républicanisme au sens kantien ne saurait s'opposer, en vérité, à l'idéal démocratique. L'Idée de la démocratie en son vrai sens est la traduction politique de la philosophie morale de Kant. Après avoir établi la fondation morale de l'Idée démocratique, le présent ouvrage montre comment la démocratie doit se constituer, à savoir dans une recherche incessante de son propre sens, lequel West autre que le sens même de notre humanité.
La pensée (dans le sens d'une pensée disciplinée par l'exigence critique) est, pour Kant, le lieu de fondation de l'humanité. Dès lors, ne faut-il pas interpréter le mouvement auto-constituant de cette pensée, la mise en oeuvre de ses articulations architectoniques, comme l'auto-institution même de l'homme ? Ainsi comprise, l'architectonique serait, le plus originairement, une anthropologie, et plus précisément une éthique. Telle est la thèse du présent ouvrage.
Qu'est-ce que l'homme ? Cette question, que Kant pose dans la Logique, est au coeur de l'entreprise transcendantale. La philosophie critique de Kant, en tant qu'architectonique, doit être pensée comme une anthropologie " transcendantale ", ce qui signifie que la fondation architectonique du criticisme est le lieu de fondation de l'" humanité " même. La " transcendantalité " de cette anthropologie est interprétée ici à partir des textes kantiens, mais aussi de textes (de M. Heidegger, H. Maldiney, M. Richir, F. Pierobon) qui interviennent comme des détecteurs de problèmes dans les textes kantiens. Le présent ouvrage met en lumière la dimension " éthique " de l'architectonique critique. Ainsi, que penser de l'Idée kantienne d'" humanité " et de l'Idée d'un " accomplissement " de l'existence " humaine " dans l' " espérance " au sens de la " croyance rationnelle " ? Et comment penser le problème de la déconstitution existentielle du temps architectonique ? Ces questions s'inscrivent dans une recherche sur la fondation transcendantale du " temps " et de la " liberté ".
Le problème de l'instauration du transcendantalisme criticiste comme épochè pose d'une manière radicale le problème du penser en son pouvoir d'effraction. L'architectonique de la raison pure est transcendant-ale, ce terme désignant l'essence de la réflexion transcendantale, soit la liberté comme pouvoir propre au transcendantal d'être, en tant que principe du mouvement architectonique, à la fois immanent à et au-delà de tout contenu. La liberté transcendant-ale doit donc aussi bien se comprendre comme trans-cendantale, c'est-à-dire pouvoir d'être et de mettre à distance. Ce livre se propose d'explorer l'essence phénoménologique de la liberté trans-cendant-ale, à savoir l'essence de l'effectivité transcendantale en tant qu'elle constitue la forme - selon des modalités précisées ici - et le contenu de toute représentation. La trans-cendant-alité du penser kantien se manifeste à la fois comme tension du Soi (le "sujet " architectonique) vers l'autre de l'architectonique et, à l'intérieur de la Limite de l'architectonique, comme tension du Soi vers l'insondable de sa propre essence, soit l'insondable de la liberté, laquelle, dans la trans-cendantalité de l'espérance, peut être pensée (sur le mode du jugement réfléchissant) comme s'originant dans l'Insondable même qu'est Dieu : la dimension théologique, proprement trans-tendant-ale, de l'architectonique kantienne est ainsi mise au jour.
C'est en mettant en oeuvre l'Idée de la philosophie comme métaphysique scientifique que Kant met au jour l'"être" de l'homme, c'est-à-dire l'a priori transcendantal qui fonde l'existence proprement humaine. Il y aurait donc cooriginarité de l'existence de l'homme et de l'essence de la "philosophie". De ce point de vue, l'existence, à proprement parler, est"philosophique". Ainsi, 1'"éthique" existentielle peut être pensée comme l'Idée même de la "vérité", "vérité" de l'homme, "être" - "devoir-être" qui fonde la représentation de toute "vérité" théorique, esthétique et pratique. Mais comment penser l'origine même de cette Idée d'une "vérité" de l'existence humaine, c'est-à-dire d'un "propre" de l'homme ? Donc l'origine de l'Idée même de "philosophie" ? Ce qui est le plus originaire, ne serait-ce pas la résolution d'exister (et de concevoir l'existence) d'une manière spécifique, que nous qualifions de "philosophique" ? Mais si l'Idée de l'existence humaine se conçoit en termes de décisionnisme "philosophique", quel est le "sens" de ce décisionnisme ? Autrement dit, puisque la question "qu'est-ce que l'homme" est, comme le soutient Kant, la question de la "philosophie", qu'est-ce donc que la "philosophie" ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.