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De l'anarchie comme battements d'ailes. Tome 4, Ton nom était joie
Gatti Armand
SYLLEPSE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782847970142
Ton nom était joie est un scénario-poème qui existe pour lutter contre le temps. Gatti écrit "les arbres des collines du Montferrat pour maintenir vivant ceux que la mort violente avait foudroyées" (M. Seonnet). Les collines du Montferrat traversent De l'anarchie comme battements d'ailes, ces collines d'où était parti Augusto le Père pour les abattoirs de Chicago et où retourne définitivement Laetita la Mère, sur "le lieu d'exil de toute une vie". Elle a un nom qui disait la joie, une "joie aussi tragique que toutes les militances réunies". Sur ces collines, Laetita repose. Gatti retrace son parcours en 23 scènes, leurs rendant hommage et vie. Et les arbres sont là pour dire, préserver, diffuser les paroles et les images des militants et des idées issues de ces collines. Ainsi se termine De l'anarchie comme battements d'ailes : une réaffirmation de la lutte et de l'espoir.
Les quatorze pièces de théâtre qui composent La Traversée des langages font suite à l'édition des Oeuvres théâtrales en trois volumes et constituent un cycle nouveau, une aventure à part entière. Pièce après pièce, La Traversée des langages célèbre la rencontre entre Jean Cavaillès (mathématicien et résistant) et Emmy Noether (mathématicienne juive allemande, persécutée par le régime nazi) sous la statue de La Synagogue aux yeux bandés de la cathédrale de Strasbourg. Cette rencontre devait donner lieu à l'écriture d'un livre sur la théorie des groupes. L'histoire en décida autrement: Emmy Noether mourut en exil aux Etats-Unis en 1935, et Cavaillès, arrêté par la Gestapo, fut assassiné au fort d'Arras en 1944. Le livre ne fut jamais écrit. Comment dès lors relancer l'histoire? C'est la question que soulèvent les groupes qui se rencontrent sur scène, conjuguant les théories scientifiques, les traditions mystiques, et la mémoire incandescente des grandes insurrections politiques. S'invente alors un théâtre où les incertitudes du langage de l'univers, révélées par les sciences du XXe siècle, l'irréductible mystère de la nature et de l'homme, s'élèvent contre toutes les formes d'oppression rationaliste du monde spectaculaire et marchand. Pour Armand Gatti, prise dans la tempête de l'histoire, la résistance est toujours victorieuse tant que dure le combat. Son utopie théâtrale est à la fois champ de bataille et chant d'espoir.
C'est à l'hôpital de Ville- Évrard, à Neuilly-sur-Marne - où furent internés Camille Claudel et Antonin Artaud -, qu'à l'été 2006 Gatti mena l'une de ses expériences théâtrales qu'allaient clore trois représentations intitulées: Les oscillations de Pythagore en quête du masque de Dionysos, opéra quantique. Il avait réuni là trente-cinq "stagiaires" de quatorze pays différents pour mettre en jeu ce nouvel épisode de La Traversée des langages (un ensemble de pièces à paraître aux éditions Verdier en 2009). Les arbres de Ville- Évrard lorsqu'ils deviennent passage des cigognes dans le ciel est nourri de cette expérience, il en est l'aventure transposée dans et par le poème. On y retrouve - outre beaucoup des grands morts de Gatti et leurs voix actives - la quête toujours énigmatique, inspirée du Livre des mutations, des mouvements de l'univers et de ses invariants. L'arbre est la verticalité insurrectionnelle à laquelle Gatti confie sa parole errante.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.