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Les champions dits "de couleur" entre mythes et réalités. La fabrique médiatique de l'altérité (anné
Gastaut Yvan ; Rey Didier ; Tétart Philippe
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753596900
Germain Ibron dit "Germain le Ne`gre" , "Battling Youyou" , Abdelkader Abbès, Panama Al Brown, Battling Siki, René Menrath, Tommy Bakou, Henri Soya, Boughéra El Ouafi, Jack Johnson alias Le Géant de Gavelston, Ali Neffati, Paul Hams, Bob-le-Noir... Ces noms et surnoms révèlent l'existence d'un vivier de boxeurs, de cyclistes, de lutteurs, de rugbymen dits de couleur dans la France des années 1860-1930. Ils sont alors connus et appréciés par les amateurs de sport. Mais ils n'ont pas marqué la mémoire collective. Parce qu'ils n'étaient pas blancs ? Ce livre tranche cette question en étudiant la construction médiatique de l'altérité à partir de l'analyse de plus de 20 000 articles dans la presse de l'époque. Il montre la polyphonie des discours sur ces sportifs et l'ambivalence de leurs représentations. Rien n'est réductible à une certaine doxa historiographique et journalistique affirmant que les sportifs issus des colonies ou de l'immigration ultramarine et afro-américaine ont été victimes, sans exception, d'un syndrome raciste, rejetés, lynchés par la presse. L'accueil qu'on leur a fait est bien plus nuancé : si la dimension "raciale" demeure, ce que nul ne peut nier, elle tend souvent à passer au second plan. Dans certains cas, elle s'efface même et cohabite avec une admiration non feinte rebattant les cartes de notre perception de ces champions d'un autre temps. Une histoire complexe en somme, faisant revivre ces figures oubliées en évitant l'ornière de la caricature et des petites mythologies.
Dhoquois Anne ; Gastaut Yvan ; Noiriel Gérard ; Le
Focalisée sur une question de société, un domaine de la création, un pays, une institution ou une personnalité emblématique, une collection sans pareil pour raconter le changement, ses lieux, ses acteurs et leur démarche, avec une vaste panoplie d'écritures et d'images. Consacré aux migrations et métissage, cet ouvrage est à l'image de la France qu'il met en valeur : multiple, complexe et riche. Parce qu'il donne à lire des visions complémentaires d'un sujet où se mêlent grandes et petites histoires. Y sont présents, tour à tour, des acteurs ou des observateurs, de l'ancien résistant Stéphane Hessel, aux engagements intacts, au banquier d'affaires Hakim El Karoui, des auteurs du Lexik des cités incarnant la vivacité d'une langue métissée à la styliste d'origine comorienne Sakina M'Sa, des universitaires Catherine Wihtol de Wenden et Gérard Noiriel à des amoureux du sport que sont Yvan Gastaut et Daniel Herrero... Tous ceux-là et bien d'autres, rassemblés ici grâce à un concept éditorial fort et original tout en mots et en images, incitent au partage et à la réflexion sur l'une des grandes problématiques de notre époque. Comme une invitation au voyage dans une France où les migrations se pensent, où le métissage se vit.
DOSSIER : C'EST L'HISTOIRE D'UN ARABE.... Présentation : C'est l'histoire d'un Arabe.... Caricaturer l'Arabe au XIXe siècle. La cèggal è la fôormi de Pierre Péchin : quand la France rit des "Arabes" (1974-1977). TERRITOIRES D'ETUDES. Les cybercafés dans la France des années 1990, espaces médiatiques et médiatisés. Administrer une télévision de création : Pierre Chevalier et l'Unité Fiction d'Arte (1991-2003). ENTRETIENS. Entretien avec Amelle Chahbi
Paris, le 13 juillet 1926: en cette belle journée d'été, le quartier du Jardin des Plantes est en effervescence. C'est le jour d'inauguration de la Mosquée de Paris et la foule se presse dans l'enceinte de la mosquée aux murs blancs. Les officiels - Moulay Youssef, sultan du Maroc, le maréchal Lyautey, le président de la République Gaston Doumergue... - sont au rendez-vous, et la cérémonie est organisée avec soin par le recteur Si Kaddour ben Ghabrit. Après la solennité des discours vient le tour du jeune ténor algérien Mahieddine Bachtarzi. II lance l'appel à la prière, puis Cheikh Alaoui, fondateur à Mostaganem de la confrérie mystique Alaouia, prononce le prêche rituel. Aux alentours du lieu de culte, les militants nationalistes maghrébins, emmenés par Messali Hadj, dénoncent cette mosquée construite pour les "cocottes". Chacun de ces personnages - Ben Ghabrit, Bachtarzi, Cheikh Alaoui et Messali Hadj - incarne une des dimensions de l'histoire de l'immigration: politique, religieuse ou culturelle. Intégrant les trois aspects, cet ouvrage offre un portrait riche et inédit des Maghrébins de France, de la fin du XIXe siècle à nos jours. Peinture, littérature, musique mais aussi histoire militaire ou coloniale, évocation des pratiques religieuses ou des mobilisations politiques, autant de facettes d'une histoire méconnue et prometteuse. Composé d'une cinquantaine de contributions d'historiens, de sociologues et d'intellectuels et illustré de 400 documents, cet ouvrage pionnier démontre l'appartenance de l'histoire culturelle des Maghrébins en France au patrimoine et à la mémoire collective.
Le 12 juillet 1998, au terme d'une grande épopée devenue mythique, la France "black, blanc, beur" devient championne du monde de football. Cette victoire des Bleus provoque un état de grâce spontanément partagé par les Français avec le pouvoir politique et les médias. Un patriotisme d'un nouveau genre se forge autour du thème de la diversité culturelle et de l'intégration. Mais la parenthèse se referme vite: en 2001 avec les incidents du match France-Algérie et en 2002 avec l'échec collectif lors de la Coupe du monde, le football perd ses vertus euphorisantes dans un contexte bouleversé par le "séisme" du 21 avril 2002. Cet ouvrage d'histoire immédiate décrypte les mutations de l'espace public sur la période 1996-2002 entre le populaire et les élites, entre la rue et les médias. Il analyse, à travers le football, comment l'articulation entre universel et nation se trouve redessinée, mêlant une vision planétaire, sorte de "mondovision', et la glorification d'une nouvelle forme de patriotisme fin de siècle. Facteur d'intégration mais aussi caisse de résonance des comportements racistes, le football pose la question du métissage et de la place de la différence culturelle au sein de la société française. Biographie de l'auteur Yvan Gastaut est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Nice et président de l'association wearefootball.org. Il a codirigé Le Football dans nos sociétés (Paris, Autrement, 2006), qui a reçu le grand prix de l'Union des clubs professionnels de football (UCPF) en 2008. Lilian Thuram, le préfacier, est défenseur au sein de l'équipe de France depuis 1994. Il en est actuellement le capitaine. Il est membre du Haut Conseil à l'intégration."
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.