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Sol absolu. Le Quatrième état de la matière. Corps corrosifs. [Approches de la parole . Nouvelle ver
Gaspar Lorand
GALLIMARD
11,40 €
Épuisé
EAN :9782070322299
Ce que cherche ma parole sans cesse interrompue, sans cesse insuffisante, inadéquate, hors d'haleine, n'est pas la pertinence d'une démonstration, d'une loi, mais la dénudation d'une lueur imprenable, transfixiante, d'une fluidité tour à tour bénéfique et ravageante. Une respiration. Classer, isoler, fixer ; ces exercices menés à leur somnolente utilité, nous voici mûrs pour l'insomnie de la genèse. Tous ces chemins que j'emprunte débouchent sur quelque impossible où seul l'exercice vertical de la parole maintient le mouvement : menace, bonheur et perte. Et nulle part de terme qui résoudrait, qui rassurerait. Rien que ce mal étroit, rien que ce large qui excède. On ne peut clôturer la poésie : son lieu central s'effondre en lui-même, en une compacité qui se consume, qui se troue. Silence infondé où, contre toute preuve, s'avance encore une fois la parole fragile, la parole scandaleuse, la parole écrasante, la parole inutile. [...] Ecrire un poème qui ne serait pas un relevé de traces, traduction ou mise en forme, décruage des différentes couches du vécu, de ses arborisations prodigieusement entremêlées - écriture d'une lecture à un autre niveau -, mais croissance et mouvement simples, issus de nul centre et de nul commencement, ses branches, ses feuilles, ses fruits n'étant pas là pour renvoyer à autre chose, pour symboliser, mais pour conduire la sève et la vivacité de l'air, être leur bourdonnement et leur activité, nourriture et ensemencement. Et la lecture ne serait plus déchiffrement d'un code, réception d'un message ; il ne s'agirait plus de lire de son poste d'observation prudemment extérieur, mais de se couler dans le cheminement imprévisible qui est, d'un même geste, le mouvement et ses lois, la différence et l'identité, la forme qui se construit et se défait. Lire et écrire : accueillir, aller avec, creuser, respirer, jaillir." Lorand Gaspar.
Résumé : Egée est un ensemble de poèmes groupés autour de la mer qui porte ce nom, de ses îles, ses oiseaux, son ciel, mais aussi son passé humain et son présent, y compris la continuité du souci de soigner, depuis le temps d'Hippocrate. Le métier de l'auteur, qui est chirurgien, se transpose alors curieusement dans l'art du poète. Les expériences intérieures de Lorand Gaspar donnent une âme vivante à des visions sereines et mettent un trouble au coeur de la beauté. Dans Judée, l'auteur parle avec une voix simple et nue du désert de Judée pour lequel il montre une véritable passion. Il nous communique de façon tangible l'expérience de ce paysage. Avec un accent d'amour désespéré, il y trouve une patrie de l'âme.
Les lettres chez Georges Perros, font partie intégrante de son ?uvre, parce qu'on y trouve le même investissement de la parole que dans ses notes et poèmes. Elles sont une extraordinaire sollicitation de l'autre, qui devient frère élu, tel le poète Lorand Gaspar, auteur de Quatrième État de la Matière et de Egée-Judée, lauréat du Grand Prix International de Poésie. Réunie pour la première fois, cette correspondance croisée est le dialogue ému, merveilleusement humain et fraternel, de deux solitaires solaires, qui dans leurs déserts respectifs (celui du finis terrae et celui de la Terre Sainte), ont su se trouver et se reconnaître. Il faut lire ces lettres comme un espace d'amitié où rayonne la part de poésie de deux " hommes de l'être ".
Avec ce recueil Lorand Gaspar donne corps à nouveau à la lumière méditerranéenne. Qu'il s'agisse, comme ici, de la Grèce, de la Tunisie, du Sahara central, de la Judée, de la mer Rouge ou de la neige dans la nuit qui réunit des amis autour d'un feu à Saint-Rémy-du-Val, c'est la même grâce de la parole et la même profondeur de la pensée qui s'unissent à la sensibilité du poète pour chanter la beauté innombrable du monde et le bonheur inouï d'être vivant.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - Mouvement littéraire : La révolution surréaliste - Genre et registre : Le lyrisme amoureux - L'écrivain à sa table de travail : De l'écriture du poème à la construction du recueil - Groupement de textes : L'insaisissable objet du désir - Chronologie : Paul Éluard et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture. Recommandé pour les classes de lycée.
Prenez des lettres, des mots, des phrases. Disposez-les sur une feuille blanche de façon que les phrases, les mots, les lettres composent des figures. Plissez les yeux, et apparaissent une montre, une cravate, un jet d'eau. Associés l'un à l'autre, le dessin et l'écriture créent une forme neuve et intrigante. Et si la guerre de 14-18 accable le monde, dans le même temps, l'esprit nouveau surgit et souffle sur la poésie avec enthousiasme. Le poète-soldat Guillaume Apollinaire, de la pointe de sa plume-pinceau, ouvre des horizons: du jamais vu et du jamais lu. L'accompagnement pédagogique fait l'historique du calligramme, depuis les idéogrammes chinois jusqu'à la poésie contemporaine, en passant par les Djinns de Victor Hugo. Privilégiant cette forme singulière, le commentaire propose de nombreux exercices d'écriture, invitant à réinterpréter les poèmes d'Apollinaire. Par ailleurs, le contexte historique est précisément mis en relation avec la construction du recueil.
Résumé : Calligrammes est un recueil de poésie exceptionnel. Par les circonstances de sa composition : en pleine Première Guerre mondiale et, pour partie, sur le front même. Par l'intensité émotionnelle qui s'en dégage : du désespoir le plus profond au plus vibrant d'hymne à l'amour. Par la nouveauté de son mode d'expression : le poème-dessin. Quand Apollinaire publie son recueil en avril 1918, il lui reste sept mois à vivre.