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Autour du sofa
Gaskell Elizabeth
SHS EDITIONS
19,90 €
Épuisé
EAN :9791041919055
Mes parents m'avaient envoyée à Edimbourg afin d'y recevoir les soins d'un certain M. Dawson qui avait la réputation de guérir le genre de maladie dont j'étais alors atteinte. Accompagnée de miss Duncan, mon institutrice, je devais profiter des excellents maîtres que renferme l'ancienne capitale de l'Ecosse, et suivre leurs préceptes en même temps que les prescriptions du docteur. Il me fut bien douloureux de quitter ma famille, d'abandonner la vie joyeuse que mes soeurs et mes frères menaient à la campagne, et de remplacer notre grande maison, pleine de lumière et de soleil, par le petit appartement sombre et enfumé où je me trouvai seule avec ma gouvernante, qui était silencieuse et grave par nature. Il me fut bien pénible d'échanger nos courses à travers les prés et les bois, nos jeux bruyants dans le jardin, pour des promenades dans la ville, où il fallait se tenir droite, avoir son châle mis d'une façon régulière, et son chapeau soigneusement attaché".
Traduit et préfacé par Domnique Jean Soudées par une profonde amitié, les humbles dames de la petite communauté agricole de Cranford se contentent d'un mode de vie simple et hors du temps. Mais l'urbanisation qui gagne du terrain et la construction d'une voie de chemin de fer, ainsi que l'ordre masculin et les conventions sociales, menacent leur fragile microcosme... Les craquements du vieux monde se font aussi entendre à la ferme de l'Espérance où le jeune Paul Manning, revenu de la ville, emménage chez son oncle, le pasteur Holman. Là, il se lie d'affection avec sa cousine Phillis. Quand celle-ci tombe sous le charme d'un bel ingénieur, porteur de valeurs modernes, la nouvelle harmonie familiale menace de s'effondrer... Les héroi ? nes d'Elizabeth Gaskell, face à la férocité du monde, s'inscrivent dans la métamorphose de l'Angleterre victo- rienne, où la désuétude des anciens codes laisse place à la solitude des êtres - et à l'espoir de temps meilleurs. La ro- mancière les observe avec ce mélange de tendresse et d'iro- nie qui sont sa marque.
Dans la campagne anglaise du 19e siècle, une famille de paysan est en deuil. Anne Leigh pleure la mort de son époux. Au lendemain de l'enterrement, elle décide de partir pour Manchester avec ces deux fils dans le but de retrouver sa fille, Lisette, bannie de la famille. Malgré la honte et le déshonneur dans une société anglaise particulièrement rigide, Anne mettra tout en oeuvre pour se rapprocher de sa fille tandis que le fils ainé rencontrera le grand amour. Entre romance et tragédie, cette novella s'inscrit dans la plus pure tradition du roman sentimental avec une histoire prenante et des personnages attachants. Extrait : " Quand la mort entre dans une maison le jour de Noël, le contraste de ce qui est avec ce qui a été donne au chagrin une amertume nouvelle et ajoute à la désolation le sentiment d'un isolement plus complet. Jacques Leigh mourut au moment même où les cloches lointaines de l'église de Rochdale appelaient les fidèles au service du matin, le jour de Noël 1836. Quelques minutes avant sa mort, il ouvrit des yeux déjà voilés, et, par un mouvement presque imperceptible des lèvres, fit signe à sa femme qu'il avait quelque chose à dire. Elle se pencha vers lui et recueillit ces paroles entrecoupées : "Je lui pardonne, Anne ; que Dieu me pardonne ! " "
Résumé : Bernard Lazare (1865-1903) fut le premier des dreyfusards. Grande figure du judaïsme français, il fut un temps proche de Herzl sans jamais pour autant se départir de ses convictions anarchistes. L'Antisémitisme, son histoire et ses causes est l'ouvrage fondamental de Lazare, dans lequel il s'emploie à penser le rapport des juifs au politique. Cette histoire politique du judaïsme est devenu un classique pour pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la religion juive et ses relations à la politique et aux Etats.
Dans ce classique de la sociologie de la connaissance, Mauss et Durkheim ne s'attaquent à rien de moins qu'au projet de réécrire la table kantienne des catégories : la maîtrise des jugements logiques qu'ils rendent possibles ne sont pas le fruit des seules forces de l'individu, mais ont une origine sociale. Cette hypothèse, ils la testent sur les concepts de genres et d'espèces, et plus généralement sur l'activité scientifique de classes. Ils entendent ainsi établir qu'en Amérique du Nord et chez les Aborigènes d'Australie, tout autant que dans le système divinatoire chinois, stratification sociale et genres naturels primitifs se font écho ; on ne saurait classer les choses sans appartenir à des sociétés structurées. On comprend le profit à tirer de ce constat pour mieux appréhender les activités scientifiques modernes.
L'Histoire de l'art est une vaste fresque qui va de la préhistoire jusqu'aux premières années du XXe siècle. Commencée en 1909, terminée en 1927, plusieurs fois remaniée, la totale nouveauté de l'entreprise d'Elie Faure a été d'introduire un genre nouveau devenu populaire et indispensable aujourd'hui : le livre d'art où chaque commentaire peut être comparé aux oeuvres elles-mêmes, la juxtaposition et la confrontation des images justifiant l'audace des rapprochements qui parfois paraissent insolites. Entreprise tout à fait nouvelle à l'époque, elle n'a été, Malraux mis à part, ni égalée, ni dépassée aujourd'hui.
Ce pamphlet, publié en juillet 1850, est le dernier que Bastiat ait écrit. L'auteur en perdit le manuscrit lors du déménagement de son domicile de la rue de Choiseul à la rue d'Alger. Après de longues et vaines recherches, il se décida à recommencer entièrement son oeuvre, et choisit pour base principale de ses démonstrations des discours récemment prononcés à l'Assemblée nationale. Cette tâche finie, il se reprocha d'avoir été trop sérieux, détruisit ce second manuscrit et finira par écrire la version définitive éditée dans le présent ouvrage.