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André Breton. Une histoire d'eau
Gasarian Gérard
PU SEPTENTRION
18,00 €
Épuisé
EAN :9782859398927
L'?uvre d'André Breton, dans son ensemble, est une Histoire d'eau : elle est irriguée par des fontaines qui surgissent çà et là sous sa plume afin que se réalise son pro-jet de suspendre, en un " point sublime " qui s'avère être un point d'eau, des antinomies telles que le même et l'autre, le haut et le bas, le mouvement et l'immobilité, l'esprit et la matière. Le jet d'eau y apparaît en tant que thème valant par sa forme, ses connotations, ses renvois à d'autres images, sa circularité infinie, son dynamisme incessant, sa tension aporétique entre fluidité et solidité, montée et descente, exultation et abattement, etc. Mais simultanément, il apparaît comme figure valant par sa force, sa valeur seconde, métaphorique, allégorique ou parabolique, sa tendance à l'auto-réflexivité, son aptitude à représenter l'ordre du discours où il surgit. Non seulement thème mais méta-thème, le jet d'eau est l'une des images que véhicule le discours surréaliste tout en étant aussi le principe même dont elles sourdent toutes. Créateur d'images, Breton aime aussi à se pencher sur elles, à les observer et les interroger pour en percer le mystère, au moment même où il survient. Devant l'image du jet d'eau, il est arrêté, ravi en extase, exalté par la figure de son projet.
Résumé : Pensé comme une véritable initiation à la teinture végétale, ce livre de la collection " Résiliences " nous apprend à teindre avec une vingtaine de plantes locales que l'on peut cueillir partout en France et à créer des couleurs vivantes et de toute beauté. Savez-vous que l'on peut teindre avec du chêne, du bouleau, de la ronce ? Ninon Gavarian nous propose un livre pratique sur la teinture avec des plantes locales. Formée aux techniques de la teinture végétale par le maître teinturier Michel Garcia, Ninon a l'art de créer des couleurs subtiles et de toute beauté, des couleurs vivantes qui changent en fonction de la lumière. De quoi découvrir la teinture, apprendre à faire un patchwork, de l'écoprint tout en se familiarisant avec nos plantes locales.
L'?uvre d'Yves Bonnefoy est traversée par la fascination d'une plénitude existentielle - la " présence " - qui se laisserait saisir en de brefs instants de la vie. Mais, par-delà les rencontres où elle semble advenir, la " présence " apparaît surtout comme un effet de langage. Elle puise sa force irradiante dans le tissu des mots, et se nourrit incessamment de certaines procédures rhétoriques. Loin de vouloir décomposer cette expérience, cet essai se propose donc plutôt d'en déplacer l'analyse vers une autre assise possible : celle d'une parole fondatrice indissociable de la genèse même du poème.
La pandémie du Covid-19, qui toucha une immense partie de la planète et transforma la vie quotidienne de millions de personnes, engendra une profusion de commentaires et d'analyses qui témoigne d'une volonté de gérer l'inconnu dans les termes du connu, et ce faisant, de redonner du sens à travers des récits plus ou moins organisés. L'espace social français offre un exemple particulièrement intéressant de polyphonie de discours relevant des mondes médical, politique, médiatique, économique, juridique, religieux, intellectuel et des réseaux sociaux, autant de mondes parcourus par des dynamiques et des contradictions internes.
Negri Toni ; Gallo Lassere Davide ; Gasparian Jean
Résumé : Domination et sabotage est l'un des textes clés de la "séquence rouge italienne" des années 1970. Une intervention décisive, tant par sa portée théorique que politique, qui se place aux côtés des grands écrits de cette époque. Au-delà des débats tactiques, politiques ou militaires qui ont secoué le mouvement italien, ce texte pose une question toujours d'actualité : comment penser les conditions d'une positivité antagoniste et multiple, capable de ressaisir l'exigence des organisations révolutionnaires contre leur verticalité interne et au-delà de l'unité figée d'un sujet social de référence ? Derrière la reformulation du marxisme comme "logique de la séparation" se trouve le problème politique d'un horizon d'organisation autonome durable, capable de s'affronter réellement avec l'existant sans être aspiré par l'abîme d'une négativité qui rend impossible toute consistance de long terme. Faire "un pas en arrière et deux pas en avant", ici, en France, aujourd'hui, à partir de ces pages écrites il y a quarante ans, signifie alors se réapproprier cette question à partir des expériences concrètes qui lient, pour reprendre l'auteur, la "déstructuration économique" à la "déstabilisation politique ", et celles-ci à l'"autovalorisation" collective.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.