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Supprimer les licenciements
Garrouste Laurent ; Husson Michel ; Jacquin Claude
SYLLEPSE
8,11 €
Épuisé
EAN :9782849500828
Les luttes de résistance aux licenciements sont indispensables : elles permettent de marquer des points. Mais elles ne débouchent souvent que sur une négociation défensive des conditions de licenciements et se heurtent à l'idée que ces derniers seraient le résultat de lois économiques intangibles. Avec la mondialisation, les restructurations deviennent un processus permanent, que les politiques libérales ne font qu'accompagner : elles ne servent qu'à augmenter des profits qui ne s'investissent pas, à précariser les emplois et à vider progressivement le droit du travail de tout contenu. Les gains de productivité sont ainsi captés par les détenteurs du capital, tandis que les coûts financiers et sociaux des licenciements sont reportés sur les salariés et la collectivité. Ce livre propose un changement de perspective mettre fin aux licenciements en appliquant deux principes. D'abord, la continuité du rapport salarial le statut de salarié doit devenir permanent, avec garanties des droits et du revenu, les employeurs ne pouvant plus rompre unilatéralement le contrat de travail. Le principe " responsable-payeur " doit en même temps assurer un financement mutualisé de la gestion de la main-d'œuvre par les employeurs, seuls responsables de la direction des entreprises en régime capitaliste. Combinés avec d'autres orientations de politique économique et sociale, ces deux principes esquissent un projet alternatif qui permet de donner une nouvelle légitimité aux luttes contre les licenciements.
This fine, unusual Haggadah will lend spice to any Passover seder. Its text, in Hebrew and English, includes a practical guide for conducting a traditional seder, explaining in some detail the symbolism of the meal's various elements. These sections are remarkably penetrating, even quoting L?vi-Strauss on the role of religious rituals. But it's Garouste's rather fantastical illustrations that set this Haggadah apart, providing a wealth of visual intrigue if the seder meal ever drags. His 50 original, bordering-on-bizarre watercolors challenge the mind and inspire the soul. A $250 collector's edition is also available; it is printed on vellum paper and comes in a cloth-covered presentation box.Copyright 2001 Cahners Business Information, Inc.
La Guyane - surnommée avec fierté l'Amazonie française - abrite au plus profond de sa jungle des Amérindiens qui pêchent encore en utilisant des arcs et des flèches identiques à celles de leurs ancêtres contemporains de Christophe Colomb. Au cœur de cette forêt équatoriale, nue des mieux préservées du monde, un foisonnement végétal tissé de mille espèces inconnues accueille une faune étonnante, où les singes volant de branche en branche débusquent perroquets multicolores et paresseux somnolents. Malgré leurs impressionnants rapides frangés d'écume, les rivières seules permettaient jadis de pénétrer au cœur de ce grand mystère vert. A la fin du siècle dernier, les chercheurs d'or tamisaient patiemment le sable de leurs rives pour en arracher l'or, le voyageur d'aujourd'hui y installera son hamac. Sur la base spatiale de Kourou, à quelques kilomètres seulement de cette cathédrale verdoyante et humide, des techniciens masques travaillent en atmosphère stérile ; ils achèvent d'arrimer aux trois cents tonnes de la fusée Ariane un précieux satellite de télécommunications.
A l'heure de la mondialisation et des défis écologiques et climatiques, l'agriculture concentre bon nombre de questions. Le bilan du modèle industriel transposé à l'agriculture est catastrophique. Les questions agricoles et alimentaires permettent la rencontre des mouvements écologistes, paysans et des salariés en remettant en cause la domination des multinationales, de la finance et de la grande distribution. Sans passéisme ni idéalisation, il faut inventer un nouveau modèle agricole qui favorise un travail avec la nature et non contre elle. Ce choix nécessaire implique un nouveau rapport à la propriété de la terre, privilégiant la généralisation du droit d'usage des sols et des outils. Il faut construire une nouvelle coopération entre les acteurs sociaux concernés qui s'inscrive dans une dynamique d'expérimentation concrète tant sur le plan démocratique que sur celui de l'innovation sociale et technique. Emancipation et agriculture, voilà un rapport peu questionné. Pourtant, il ne fut pas de grande révolution (de la Révolution française à la Révolution russe jusqu'à celles des pays du Sud) sans participation et inclusion de la paysannerie. Voici les enjeux que soulève cet ouvrage.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.