Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'EDIT DE NANTES ET SA REVOCATION. Histoire d'une intolérance
Garrisson Janine
POINTS
10,20 €
Épuisé
EAN :9782020095563
L'Edit de Nantes et sa révocation. 1598 : édit de Nantes.1685 : édit de Fontainebleau qui révoque l'édit précédent. Entre ces deux dates, le protestantisme français a vécu une période de compromis avec l'Etat absolu. Mais la logique de celui-ci est contraire au maintien du pluralisme religieux. Janine Garrisson retrace dans ce livre, nourri de sources originales, ce que fut la condition variable des protestants français sous les Bourbons. Elle nous les peint dans leur existence, leur foi, leurs inquiétudes. Puis elle nous montre la mise en action du formidable rouleau compresseur par la monarchie absolue et, finalement, l'éradication du protestantisme de la terre de France, dont l'édit de Fontainebleau est l'aboutissement. En fait, la révocation de l'édit de Nantes ne réussissait qu'à renforcer les Etats protestants, trop heureux d'accueillir cette grande richesse humaine : ces huguenots français dont l'exil allait sensiblement appauvrir la France.
Présentation de l'éditeur Catherine de Médicis (1519-1589) mérite mieux que le méchant portrait qu'en a laissé Alexandre Dumas dans La Reine Margot. Avec Janine Garrisson, nous découvrons une princesse de la Renaissance imprégnée de philosophie néo-platonicienne et animée d'un esprit universel. Dans une France qu'elle gouverne pendant trente ans au nom de ses trois fils, François II, Charles IX et Henri III, elle aspire, en pleines guerres de religion, à établir une harmonie semblable à celle du cosmos. La postérité l'a voulue sanguinaire parce que son nom est tragiquement associé au massacre de la Saint-Barthélemy (1572), alors qu'elle incline au fond d'elle-même à la tolérance et au compromis avec les protestants. La reine Médicis laisse une uvre immense et durable, tant dans le domaine de la représentation royale que dans ceux de la gastronomie ou des arts.
Venant après sept édits de pacification, tous éphémères, l'Édit de Nantes suscita peu d'étonnement lors de sa promulgation, comme si rien ne pouvait être acquis dans le domaine de la tolérance. Dans une France où " ceux de la Religion " étaient soumis à mille vexations dans l'exercice du culte et dans leur vie quotidienne, qui aurait pu imaginer que cette paix serait " perdurable " et qu'elle serait, ainsi que le proclamait le texte de l'édit, " le principal fondement du rétablissement de l'État en sa première grandeur "? C'est la gestation de cette paix, depuis longtemps revendiquée par une minorité, que relate ce livre. On y voit comment dans un pays déchiré par des troubles autant civils que religieux, Henri IV et une poignée de ses sujets ont su apaiser les passions et gagner les Français à l'idée de tolérance. Faire coexister deux religions dans un royaume: l'idée était encore nouvelle en Europe et, pour la réaliser, il faudra toute l'intelligence politique du roi mais aussi la pression des assemblées protestantes. Après des mois de discussions au cours desquelles les députés huguenots et les conseillers royaux font l'apprentissage de l'art de la négociation, le traité est enfin signé. C'est en fait un compromis entre les exigences des uns et des autres, puisque les réformés obtiennent la liberté de conscience et l'égalité des droits mais non l'entière liberté de culte. Au bout du compte, l'Édit de Nantes restitue à l'Église romaine sa suprématie tout en assurant aux protestants une place dans le renouveau de la civilisation française.
Commentaires Henri IV, "le Béarnais", s'apprête d'ici quelques jours à signer un édit qui conférera des droits aux Huguenots en les mettant enfin à l'abri des foudres de certains éminents catholiques qui refusent de baisser leur bannières et leurs prérogatives, au nom de Dieu... et du pouvoir politique. C'est ainsi que les plénipotentiaires protestants se font dérober les écrits qui n'attendaient plus que la signature du bon roi Henri tandis que des meurtres mystérieux frappent l'entourage proche de Pierre Forget, le secrétaire d'État du souverain. Le grand prévôt François d'Anthenac et son lieutenant Dagan sont chargés de démêler les fils du complot. Mais qui sont les comploteurs ? Les Espagnols, au service du roi Philippe II, les catholiques zélateurs de Rome ou les ligueurs gentilshommes et fanatiques ? Janine Garrisson, agrégée d'histoire et auteur de très nombreux ouvrages historiques sur cette période, retrace avec talent les intrigues, rumeurs et haines de cette époque trouble. C'est dans cette atmosphère sournoise et comploteuse que le lecteur voit s'épanouir les amours de la belle Gabrielle d'Estrées et de son royal amant. --Claude Mesplède
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.