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Les élites contre la République. Sciences Po et l'ENA
Garrigou Alain
LA DECOUVERTE
22,50 €
Épuisé
EAN :9782707135117
Histoire et mutations de Sciences Po et de l'ENA. On prête beaucoup à ces deux écoles au coeur de la sélection des élites françaises: les anciens élèves occupent les sommets de l'administration, ils ont conquis la tête des partis politiques, des gouvernements, de nombreuses grandes entreprises publiques puis privées. Alain Garrigou se propose dans cet essai de revenir sur l'histoire et la mutation récente de ces deux institutions. Il s'appuie pour cela sur plusieurs enquêtes qu'il a menées au coeur de leurs rouages et de leurs programmes d'enseignement. Loin des charges idéologiques habituelles sur la question, cette approche lui permet de montrer très concrètement comment la sélection scolaire est aussi une reproduction sociale, par l'inculcation des valeurs intellectuelles et éthiques légitimes. Surtout, il explique pourquoi le lien organique entre Science Po et l'ENA est aujourd'hui mis à mal.
Partout en France, des demeures construites au temps de Saint-Louis et de Louis XI, subsistent en très grand nombre et composent l'essentiel du tissu bâti de certaines villes. Maisons bourgeoises ou patriciennes, maisons de pauvres ou palais urbains, résidences ecclésiastiques ou résidences "chevaleresques" sont d'abord définis dans la première partie de l'ouvrage par leurs fonctions. Dans la seconde, Pierre Garrigou Grandchamp analyse et décompose la demeure en éléments architecturaux tout en cherchant le sens et la finalité de cet habitat. Ce livre est le premier ouvrage édité depuis le début du siècle, uniquement consacré à la maison de ville médiévale.
Singulier destin que celui du député Alphonse Baudin. On ne le connaît que par les circonstances de sa mort. Le 3 décembre 1851, il s'oppose au coup d'État de Louis Napoléon Bonaparte. Aux Parisiens qui refusent de rejoindre des élus dont l'indemnité législative de 25 francs par jour est très impopulaire, il lance un "mot sublime": "Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs." Sur la barricade, une balle le tue. Mais qui est donc Baudin? Peu importe son travail de député, historiens et politiques n'ont débattu que des circonstances de sa mort. La bataille a longtemps fait rage pour qualifier son geste jusqu'à ce que le transfert de sa dépouille au Panthéon le consacre comme un acte de bravoure. Des générations d'écoliers français ont admiré le sacrifice de Baudin magnifié par Victor Hugo et Victor Schoelcher, ses compagnons de barricade et de Panthéon. Pourquoi, dans la République bien établie, le souvenir s'en est-il effacé? Baudin a-t-il seulement prononcé son "mot sublime"? La mort héroïque suscite toujours une grande interrogation - est-il des valeurs au-dessus de sa propre vie? En fait, cette biographie posthume d'Alphonse Baudin pose l'énigme du sacrifice en politique et révèle ainsi une inquiétude sur l'état de la démocratie contemporaine.
Résumé : Escalade dans une agression qui remonte à 2014, l'invasion de l'Ukraine montre crûment que la Russie, où le mensonge et la falsification de l'histoire sont désormais banalisés, est redevenue, avec Poutine, impérialiste et totalitaire. Une lutte sourde oppose désormais deux blocs ; l'un réunit, autour de la Chine qui vise l'hégémonie mondiale, la Russie aspirant à un "ordre multipolaire" et d'autres pays totalitaires ; l'autre, pour lui résister, reconstitue l'alliance des démocraties libérales autour des Etats-Unis. La guerre en Ukraine a révélé cette ligne de fracture déjà ouverte par l'inflation mondiale qui résulte en grande partie de décisions politiques chinoises, en même temps qu'elle dévoile l'alliance Moscou-Pékin officialisée le 4 février 2022. C'est la fin des illusions de la "mondialisation heureuse" : le monde entre désormais dans une nouvelle guerre froide.
Pourquoi nos députés ont-ils tant ri lorsqu'il leur était proposé d'adopter l'isoloir ? Et pourquoi fallut-il vingt-cinq années de débats parlementaires (entre 1889 et 1913) pour vaincre, derrière ces rires, leur farouche hostilité ? C'est qu'avant tout il fallait inventer l'électeur.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.