Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les dimanches de Carnetin. Histoire d'une famille littéraire
Garreau Bernard-Marie
COMPLICITES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782351203842
Marguerite Audoux, Michel Yell, Charles-Louis Philippe, Valery Larbaud, Marcel Ray, Léon-Paul Fargue, Francis Jourdain, Léon Werth, Charles Chanvin, Régis Gignoux... Encore largement ignorés, pour la plupart, du public lettré et de l'Histoire littéraire, ces compagnons de route, liés par l'amitié et le partage de leurs propres créations, vont se réunir de 1904 à 1907 à Carnetin, un village de la banlieue est de Paris. Le Groupe de Carnetin signe ainsi son acte de naissance. L'auteur se propose ici de cerner l'existence, l'oeuvre et l'originalité de chacun de ses membres, son rôle dans le groupe, ainsi que son ouverture à la culture de l'époque. Aucun essai n'avait encore été écrit sur le sujet. Seuls quelques articles publiés dans des revues spécialisées avaient assuré une existence en pointillé à ce rassemblement de personnalités fortes, que Bernard-Marie Garreau, universitaire et romancier, s'emploie à faire revivre dans ces pages.
Lebret a été un de ces intellectuels qui ont contribué à l'essor d'une nouvelle orientation de l'Eglise. Dénonçant son conformisme spirituel et sa connivence avec les forces de la bourgeoisie, il a souhaité la réconcilier avec " les pauvres et les nécessiteux " mais aussi la voir rompre avec ce qu'il estimait être l'orientation politique alors en vogue. Lebret préconise une Eglise ouverte sur le monde, sur les autres cultures et sur les autres religions. Il est, certes, fortement marqué par le marxisme, mais il n'adhère, en aucune façon, au matérialisme radical. Il prône un humanisme social : il souhaite un rapprochement de l'Eglise avec le parti communiste et se révolte contre " l'anti-communisme haineux et ridicule " de certains chrétiens. Ouvert aux nouvelles disciplines intellectuelles de son temps, il pratique plus la sociologie et l'économie que la théologie et pense indispensable l'abandon d'une liturgie à ses yeux surannée.
Si je ne le finis pas, il m'aura toujours aidé à finir." Commencé le jour de ses soixante-dix ans, Douce Lumière est achevé en 1937, la veille de la mort de Marguerite Audoux. On y retrouve la trame de son premier roman Marie-Claire, immense succès littéraire et prix Femina 1910: l'histoire d'amour d'une orpheline contrariée par une famille malveillante. Douce est le surnom donné à Églantine Lumière. Comme en opposition, son destin se révèle terrible: morts tragiques, calomnies, séparations. La guerre emporte les derniers espoirs. Douce Lumière est un livre profondément ancré dans la vie de Marguerite Audoux. Et qui se lit comme son testament sensible, envahi d'images d'enfance et de désillusions. On retrouve la vie de Marguerite Audoux dans ses écrits. Placée toute petite à l'orphelinat de Bourges, elle devient fille de ferme en Sologne. Amoureuse du fils de sa "patronne", elle doit renoncer à son histoire et s'enfuir à Paris. Elle y sera couturière et commence à l'âge de quarante ans à écrire des poèmes, à rédiger ses souvenirs. La rencontre avec Michel Yell lui permet d'approcher le milieu littéraire: Octave Mirbeau sera le plus farouche de ses défenseurs. Après Marie-Claire, elle publie L'Atelier de Marie-Claire, puis De la ville au moulin, un recueil de contes, La Fiancée, et enfin Douce Lumière, point final d'une oeuvre terriblement intime, sincère et douloureuse.
Garreau Bernard-Marie ; Sauvage Sylvie ; Kershaw A
Les six articles ici réunis, présentés dans un colloque sur George Sand et Marguerite Audoux (Université d'Orléans, octobre-novembre 2004), se distribuent en deux ensembles : ceux qui annoncent une étude centrée principalement sur le terroir de la couturière des lettres, et ceux qui invitent à examiner ce concept à l'aune d'autres facteurs. L'ancienne bergère, en effet, fut non seulement un chantre de la Sologne, mais aussi une femme qui a fait l'expérience de la vie ouvrière parisienne. L'intérêt de cet ouvrage est ainsi de nous dévoiler les deux facettes d'une même réalité humaine et littéraire ; une oscillation - qui est finalement celle de toute ?uvre durable, à la fois testimoniale et au-delà de son époque - entre une mystique du terroir et ce même terroir déplacé dans l'univers laborieux de la capitale.
Issu d'une région vinicole angevine, et particulièrement marqué par une enfance pieuse et un milieu catholique anti-républicain, le cardinal Poupard est très attaché à son Église. Son amour passionné des papes et sa fonction de recteur à l'institut catholique de Paris le conduiront à Rome. Pour Jean-Paul II, il sera l'homme idéal susceptible d'assurer, dans une Église usée, le fonctionnement du Conseil pontifical de la culture. Sa mission est de combattre l'athéisme, la multiplication des sectes et, d'une manière générale, l'indifférence religieuse, et de diffuser la vieille doctrine de la loi naturelle et divine, supérieure, selon la vision romaine, à toutes le autres. Aujourd'hui la séparation de l'Église et de l'État semble bien compromise. La laïcité est menacée. La réunion des deux sphères, privée et publique, prônée par l'Église catholique, constitue un grand danger pour une école vraiment laïque, libérée réellement de toute pression religieuse. C'est pourquoi, la séparation du temporel et du spirituel est indispensable à un enseignement de qualité pour tous.
Dans une époque où la quête du sens prend les formes les plus diverses, du coaching individualisé aux séminaires vantant la réalisation de chacun, pléthore d'ouvrages sont publiés chaque année en lien avec la recherche initiatique en général et la franc-maçonnerie en particulier. On y trouve fréquemment des livres relatant l'histoire et les origines supposées des différents ordres maçonniques et des obédiences qui en sont issues. Les ouvrages didactiques, reprenant un par un les symboles, outils, rituels et narratifs des différents degrés, font également florès sur les sites spécialisés en maçonnologie et en ésotérisme. L'élan va même jusqu'à voir élaborer des romans, voire des bandes dessinées en lien avec ce monde si particulier, discret mais non secret, qui nourrit, en marge de la vie quotidienne, ceux que l'on appelle des initiés. Ce livre se veut différent, en ce sens que l'auteur, imprégné depuis de nombreuses années de l'étude symbolique et philosophique des mythes et des symboles, a développé une réflexion et un abord particuliers, le portant vers un décryptage très personnel de concepts, d'idées et de personnages des plus variés. Libre au lecteur, profane ou initié, d'y puiser ce qu'il veut afin de se faire sa propre idée...
PARIS, boulevard Saint-Germain, Collège des Sciences Sociales et Economiques. C'est dans cet établissement que je vais devoir acquérir les connaissances nécessaires à la réussite de ma reconversion. Le challenge à relever est désormais tout autre pour être diplômé en Management et Gestion des Entreprises. J'ai rangé mon uniforme et endossé le trois-pièces BCBG qui sied aux "businessmen". Si le contexte est différent, je note néanmoins beaucoup d'analogies entre le discours made in "USA" et l'énoncé du programme qui nous est déroulé lors de la prise de contact avec le staff. Je reçois la "bible" du Collège et avec elle la carte de l'étudiant que je redeviens à l'âge de 35 ans. Tout bien considéré, cela pourrait s'intituler, Retour vers le futur !
Résumé : Beyrouth, dans les années 1990. Ce sont les dernières années de la guerre civile. Hana, femme de ménage au lycée international est atterrée. Son fils Jad, treize ans, vient de poignarder un de ses camarades à l'aide d'un couteau à huîtres. Le récit est un flash-back. On remonte au début de l'année scolaire pour comprendre ce qui a bien pu motiver Jad. L'enfant est soumis à une pression constante de la part de sa famille, disloquée, et de son pays, meurtri par la guerre. La blessure de Jad entraîne un rapport particulier au monde : l'enfant s'échappe constamment dans ses rêves, il s'isole, il s'identifie aux êtres les plus fragiles : les victimes, les animaux... Son amitié avec son camarade de classe, Raphaël, et avec un vieux pêcheur et sa fille lui permettent de tenir le coup. L'enfant trouvera-t-il les ressources nécessaires pour ne pas sombrer définitivement dans la folie ?
C'était au début des vacances de Noël, un soir vers vingt et une heures, que mon téléphone me rappela soudain l'existence du monde extérieur. Je venais de déposer " L'Ecume des Jours " de Boris Vian, en me demandant ce que j'allais proposer à mes élèves en classe terminale de langues modernes, comme lecture cursive pour le deuxième trimestre. J'hésitais entre " L'Ecume des Jours " de Boris Vian, et " La Mort est mon Métier " de Robert Merle. Si j'optais pour Vian, ce serait un choix poétique, celui du coeur. Si je retenais Merle, ce serait par motivation politique, inspirée par la recrudescence des mouvements néonazis ou négationnistes, ainsi que la montée du racisme et de l'antisémitisme.