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La justice entre droit et conscience du XIIIe au XVIIIe siècle
Garnot Benoît ; Lemesle Bruno
EUD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782364411050
Les juges ne sont que des êtres humains, sujets aux passions, aux erreurs, aux injustices, aux sautes d?humeur?, de sorte qu?on ne peut pas s?en remettre à leur seule conscience pour rendre la justice : on insiste alors sur les limites qui doivent être apportées à leur liberté, dans l?intérêt même des justiciables, en particulier sur le respect de la loi, à l?encontre de laquelle leur conscience ne saurait ordinairement aller, même dans les cas où son application semblerait contraire à la justesse de la décision (l?"équité"). Le débat entre le strict respect de la loi et l?usage de l?équité, c?est-à-dire entre droit et conscience, traverse les siècles : l?équilibre est difficile à trouver, mais au total, même si la soumission du juge à la loi est une vision traditionnellement reçue, cette conception s?accompagne de théories du processus d?interprétation de la même loi par la conscience du juge.
Abolie en 1981, la peine de mort a été appliquée en France pendant des siècles, provoquant toujours réflexions et controverses. Partisans de la peine capitale ou de son abolition, philosophes, juristes et hommes d'Etat ont débattu, apportant des arguments religieux, moraux, philosophique, politiques voire, très prosaïquement, pratiques. Cet ouvrage présente, sur plus d'un millénaire, les grands textes, classiques ou inédits, qui abordent la peine de mort. Il reprend les âpres discussions qui se sont tenues depuis la Révolution, donnant la voix aux hommes et aux femmes qui y ont pris part, souvent avec passion. Chaque texte, présenté par un grand historien de la justice, est un morceau de bravoure et une source de réflexion sur l'une des grandes inflexions de notre histoire.
Les Annales de Bourgogne sont une revue historique trimestrielle fondée en 1929. Elles constituent la revue scientifique de référence sur l'histoire de la Bourgogne, comprise dans le sens le plus large. Ce numéro comporte six articles : un d'histoire médiévale, quatre d'histoire moderne, un d'histoire contemporaine. Ils abordent des sujets divers, notamment celui de la sorcellerie dans la Bourgogne du XVIIe siècle et celui des rapports du maréchal Pétain avec les autorités bourguignonnes.
La place de l'histoire dans les San-Antonio n'a jamais été étudiée ; pourtant, leur auteur accorde à cette discipline le rôle d'un véritable hobby. En donnant à chacun de ses avatars comme un air de famille, les allusions ou références historiques tissent une trame, certes ténue, mais qui traverse l'ensemble de l'oeuvre. San-Antonio s'en sert pour illustrer ou caractériser d'un trait, des gens, des événements, des situations, des ambiances, des lieux mais aussi pour ébaucher, par touches dispersées, une conception pessimiste de l'histoire humaine. Ses références sont observées ici sous quatre angles successifs : histoire désespérante, histoire revisitée par l'imagination, histoire de gens et histoire de choses. En donnant le plus souvent possible la parole à San-Antonio ou Bérurier, ce sujet sérieux est traité avec humour et légèreté. Les lecteurs de Frédéric Dard, artisan incomparable de la langue française, ne seront pas dépaysés !
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.