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Histoire de la justice. France, XVIe-XXIe siècle
Garnot Benoît
FOLIO
15,90 €
Épuisé
EAN :9782070396689
L'évolution de la justice, de l'Ancien Régime à nos jours, est le plus souvent présentée comme un processus de rationalisation, homogène et global, qui s'imposerait progressivement aux Français: l'Etat aurait monopolisé à son profit la violence, élargi son domaine d'intervention, reculé sans cesse les limites entre le privé et le public, et discipliné la population par des mécanismes d'obéissance. Cette vision, quant au fond inexacte, fait de l'Etat l'acteur principal. Or les modes de fonctionnement de la justice, depuis le XVIe siècle, s'expliquent d'abord par les demandes des justiciables. En outre, malgré l'apparent bouleversement de la Révolution, les continuités l'emportent sur les ruptures. S'il est une rupture essentielle, elle s'est produite à la fin du Moyen Age, avec l'affirmation de la justice de l'Etat, l'adoption de la procédure inquisitoire dans la justice pénale et du système des preuves dites "rationnelles". Ces nouveautés créent la justice moderne; tout en évoluant, elles dominent jusqu'à l'époque contemporaine. Voilà qui offre à l'historien la possibilité de rendre compte de la "judiciarisation", c'est-à-dire d'écrire une histoire à la fois de l'institution, des normes mais aussi des pratiques. En d'autres termes, une histoire sociale de la justice, de l'Ancien Régime à nos jours.
On peut mourir par amour, mais on peut aussi tuer. Comment expliquer ce type bien particulier de criminalité? Le criminel passionnel est hors normes: il peut aussi bien être le fait d'un homme que d'une femme, d'un jeune que d'un vieux, d'un pauvre que d'un riche. Il ne trouve pas son explication dans les catégories et les différences sociales. C'est bien un crime à part. L'ouvrage embrasse la longue durée, du Moyen Age à l'époque contemporaine, en insistant sur le fait que de nos jours encore, le crime passionnel n'a pas d'existence juridique. Il formule surtout une thèse inattendue: ce que nous appelons "crime passionnel" n'a peut-être jamais existé. Ces histoires sanglantes trouvent leur source le plus souvent dans la soif de vengeance ou l'honneur bafoué. Pourtant, le crime passionnel montre une hausse spectaculaire dans les dernières décennies. Comment l'expliquer? L'Auteur y voit la manifestation d'un ego blessé, et d'autant plus blessé qu'il est exalté; il y voit aussi le signe d'un repli asphyxiant de la cellule familiale sur elle-même.
A près les attentats parisiens des 7, 8 et 9 janvier 2015, qui ont notamment décimé la rédaction du magazine satirique Charlie Hebdo, on a vu fleurir dans les "marches républicaines du 11 janvier, à l'instar du slogan "Je suis Charlie affiché en signe de solidarité et de protestation par les manifestants, les panneaux Voltaire est Charlie". Alors qu'on ne lisait plus beaucoup Voltaire (de même que les lecteurs boudaient Charlie Hebdo), les ventes de son Traité sur la tolérance se sont brusquement envolées, l'ouvrage paraissant être de nouveau d'actualité. En même temps, de nombreux articles de presse présentaient Voltaire comme ayant toujours été en première ligne du combat multiséculaire pour la tolérance et la liberté. Un tel engouement pour Voltaire, dans ces circonstances précises, était-il justifié ? Voltaire était-il vraiment un héros (un héraut aussi) de la tolérance, un chantre de la liberté d'expression, un défenseur de la justice, un parangon de la vérité ? Peut-on vraiment, sans se fourvoyer, faire encore référence à lui de nos jours quand tolérance, liberté, justice et vérité sont menacées, comme ce fut le cas en janvier 2015 ? Voltaire aurait-il été Charlie ?
La place de l'histoire dans les San-Antonio n'a jamais été étudiée ; pourtant, leur auteur accorde à cette discipline le rôle d'un véritable hobby. En donnant à chacun de ses avatars comme un air de famille, les allusions ou références historiques tissent une trame, certes ténue, mais qui traverse l'ensemble de l'oeuvre. San-Antonio s'en sert pour illustrer ou caractériser d'un trait, des gens, des événements, des situations, des ambiances, des lieux mais aussi pour ébaucher, par touches dispersées, une conception pessimiste de l'histoire humaine. Ses références sont observées ici sous quatre angles successifs : histoire désespérante, histoire revisitée par l'imagination, histoire de gens et histoire de choses. En donnant le plus souvent possible la parole à San-Antonio ou Bérurier, ce sujet sérieux est traité avec humour et légèreté. Les lecteurs de Frédéric Dard, artisan incomparable de la langue française, ne seront pas dépaysés !
Les Annales de Bourgogne sont une revue historique trimestrielle fondée en 1929. Elles constituent la revue scientifique de référence sur l'histoire de la Bourgogne, comprise dans le sens le plus large. Ce numéro comporte six articles : un d'histoire médiévale, quatre d'histoire moderne, un d'histoire contemporaine. Ils abordent des sujets divers, notamment celui de la sorcellerie dans la Bourgogne du XVIIe siècle et celui des rapports du maréchal Pétain avec les autorités bourguignonnes.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero