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Alphagenre. Genre, graphique et politique
Garnier Marie-Dominique
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343094427
Alphagenre arpente le sol du langage contemporain, les surfaces où s'enkystent les élevages de poussières lexicales d'aujourd'hui, à partir du constat que les "mots" sont une composante vitale de toute "des - mots - cratie". Si la question de ce qui lie discours et société de contrôle est loin d'être nouvelle, elle nécessite d'être repensée à nouveaux frais et à la lettre. Changer d'échelle, saisir le "corps" érectile d'une lettre et la façon dont elle agit à même les corps, permet de contribuer à une approche anthropologique critique et de questionner l'interaction entre corps et langage, trop vite isolés comme relevant de disciplines étanches. Alphagenre emprunte à Alphaville de Godard une part de son approche critique d'un enfermement à ciel ouvert. On se souvient de la mission de Lemmy Caution : "détruire l'ordinateur Alpha-60 et sauver ceux qui pleurent". Ici, l'ordinateur est une lettre-énoncé ; celles-ceux qui pleurent sont invités à s'immuniser contre une langue nouvellement "genrée", placée sous le joug de la grande communicante qui verrouille les mots ici répertoriés : g, sa gangue, sa griffe hétéronormante. Alphagenre "répertorie" une langue de "pères", moins faite d'expressions (mauvais concept) que d'excisions. " Il faut à la fois création et peuple", écrivait en 1990 Gilles Deleuze. Mais pas de "peuple" sans une communauté de mots énonçables, à bonne distance du pré-pensé et du pré-parlé. G comme hégémonie, gouvernance, visagéité, globalisation ou "genre", promesse émancipatrice en passe de devenir, par simplifications et omissions, l'exemple même d'une réimportation conceptuelle manquée.
Charlie, Julie, Eva, Rita et Stefy, membres du G5, se connaissent depuis l'école primaire et se promettent de toujours rester amies. Malgré des caractères différents, des chemins qui se séparent puis se recroisent, des évènements heureux et malheureux, elles finissent par se retrouver et passer ensemble le cap de la trentaine ; une transition loin d'être de tout repos...
Garnier Marie-Dominique ; Querrien Anne ; Vergriet
Félix Guattari, 30 mars 1930 - 29 août 1992. Nous voilà trente ans après la mort du co-auteur des deux volumes de Capitalisme et schizophrénie, et auteur de L'inconscient machinique, des Cartographies schizoanalytiques, de Chaosmose ou encore des Trois écologies. A cette occasion, une petite association s'est formée autour d'Annick Kouba, de François Pain, d'Anne Querrien, de Jean-Claude-Polack, de Franco Berardi, de Susana Calo et de Peter Pal Pelbart, se donnant le nom de Chaosmosemedia, avec l'idée d'organiser un hommage consacré à l'oeuvre philosophique et politique de Félix durant l'automne 2022. La revue Chimères par ce numéro s'associe à cet événement en interrogeant les reprises, les appropriations et les prolongements des concepts guattariens, mais aussi les effets de sa pensée sur des pratiques politiques, cliniques, esthétiques, etc. un peu partout dans le monde. C'est en effet au-delà des frontières de l'Hexagone que ce discours schizo-analytique semble avoir eu le plus d'écho, en Amérique latine en particulier, mais également en Italie, en Angleterre, au Japon, aux Etats-Unis... Comment l'oeuvre de ce militant, analyste, à nul autre pareil, nous aide-t-elle à penser les enjeux difficiles de notre présent ? Dans cette perspective, c'est aux derniers apports écosophiques que nous pensons en particulier. Comment penser ensemble les effets du processus catastrophique en cours, et de la dispersion des points de résistance, sur les trois domaines inextricables que sont l'écologie environnementale, l'écologie sociale et l'écologie subjective ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.