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Chagall entre guerre et paix
Garimorth-Foray Julia
RMN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782711860883
Chagall est l'un des rares artistes du XXe siècle à avoir été à la fois un peintre témoin de son temps et le bâtisseur d'un monde hors du monde, fait de rêve et de fantaisie. L'exposition présente ces deux aspects de l'oeuvre. 1914: Chagall quitte Paris après y avoir passé trois années. Les tableaux qu'il produit alors deviennent plus documentaires. Il semble renoncer aux audaces formelles et évoque l'univers de sa ville natale. Il est mobilisé. S'il ne voit pas le front, la guerre est présente; ses oeuvres marquent une réelle compassion et sont empreintes de tristesse. Chagall se sent étranger à la société russe et à un monde juif menacé de l'intérieur par l'abandon d'un mode de vie traditionnel et de l'extérieur parla pression sociale qui le pousse à s'intégrer à la société russe. Il se replie sur sa famille et sur le couple qu'il forme avec Bella qu'il épouse en 1915. Premier exil de Chagall: il s'installe en France en 1922 et donne une nouvelle orientation à sa peinture. Une nostalgie de la Russie le pousse à renouer avec le judaïsme: il illustre la Bible et visite en 1931 la Palestine. Lors d'un voyage en Lituanie, le monde juif lui menacé par la montée de l'antisémitisme. D'où un retour à des tableaux témoignant du temps menaçant et évoquant les persécutions. La guerre: contraint une nouvelle fois à l'exil, Chagall réside aux Etats-Unis, de 1942 à 1947. Ses tableaux prennent souvent pour thèmes la guerre et les persécutions dont sont victimes les juifs. Le triple éloignement de Chagall à la fois de la société juive d'Europe de ses origines, de la société américaine dans laquelle il ne s'intègre pas (il n'apprend pas l'anglais), et de la France, aboutit à un renforcement de la solitude du peintre et à une orientation vers la seule communauté totalement acceptée: l'amour, le couple, la famille. Dans les années 37 à 50, une série de tableaux nous montre le peintre (ou le couple, ou le trio couple-enfant), seul, souvent, comme pour marquer physiquement la séparation d'avec le monde, planant dans les airs. Chez Chagall l'évocation de la famille ou du couple n'est pas un thème parmi d'autres mais décrit ce qu'il éprouve, faisant de l'amour et du couple une communauté opposée à celle fausse ou insuffisante de la société. Aux temps du malheur, Chagall a su opposer un optimisme - parfois naïf - et une foi en l'avenir qui lui ont permis de survivre, tout comme il a su opposer aux mouvements dominants de l'art de son temps une indépendance féconde. L'exposition rend compte de cette double résistance, artistique et personnelle, qui lui a permis d'apporter aux situations difficiles qu'il a pu connaître des réponses doubles elles aussi: de témoignage et de dépassement. Les images du bonheur dans son oeuvre sont des réponses en manière d'exorcisme aux images de la guerre. Elles évoquent souvent l'envolée (figures aériennes ou inversées, figures du rêve) ou l'amour (couples d'amoureux mais aussi mère et enfant, famille) comme des échappées hors d'un monde réel.
Peintre majeur de la scène contemporaine française, Marc Desgrandchamps a bénéficié de plusieurs grandes expositions: Musée d'art contemporain de Strasbourg (2004), Musée d'art contemporain de Lyon (2004), Musée national d'Art moderne - Centre Georges Pompidou (2006). L?exposition du Musée d?Art moderne de la Ville de Paris est la plus importante qui lui ait été consacrée à ce jour. Son ?uvre est avant tout un questionnement de la peinture. Malgré leurs compositions architecturées, ses tableaux ? figures évanescentes, objets fragmentés, espace indéfini ? se situent entre opacité, transparence et surimpression: les couleurs fluides, presque liquides, et les contours estompés concourent à donner aux formes une improbable matérialité.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.