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Le club de Macao
Garcia Rosado Pedro ; Benarroch Myriam ; Meyroune
CHANDEIGNE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782367321974
Il hésite puis fait ce qu'il doit faire. Il se dit que s'achève un chapitre de sa vie et de la vie des autres, mais il est loin d'imaginer que de ces destins qui se croisent, surgiront d'autres horreurs, dans la nuit énigmatique de Macao". Macao, 1986 : un juge - futur procureur-général -, trois policiers ; un médecin, et un présentateur de télévision créent une.maison de passe clandestine de luxe qu'ils-nomment le. Club de Macao. Ses membres recourent à des, adolescentes chinoises prêtes à tout pour pouvoir un jour rejoindre l'Europe. Lorsque l'une d'elle est assassinée le club est dissout. Vingt ans plus tard, à Lisbonne, le désir de candidature du procureur général à l'élection présidentielle rétablit des contacts entre les anciens membres du Club. Son ambition se voit empêchée alors par des scandales qui font surface... Leur mission à tous : éviter à tout prix que les fantômes. du passé ne viennent troubler le présent. Pedro Garcia Rosado, auteur de Mort sur le Tage, propose une enquête complexe et labyrinthique, inspirée par le tristement célèbre procès de pédophilie de la "Casa Pia" au Portugal. Un chassé-croisé fait de désir de vengeance et d'ambitions dévastatrices. Les rebondissements et les faux-semblants sont maîtres dans ce roman noir ayant pour décor Lisbonne et Macao, qui fut territoire portugais pendant plus de 440 ans avant d'être rendu à la Chine en 1999.
Résumé : Le jour de ses noces, une fiancée disparaît avec son ancien amoureux. Sur cette simple trame, ce drame de l'honneur, Lorca brosse un portrait saisissant de la paysannerie andalouse : la possession de la terre, la richesse ou le dénuement, le mariage d'intérêt et la passion amoureuse, les rivalités, les règlements de compte, et la loi du couteau. Au soleil meurtrier de Camus, Lorca oppose ici la lune maléfique. La lune est la mort, prenant ici les traits d'une vieille mendiante qui indique au couteau assassin le chemin du coeur. Qui devra saigner, comme en un sacrifice mythologique. Dans l'exacerbation des sens, la fiancée, que tout destine à la frustration, en exaltant la toute-puissance du feu dévorant qui embrase son corps, revendique son droit à la liberté, qui est toujours, chez le dramaturge, la liberté d'aimer. D'aimer à en mourir. Dans un lyrisme exacerbé et le feu des passions, le poète dramaturge déroule les stances ardentes d'une Andalousie des terres brûlées et des coeurs mutilés.
Résumé : Qu'est-ce qu'une chose ? Abattant les dernières barrières philosophiques qui circonscrivaient le champ des choses, ce Traité considérera sur un plan d'égalité une table, un silex taillé, un quark, un gène, une personne humaine, le mot " vérité ", une robe rouge, la couleur d'un tableau abstrait, un tiers de branche d'acacia, l'espèce chimpanzé, cinq secondes, un rite de passage, l'inexistence d'un fait ou un cercle carré. Voilà les choses qui sont aujourd'hui les nôtres : un tohu-bohu de réel, de possible, de matière, de mots et d'idées. Face à ce paysage nouveau, ce Traité ne propose ni une phénoménologie réinventée, ni une analyse du concept de " chose ", ni une pensée critique de la réification. Il invite plutôt à prendre le large pour une toute autre aventure théorique. Il suggère d'explorer d'abord notre monde comme s'il était vraiment plat, en lui ôtant toute détermination, toute intensité, tout relief. Dans un second temps seulement, à l'aide de concepts forgés dans cette pauvreté ontologique radicale, il invite à retrouver la possibilité d'un univers, c'est-à-dire l'ensemble de choses non plus seules, mais les unes dans les autres. Le désert formel se transformera en encyclopédie luxuriante de nos objets contemporains, de leur ordre et de leur désordre. Ainsi verra-t-on se dessiner les grandes querelles actuelles sur le classement des objets autour de nous, des objets en nous et de nous-mêmes en tant qu'objets : par parties, par espèces, par genres ou même par âges. Comment découper les choses pour vivre parmi elles et en être une soi-même ?
Résumé : La nuit tombe sur le Tage. Une certaine nervosité règne sur les berges du fleuve. Des silhouettes s'agitent. On entend des cris, des coups. Un corps bascule dans les eaux sombres sous le regard discret d'une ombre rampante. Un immigrant russe au nom de guerre, Oulianov, ex-agent du KGB, puis ex-prisonnier à Lisbonne, sera contraint de conduire la bataille la plus difficile de sa vie lorsqu'il mènera sa propre enquête pour retrouver sa soeur disparue. Un portrait au vitriol de la ville de Lisbonne où défilent la jet-set des beaux-quartiers, des fonctionnaires municipaux corrompus et des policiers souvent véreux, des immigrés russes et des prostituées et, surgi des sous-sols inexplorés de la ville aux remugles fétides, un être étrange et inquiétant... Un roman noir au regard aiguisé sur la société lisboète contemporaine. Télérama. Traduit du portugais par Myriam Benarroch.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Poésie: Livre de poèmes - Poème du Cante Jondo - Suites - Chansons - Romancero gitan - Odes - Poèmes en prose - Huit sonnets et une berceuse - Poète à New-York - Six poèmes galiciens - Chant funèbre - Pour Ignacio Sanchez Méjias - Divan du Tamarit - Sonnets de l'amour obscur - Appendice à la poésie. Prose: Premières proses - Mon village - Fantaisie symbolique - Divagation: Les règles dans la musique - Impressions et paysages - Contes, hommages et conférences - Deux contes - Hommages et conférences. Correspondance: Février 1918-juillet 1936. Traduit de l'espagnol par André Belamich, Jacques Comincioli, Claude Couffon, Robert Marrast, Bernard Sesé et Jules Supervielle. Edition augmentée d'un supplément en 1987.
L'histoire contemporaine du Portugal reste encore trop méconnue en France, alors que des flux croissants de touristes français découvrent le pays, parfois pour s'y installer l'heure de la retraite venue. Mais clichés et préjugés continuent d'avoir la vie dure, du " bon émigré portugais " à la trilogie des trois F ? Fado, Fátima et Football. Sans compter le prisme réducteur des agences de notation, si prégnant ces dernières années. Pourtant, le Portugal a le plus souvent reflété, voire précédé, l'histoire européenne, du renversement de la monarchie et de l'implantation précoce de la République en octobre 1910, à la longue dictature salazariste et aux tourments coloniaux, ponctués par le rétablissement de la démocratie avec la singulière Révolution des oeillets, le 25 avril 1974, avant de vivre pleinement à l'heure européenne, non sans tourment. Yves Léonard propose ici une synthèse ? la première de ce type en France ?, nourrie des apports récents de la recherche et des débats historiographiques, mettant en lumière la complexité et la richesse d'une histoire du Portugal contemporain loin des idées reçues.
L'oeuvre de Fernand Pessoa (1888-1935), génie poétique universel qui dissimule ici ses traits sous le domino d'Alvaro de Campos, son plus intime hétéronyme, a fait l'objet d'innombrables éditions. Max de Carvalho livre aujourd'hui une traduction nouvelle de Bureau de tabac, chef-d'oeuvre pessoen au même titre que son Livre de l'intranquillité. Ce chant de l'exil du monde est mis en résonance, dans ce recueil, avec plusieurs grands poèmes d'Alvaro de Campos, tout aussi extraordinaires.
Carnet de mémoires coloniales est le récit biographique d'une enfance passée dans les temps troubles et violents du colonialisme. Isabela Figueiredo, née en 1963 dans un Mozambique encore sous domination lusitane, se souvient. Elle nous livre ses observations d'enfant et son histoire profondément liée à celle de son père, un être aimé et aimant qui est néanmoins l'archétype du colon raciste, sexiste et violent. La petite Isabela grandit dans une ambivalence brutale en relation à ce dernier, entre adoration et rejet. Il s'agit d'exposer une attitude, une posture qu'elle n'a jamais tolérée mais dont elle portera toujours le poids. Ce livre sonne comme une catharsis. Il est comme une lettre au père, comme le dévoilement douloureux, mais libérateur d'une impossible conciliation entre deux visions du monde. Carnet de mémoires coloniales est aussi le récit singulier d'une enfant en route vers l'adolescence qui découvre donc la vie, le désir et la sexualité, pleine d'une innocence curieuse, qui vivra seule l'expérience du rapatriement en 1975 en métropole. Comme les centaines de milliers de Portugais rentrés à cette époque, elle connaîtra le rejet et la honte due à sa condition de retornada. Son père, resté au Mozambique lui confie une mission : raconter ce qu'ils ont vécu. Elle le fait ici mais sans aucun ménagement pour les colons. Elle dit sa vérité brute, raconte l'injustice, l'illégitimité et la violence d'un tel système. Porté par une écriture crue et frontale, au rythme cadencé, ce point de vue offre une vision inédite de l'histoire portugaise et coloniale. Un texte bouleversant sur l'identité explosée.
A Senaller, un village dont on ne peut que partir, la pluie ne tombe plus, elle demeure en suspens. Le fleuve est à sec, la sécheresse menace. Le village est-il la proie d'un châtiment divin ou des rejets de l'usine installée à proximité ? Devant l'impuissance des commandeurs des nuages et des villageois, la mère du narrateur décide de se rendre à l'usine... Devenu le complice malgré lui d'un terrible secret, l'enfant n'a pas d'autre choix que de protéger sa mère de la fureur paternelle. La présence aimante du grand-père est l'unique refuge de l'enfant. Afin que la pluie tombe à nouveau, la famille devra dérouler les fils de son histoire et revivre la légende des Ntoweni. Dans ce récit hanté par le conte, Mia Couto déploie toute sa puissance poétique et créatrice pour toucher au plus près la destinée des êtres dans un Mozambique encore à naître.