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El Djazaïr
Garcia Mozos Luis ; Cava Felipe Hernandez ; Usero
ENVIE DE LIRE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791091837002
Notre pavé, El Djazaïr, s'offre volontiers à la colère de qui le descelle, il est la fortune du sans-grade, la providence du prolétaire, la politesse du colonisé. A l'heure où l'on disserte, avec un aplomb sans pareil, à propos de la violence de l'insurrection algérienne emportant tout sur son passage tel un fleuve sorti de son lit, notre pavé El Djazaïr a le poids d'une évidence. Il nous rappelle que la première violence fut celle des rives qui l'enserraient. Alors que de cette violence-là, la violence coloniale, il serait de bon ton, à nouveau, de taire la cruauté ordinaire et l'insondable cupidité. Notre pavé El Djazaïr est une oeuvre minérale. Elle affleure des soubassements, du temps long. Trente-quatre ans après sa publication en espagnol, son trait ne s'est pas émoussé. Le dessin de Luis Garcia en conserve intact le tranchant. Il cisèle une fresque de ce que fut la longue nuit coloniale pour le peuple algérien. Ainsi El Djazaïr est aussi un moucharabieh de carbone où poser nos cils et voir pour apprendre ou se remémorer. Omar et Cava lui prêtent propos et plume, érudit et sans apprêts, économe et précise. Ils servent au mieux le dessein qui présida à leur oeuvre commune : faire entendre aux générations d'après l'indépendance ce que furent 124 ans de barbarie... Et 124 années de luttes pour se défaire du joug de la France. Jusqu'à ce 1er novembre 1954 qui vit s'initier l'assaut final... Qu'El Djazaïr vous soit utile à vivre et à bâtir de beaux lendemains.
Résumé : Le jour de ses noces, une fiancée disparaît avec son ancien amoureux. Sur cette simple trame, ce drame de l'honneur, Lorca brosse un portrait saisissant de la paysannerie andalouse : la possession de la terre, la richesse ou le dénuement, le mariage d'intérêt et la passion amoureuse, les rivalités, les règlements de compte, et la loi du couteau. Au soleil meurtrier de Camus, Lorca oppose ici la lune maléfique. La lune est la mort, prenant ici les traits d'une vieille mendiante qui indique au couteau assassin le chemin du coeur. Qui devra saigner, comme en un sacrifice mythologique. Dans l'exacerbation des sens, la fiancée, que tout destine à la frustration, en exaltant la toute-puissance du feu dévorant qui embrase son corps, revendique son droit à la liberté, qui est toujours, chez le dramaturge, la liberté d'aimer. D'aimer à en mourir. Dans un lyrisme exacerbé et le feu des passions, le poète dramaturge déroule les stances ardentes d'une Andalousie des terres brûlées et des coeurs mutilés.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Poésie: Livre de poèmes - Poème du Cante Jondo - Suites - Chansons - Romancero gitan - Odes - Poèmes en prose - Huit sonnets et une berceuse - Poète à New-York - Six poèmes galiciens - Chant funèbre - Pour Ignacio Sanchez Méjias - Divan du Tamarit - Sonnets de l'amour obscur - Appendice à la poésie. Prose: Premières proses - Mon village - Fantaisie symbolique - Divagation: Les règles dans la musique - Impressions et paysages - Contes, hommages et conférences - Deux contes - Hommages et conférences. Correspondance: Février 1918-juillet 1936. Traduit de l'espagnol par André Belamich, Jacques Comincioli, Claude Couffon, Robert Marrast, Bernard Sesé et Jules Supervielle. Edition augmentée d'un supplément en 1987.
Résumé : Qu'est-ce qu'une chose ? Abattant les dernières barrières philosophiques qui circonscrivaient le champ des choses, ce Traité considérera sur un plan d'égalité une table, un silex taillé, un quark, un gène, une personne humaine, le mot " vérité ", une robe rouge, la couleur d'un tableau abstrait, un tiers de branche d'acacia, l'espèce chimpanzé, cinq secondes, un rite de passage, l'inexistence d'un fait ou un cercle carré. Voilà les choses qui sont aujourd'hui les nôtres : un tohu-bohu de réel, de possible, de matière, de mots et d'idées. Face à ce paysage nouveau, ce Traité ne propose ni une phénoménologie réinventée, ni une analyse du concept de " chose ", ni une pensée critique de la réification. Il invite plutôt à prendre le large pour une toute autre aventure théorique. Il suggère d'explorer d'abord notre monde comme s'il était vraiment plat, en lui ôtant toute détermination, toute intensité, tout relief. Dans un second temps seulement, à l'aide de concepts forgés dans cette pauvreté ontologique radicale, il invite à retrouver la possibilité d'un univers, c'est-à-dire l'ensemble de choses non plus seules, mais les unes dans les autres. Le désert formel se transformera en encyclopédie luxuriante de nos objets contemporains, de leur ordre et de leur désordre. Ainsi verra-t-on se dessiner les grandes querelles actuelles sur le classement des objets autour de nous, des objets en nous et de nous-mêmes en tant qu'objets : par parties, par espèces, par genres ou même par âges. Comment découper les choses pour vivre parmi elles et en être une soi-même ?
Hergé est né en même temps que le cinéma. Dès son plus jeune âge, il se passionna pour le 7e art, et ses "expériences cinématographiques" le marquèrent pour toute son oeuvre. Il affirma plus tard : "Je considère mes histoires comme des films" , en précisant ses acteurs favoris : Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, les Marx Brothers, etc. , et en mentionnant plusieurs influences cinématographiques précises. Bob Garcia a mené l'enquête pendant plus de vingt ans et visionné des centaines d'heures de films. Après s'être intéressé aux origines de la culture cinématographique du jeune Hergé, puis aux genres, acteurs et réalisateurs qui l'ont inspiré, il a recherché les films qui furent déterminants dans la création de chacun des albums et livre ici de nombreuses références et influences inédites et stupéfiantes. Autant d'invitations, pour les cinéphiles et les tintinophiles, à jeter un nouveau regard sur le travail d'Hergé. Passionné de littérature populaire, de musique et de bande dessinée, Bob Garcia a publié une dizaine de romans et nouvelles policières, d'études tintinophiles et d'essais et articles sur le monde du jazz. Il a publié en 2018 Tintin, le diable et le bon Dieu chez le même éditeur.