Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Mala Hora
Garcia Marquez Gabriel ; Couffon Claude
GRASSET
17,15 €
Épuisé
EAN :9782246313212
Un village colombien qui a connu la violence de la guerre civile vit en paix depuis que le maire a rétabli l'ordre, par la terreur il est vrai. Mais un soir, les premiers tracts anonymes apparaissent. Celui que lit César Montero, un riche propriétaire, le pousse aussitôt à tuer l'amant de sa femme, le clarinettiste Pastor. Durant les dix-sept jours que dure le roman, les tracts anonymes se multiplient, sonnant la discorde, ravivant les haines, réveillant la mémoire de tous sur les combines, les exactions, les crimes commis pour s'enrichir ou se venger dans le passé. Certains, comme la veuve Montiel, croient voir dans cette opération la main de Dieu ; d'autres, comme le coiffeur, accusent les sorcières. Le curé Angel, d'abord indifférent, demande finalement au maire de prendre des mesures d'autorité devant ce "terrorisme dans l'ordre moral". Les patrouilles de surveillance n'empêchent pas les tracts de proliférer. Pour interrompre ces feuilles clandestines, symboles, selon le maire, d'une opposition active, celui-ci décide le retour à la répression. Un jeune villageois, Amador, est arrêté et torturé. La prison se remplit, les coups de feu retentissent à nouveau dans les rues. Les tracts disparaissent, mais la paix mensongère est terminée, le village est revenu à son enfer quotidien.
Les frères Vicario ont annoncé leur intention meurtrière à tous ceux qu'ils ont rencontrés, la rumeur alertant finalement le village entier, à l'exception de Santiago Nasar. Et pourtant, à l'aube, ce matin-là, Santiago Nasar sera poignardé devant sa porte. Pourquoi le crime n'a-t-il pu être évité ? Les uns n'ont rien fait, croyant à une simple fanfaronnade d'ivrognes ; d'autres ont tenté d'agir, mais un enchevêtrement complexe de contretemps et d'imprévus - souvent joyeusement burlesques -, et aussi l'ingénuité ou la rancoeur et les sentiments contradictoires d'une population vivant en vase clos dans son isolement tropical, ont permis et même facilité la volonté aveugle du destin. Chronique d'une mort annoncée est un roman hallucinant où l'humour et l'imagination du grand écrivain colombien, prix Nobel de littérature, se débrident plus que jamais pour créer une nouvelle et géniale fiction sur les thèmes éternels de l'honneur et de la fatalité.
Quatrième de couverture Dans un village pacifié de la côte colombienne, un maire, en fait lieutenant de l'armée victorieuse, règne en maître et découvre le filon du profit. Mais, dans la nuit d'un automne désastreux et sous la pluie inconsolable, la rumeur publique allume dix-sept jours durant les feux de la discorde. Chacun est percé à jour ou cloué au pilori. Les uns mourront, les autres devront fuir. Aux portes du bourg, à nouveau, retentissent, sous le vol des butors, les hurlements de la guerre civile. Mais ce constat désabusé s'opère en un style baroque et truculent qui fait tomber tous les masques : de l'hypocrisie, du pouvoir, du lucre. Une fois de plus, Gabriel Garcia Márquez, le magicien du verbe, sait tout à la fois dire la vérité des choses et méditer sur la profonde, l'humaine solitude. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Depuis trente ans, plusieurs grands romans latino-américains nous ont décrit par le menu le monde hallucinant de la dictature « à l'américaine » : délation, exactions de tous ordres, assassinats, exterminations même, bestialité, cupidité, abus sexuels, protections étrangères, soif maladive de pouvoir que finalement la solitude transforme en frustration. Cette réalité tragique, nous la retrouvons tout au long de ce roman, mais sous la plume de García Márquez elle prend une dimension burlesque incomparable.Le patriarche est ici un dictateur dans la grande tradition de l'Amérique latine. C'est un vieux général qui a « entre 107 et 232 ans ». Tyran méfiant et délirant, les structures minables de son pays arriéré le vouent à des aventures cauchemardesques que l'imagination non moins délirante de Gabriel García Márquez transforme en folles équipées drolatiques.Cocasserie, jaillissement incessant de trouvailles, ruissellement de mots qui brillent comme d'insolites pierres précieuses : on retrouve dans L'Automne du patriarche toute la magie de Cent ans de solitude. Notes Biographiques : Gabriel García Márquez est né en 1927 à Aracataca, en Colombie. Après des études de droit, il a été journaliste dans son pays, au Mexique, en France et en Espagne. Il publie ses premières nouvelles en 1955. Les romans qui suivirent ont tous connu un succès mondial. En 1982, il reçoit le prix Nobel de littérature.L'Amour aux temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez constitue l'un des nombreux titres au Livre de Poche adapté au cinéma. En savoir +Pour lire quelques extraits de l'interview avec le producteur du film, Scott Steindorff, et l'équipe du film, cliquez ici !
Les funérailles de la Grande Mémé" regroupent des nouvelles écrites entre 1948 et 1962. L'auteur jette ici les bases de son univers romanesque: le bourg mythique de Macondo, dévasté de chaleur et d'ennui. Les Puissants côtoient un petit peuple naïf et inventif. La guerre civile passée, on vit sur des cadavres. Il faut toute la puissance démiurgique de l'auteur pour convoquer le Pape dans cet enfer, lui faire traverser la forêt vierge en gondole!
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...