Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Au miroir de l'anthropologie historique. Mélanges offerts à Nathan Wachtel
Garavaglia Juan-Carlos ; Poloni-Simard Jacques ; R
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753528062
Anthropologie historique. C'est sous ce pavillon qu'est placé le présent volume de la collection "Des Amériques". Issue de développements de l'école historique française des années 1970, cette proposition de recherche croisée a renouvelé la connaissance que nous avons des sociétés humaines, présentes et passées, et modifié le regard que nous portons sur les mondes européens et non européens, Elle n'en a pas fini de porter ses fruits : cet ouvrage collectif en est la preuve. Il réunit quelques-uns des meilleurs spécialistes mondiaux de l'Amérique latine, ceux-là même qui ont contribué, à l'école de John V Murra et aux côtés de Nathan Wachtel, à l'éclat des études américanistes et ceux qui, à leur suite., en explorent de nouveaux horizons. Il est ouvert à la comparaison, qui est au coeur du projet des Annales dans lequel se reconnaissent nombre des auteurs. Et certaines contributions, enfin, intègrent la dimension impériale ou s'inscrivent dans la longue durée. Au Miroir de l'anthropologie historique recoupe ainsi les thématiques qu'a développées Nathan Wachtel dans son oeuvre : mémoire juive, histoire et anthropologie des sociétés andines, marranisme ibéro-américain. Hommage à un "historien-anthropologue" qui a pratiqué de manière exemplaire le dialogue entre l'histoire et l'anthropologie, ce livre démontre la fécondité intacte de cette démarche intellectuelle.
Garavaglia Laura ; Laurent-Catrice Nicole ; Tchyst
Les poèmes choisis de Laura Garavaglia présentent une image originale du monde, qui synthétise la recherche scientifique et spirituelle, la tragédie des changements de temps et, en même temps, l'inévitabilité de la perfection spirituelle, qui relie le superconscient et le divin à la Création. La présence vive des choses n'est pas seulement une trace mélancolique et éphémère de l'existence humaine, elle reflète (comme dans les monades de Leibniz) la mosaïque multiforme de la vie intérieure, suggérant une possible interpénétration des dimensions métaphysiques créées par les Nombres et les Etoiles.
Les espaces littoraux méditerranéens situés entre le grand Rhône et l'étang de Berre ont, au cours des trois derniers siècles, fait l'objet de projets d'industrialisation successifs qui frappent par leur démesure. C'est plus particulièrement le cas des travaux engagés à la fin des années 1960. Le golfe de Fos a été dédié à la pétrochimie, la métallurgie, au traitement des déchets et plus récemment, au fret et à la logistique. L'étang de Berre, déjà considérablement affecté par des pollutions aux hydrocarbures, a été sacrifié sur l'autel de l'économie pétrolière et de la production hydroélectrique. Les effets environnementaux et sanitaires ont été immédiats, provoquant la mobilisation de riverains bien décidés à obtenir de l'Etat qu'il les protège. Ce numéro spécial prend appui sur des travaux interdisciplinaires engagés depuis plusieurs années pour mettre en lumière les vulnérabilités d'un des principaux espaces productifs français. Ne se contentant pas de documenter la catastrophe chronique qui s'y joue, il souligne certaines des forces de ce territoire qui pourraient nous inspirer pour habiter plus précautionneusement l'anthropocène.
Mansilla Lucio Victorio ; Garavaglia Carlos ; Begu
En 1870, le colonel Lucio Vittorio Mansilla commandait les forces armées nationales établies dans la province de Cordoba (Argentine) à la frontière avec les Indiens. Le gouvernement avait signé avec le cacique Mariano Rosas, représentant des Indiens Ranqueles, un traité de paix et d'amitié, qui devait être ratifié avant d'être soumis à l'approbation du Congrès. Mansilla décide, à ses risques et périls, de se rendre, accompagné d'une poignée d'hommes, au c?ur des campements indiens pour traiter personnellement avec Mariano Rosas. "Il faut avoir vécu certaines choses, s'être trouvé dans certaines situations, pour comprendre qu'une mission auprès des Ranqueles peut devenir pour un homme tel que moi, moyennement civilisé, un désir aussi véhément que pour n'importe quel petit fonctionnaire un poste de secrétaire à l'ambassade de Paris." De ce périple naquit Une excursion au pays des Ranqueles. Mansilla écrivit ce livre, qui, par l'originalité du sujet, le pittoresque de son contenu et la vivacité du style, constitue l'une des ?uvres fondatrices de la littérature argentine du XIXe siècle.
Que font les pollutions à ceux qui habitent à proximité de leurs zones d'émission ? La cohabitation forcée avec des résidus chimiques, potentiellement toxiques, est vectrice de contraintes fortes et de troubles, mais elle n'empêche pas l'attachement aux territoires concernés. Cette cohabitation favorise d'ailleurs le déploiement de tactiques pour vivre avec le danger, forgées par les riverains à partir de leurs perceptions et savoirs expérentiels... Grâce à une série d'enquêtes inédites menées à la fois en France, par exemple dans le golfe de Fos, mais aussi en Espagne et au Portugal, l'auteure analyse les expériences quotidiennes des personnes qui vivent à proximité d'usines polluantes. Elle s'intéresse aux conséquences sociales et écologiques de la contamination chronique et aux changements de pratiques censés les contenir. Elle identifie aussi des pistes de récupération collective, arguant que l'hybridation des savoirs experts et profanes, via des expérimentations de métrologie participative, pourraient permettre de définir des méthodes de régulation des risques environnementaux et sanitaires plus précautionneuses.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?