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Moi, monde, mots
Gantheret François
GALLIMARD
17,04 €
Épuisé
EAN :9782070747061
Quatrième de couverture «La poésie se soucie peu de la psychanalyse ; et la psychanalyse n'a rien de très pertinent à dire de la poésie. Et pourtant, en l'une comme en l'autre, s'exerce un pouvoir, ordinairement ignoré, que recèlent les mots.Les mots disent le monde, le souvenir du monde ; ils sont des miroirs nostalgiques où nous ne cessons de nous contempler, de nous regretter. Mais il est une façon de les écouter, de nous laisser les dire et les entendre, qui permet parfois, fugitivement, l'accès aux trésors qu'ils portent, aux traces toujours vivantes qui palpitent en eux. Lorsque cela advient, même de si brève façon, alors...Alors le monde est autre, nouveau comme au premier jour, le tain du miroir est tombé et ce n'est plus nous que nous voyons, mais d'autres visages que nous ignorions, les autres multiples de notre visage ; car nous laisser dire les mots, c'est les laisser nous dire.Alors nous regardons, depuis l'horizon, nous voyons depuis l'entour de nous. Alors, Joë Bousquet peut remercier Paul Éluard : «Vous avez permis que je devienne celui qui dans ma voix m'écoute.»François Gantheret.
Résumé : Forçant sur sa carcasse, l'obligeant à suivre, Paul Cézanne s'avance, sans cesse, vers Sainte-Victoire, l'éternellement belle, l'intemporelle à chaque instant naissante, jamais atteinte. Tout comme bien d'autres offrandes qui m'ont été adressées et que je n'ai pas su recevoir, j'ai perdu Jeanne parce que je voulais la posséder, parce que je voulais m'achever en elle et que, heureusement, elle s'y est refusée, non par quelque fierté, mais pour demeurer en elle-même comme demeurent, résident en leur être, intangibles, les pommes de Cézanne, les hommes debout de Giacometti, Sainte-Victoire. F. G.
Dans un pays du Maghreb, Andrès, journaliste, est prisonnier, détenu au fond d'un puits. Dans la montagne, Tamia survit dans l'espoir de retrouver son amant, incarcéré dans ce même bagne. Par miracle, une nuit, Andrès parvient à s'évader. Pris en charge par Tamia, il part avec elle à la recherche de la Vérité... Un premier roman très noir, mené avec beaucoup de justesse, sur le mensonge et la trahison, où la beauté de la nature devient la seule lueur d'espérance.
Résumé : Parler, c'est chercher le dernier mot. C'est courir après un horizon où tout serait dit, enfin, où serait atteinte une Totalité idéale qui nous échappe sans cesse. Il y a un charme de l'Un. C'est un charme ambigu. Il peut être vénéneux. Promettant d'apaiser "le trouble de penser et la peine de vivre" (Tocqueville), il est le moteur de cette servitude volontaire que dénonçait pour s'en étonner La Boétie. Il fait la force des totalitarismes. Mais c'est aussi dans cette communion dans l'identique que Montaigne voyait l'absolu de l'amitié avec ce même La Boétie. Le langage est l'instrument essentiel des totalitarismes : la langue est en elle-même "fasciste", osait Barthes, car elle contraint à une découpe imposée du réel. Mais c'est aussi par le langage que la poésie met au monde ce qui n'était qu'en souffrance de se dire. La psychanalyse se tient et opère au coeur même de ce paradoxe. Ce livre soutient une thèse : c'est une capacité trop méconnue, trop peu explorée de l'âme, goûtant en elle-même le mouvement des sensations, qui surmonte ce paradoxe et permet d'en éviter les écueils : la sensualité.
Résumé : Pourquoi n'y a-t-il, dans le tiroir, qu'une seule chaussette de chaque paire, et en quels limbes errent les jumelles disparues ? Homo sapiens triomphera-t-il des cafards ? Le Grand Chauve au Col Roulé est-il le dernier des serial killers ? La chouchou est-elle comestible, et comment doit-on la consommer ? Ces questions capitales pour notre époque trouvent ici leurs réponses, et les perspectives qui s'ouvrent ne sont guère rassurantes : Libido, victime d'un virus inconnu, hoquette, des joufflus jusque-là florissants se dessèchent et meurent. Et pourtant, des divans, monte encore le rire des inconscients !
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.