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Francis Ponge et la robe des choses. Actes consacrés à Francis Ponge Nice 9-10 décembre 2010
Bonhomme Béatrice ; Gannier Odile
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782296962675
Cette rencontre consacrée à Francis Ponge s'est déroulée dans le cadre du Centre Transdisciplinaire d'épistémologie de la Littérature et des Arts vivants de l'Université de Nice-Sophia Antipolis, en présence d'Armande Ponge et de critiques littéraires. Elle s'est construite autour de réflexions sur "Lire/Vivre/ Ecrire", a mis en lumière "la matière des mots" et a souligné combien ce poète demeurait au coeur de la littérature actuelle. Des études comparatistes et intertextuelles ont ainsi situé son oeuvre parmi les écrivains de son époque — Camus, Valéry, Bachelard, Meschonnic... —, opéré des rapprochements aussi bien avec des poètes antiques — Lucrèce, Ovide, Horace... — que de grands contemporains comme Philippe Jaccottet et James Sacré. Enfin, pour illustrer les rapports de Ponge avec l'art, outre des réflexions sur Braque, Christine Chamson s'est consacrée à la pratique artistique et nous a fait pénétrer dans l'atelier de Francis Ponge.
Qu'y-a-t'il de commun entre Proust et Gide, entre Jouve et Queneau, entre Gracq et Breton, entre Giono et Malraux, entre Camus et Duras ? Evidemment, rien ; évidemment tout. L'intérêt de cet ouvrage est de nous rappeler que la littérature est une aventure à la fois individuelle et collective, notamment dans le domaine du roman. Le tableau de la littérature romanesque proposé ici est à la fois un panorama et une synthèse. Un panorama libre et ouvert puisqu'il repose sur le choix où la sensibilité personnelle et la culture de l'auteur ne sont pas absentes. La synthèse se dégage d'elle-même de l'excellente organisation du livre. L'auteur nous montre cette aventure de manière pédagogique en choisissant 10 grands romanciers du XXè siècle (une femme contre neuf hommes), personnalités créatrices à part entière, avec leur biographie, leur insertion dans leur époque, leur registre, leurs thèmes, leur écriture, et nous montre aussi que de l'un à l'autre existent des réseaux, des traces, des liens, des rencontres, des oppositions, des ruptures qui font toute l'histoire du roman au XXè siècle.
Approches de l'homme Son époque : bruits et fureurs Biographie Approches de l'oeuvre 1927-1944 : Première partie de l'oeuvre : la lignée "panique" 1946-1970 : Deuxième partie de l'oeuvre gionienne : les "Chroniques" et le sang sur la neige Deux autobiographies romancées 1945-1957 : Le "Cycle du Hussard" (Angelo, Le Hussard sur le toit, Mort d'un personnage et Le Bonheur fou) Approches thématiques La vision d'un monde non classique, entre carnaval rabelaisien et grotesque romantique L'Apocalypse des éléments. Des Batailles dans la Montagne au Hussard sur le toit L'absurde et l'ennui comme catalyseurs de la création Une philosophie et un style en évolution Une remise en question du romanesque traditionnel Jean Giono aux lecteurs Filmographie selective de Jean Giono établie par Jacques Mény Petite anthologie des textes de Jean Giono Petite anthologie critique Bibliographie sélective Index
Bonhomme Béatrice ; Del Rey Ghislaine ; Di Benedet
Le projet scientifique et artistique "Babel" de l'Université Nice Sophia Antipolis avait pour but de poursuivre l'enquête sur le mythe de Babel, considéré comme un mode possible d'approche et de découverte, ou comme un angle d'attaque permettant un décryptage original des arts vivants d'aujourd'hui. Ce parcours de recherche achève aujourd'hui sa troisième phase et réunit dans ce dernier volume des articles autour du thème de "Babel transgressée - La subversion d'un art vivant à l'autre, de la jouissance au blasphème" .
Trait ou tracé, les textes de création proposés dans cet ouvrage forment une ligne cohérente, une orientation, une direction de sens qui s'élargit et se transforme en " espace d'accueillance " comme paysage scriptural ou en ouverture vers le visage de l'autre dans un désir de partage et de beauté. Ainsi le poème est-il, depuis le premier tracé, espace de convergence et de transmutation, espace d'altérité et de don. A travers ces différents témoignages de création, la dispersion du poème, d'abord éclaté sur la page et semblant retraduire une douleur originelle, déchire la blancheur du papier. Mais si le trait s'élargit parfois en gouffre dans le tourbillon d'un dévalement, il peut aussi se transformer en orientation plus rassurante, en véritable paysage qui nous guide vers l'issue créatrice et éthique d'un regard tourné vers le monde et vers l'autre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.