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2001, l'odyssée de l'esprit. À l'ère des sociétés de l'information
Ganascia Jean-Gabriel
FLAMMARION
19,40 €
Épuisé
EAN :9782080677778
Nous vivons une époque curieuse. Alors que les tenants des neurosciences s'ingénient à démonter les mécanismes du cerveau, les partisans des sciences molles comme la psychanalyse s'attachent à sauvegarder les mystères de l'âme. Au centre, les sciences cognitives détaillent l'intelligence humaine à l'aide de quelques équations mathématiques ou de programmes informatiques sommaires. C'est dans ce débat qu'entend ici se situer J.-G. Ganascia. Réduire le fonctionnement de l'esprit à celui d'un ordinateur est très vraisemblablement erroné. D'ailleurs, les cognitivistes sont loin de posséder eux-mêmes les certitudes qu'ils nous assènent. En revanche les ordinateurs nous apprennent beaucoup sur nos capacités mentales et nos limites. Entreprenant de décrypter les modes d'appropriation des machines modernes par l'esprit humain, J.-G. Ganascia met au jour les différentes impostures et les incertitudes qui nous habitent face à eux. Habituellement, ceux-ci se soumettent plutôt à nos désirs, parfois de mauvaise grâce. Mais rien n'exclut qu'un jour, ils se retournent contre nous, transformant nos machines familières en monstres hostiles. Elfes, démons ou génies, même s'ils empruntent des noms plus modernes, peuplent encore notre cerveau. Dans notre Odyssée de l'esprit contemporain, nous sommes loin du positivisme scientifique auquel certains prétendent.
Chou, la mystérieuse princesse chinoise a disparu. Gédéon, personnage imaginatif, frileux et pourvu d'un assez sale caractère, part à sa recherche, accompagné du narrateur. Cette quête les mène au travers d'univers étranges, dans des aventures extravagantes mais utiles, telles celles qui ont permis à Newton ou à Schrödinger de progresser dans la connaissance du monde : les " expériences de pensée ". Gédéon balance ainsi des pommes de la Lune jusqu'à la Terre pour étudier la chute des corps, laisse tomber un ascenseur à la vitesse de la lumière pour vérifier la théorie de la Relativité d'Einstein, remplace tous les neurones d'un cerveau par des cellules artificielles pour élucider les sources de la conscience... Et nous revivons, comme si nous y avions assisté en personne, les expériences que Mach, Einstein, Maxwell, Turing et, plus proches de nous, Searle, Dennett, Putnam... ont imaginées.
Professeur à l'université Pierre-et-Marie Curie, Jean-Gabriel Ganascia poursuit des recherches sur l'intelligence artificielle, la modélisation cognitive et la philosophie computationnelle. Il travaille notamment sur l'éthique de la société de l'information.
Aujourd'hui, les ordinateurs sont présents dans toutes nos activités quotidiennes. Une machine a vaincu le champion du monde du jeu de go, on construit automatiquement des connaissances à partir d'immenses masses de données (Big Data), des automates reconnaissent la parole articulée et comprennent des textes écrits en langage naturel... Les machines seraient-elles vraiment devenues intelligentes, posséderaient-elles un esprit, voire une conscience ? La complexité de l'intelligence artificielle dépasse notre entendement immédiat et suscite nombre d'idées reçues. Ainsi, l'intelligence artificielle reproduirait l'activité de notre cerveau, elle ferait que les ordinateurs ne se trompent jamais et... qu'à terme nous en devenions les esclaves. Jean-Gabriel Ganascia, en distinguant la réalité du pur fantasme, nous permet de comprendre ce qui se joue avec l'intelligence artificielle, quelles sont ses potentialités et ce qu'elle ne sera jamais... sauf au cinéma.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)