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La plume et le pinceau. Odilon Redon et la littérature
Gamboni Dario
MINUIT
24,75 €
Épuisé
EAN :9782707313065
Ami de Huysmans et Mallarmé, "interprète" de Flaubert, de Baudelaire et de Poe, Odilon Redon (1840-1916) n'en affirme pas moins que l'art n'a rien à voir avec la littérature. Paradoxe ? juste mise au point ? réponse à ceux qui l'accusent d'être un "peintre littéraire" ? Une analyse serrée découvre sous cette apparente contradiction le résultat d'une véritable reconversion qui fait passer Redon de la collaboration étroite avec les écrivains décadents et symbolistes à la défense de l'autonomie et de la spécificité des arts visuels. Cette évolution se révèle à son tour symptomatique d'une crise des rapports entre artistes et écrivains qui accompagne, au cours du dernier quart du XIXe siècle et du premier quart du XXe siècle, l'accession de la critique à un rôle déterminant dans le système moderne de consécration et de diffusion des oeuvres d'art. Cet ouvrage, qui conjugue réflexion méthodologique et recherche empirique, renouvelle fondamentalement l'étude de l'oeuvre et de la carrière d'Odilon Redon ; il comprend en annexe la transcription commentée d'une centaine de documents inédits éclairant ses rapports avec la littérature et les écrivains. Par l'analyse d'un cas exemplaire, il entend contribuer à l'histoire du symbolisme, de la critique d'art et de la réception de l'oeuvre d'art tout en jetant les fondements d'une économie des relations entre les différentes pratiques culturelles.
Redon retrouvé. Ouvres et documents inédits" est un livre de référence sur la vie et l'oeuvre d'Odilon Redon, une des figures majeures du symbolisme français et européen. S'appuyant sur une documentation inédite, cette monographie a été conçu pour satisfaire à la fois les attentes des spécialistes et celles des lecteurs désireux de (re)découvrir l'oeuvre de cet artiste. Odilon Redon est un artiste majeur du XIXe siècle. L'accès aux archives Redon permet de proposer aujourd'hui des oeuvres et des documents totalement inédits, notamment deux carnets de dessins reproduits intégralement dans l'ouvrage et commenté par Dario Gamboni. Plus de 350 oeuvres (dessins, lithographies, peintures) complèteront l'ensemble. L'approche des auteurs a permis de concilier l'exploration d'un fond d'archives et oeuvres inédits avec leur analyse et une mise en perspective historique. L'histoire de Redon se trouve ainsi considérablement renouvelée qu'il s'agisse de ses relations familiales, de ses choix et stratégies d'artiste, de son rapport à Bordeaux et à Paris, enfin à son oeuvre même.
Dans un monde où les machines deviennent toujours plus avancées et toujours plus fragiles, où les avions tombent du ciel car l'ordinateur de bord a planté, où les voitures à chevaux connaissent un succès grandissant en raison du manque de fiabilité des trams automatiques, un homme seul travaille à l'élaboration d'une machine intelligente. Tandis que le monde moderne s'effondre peu à peu et que les mouvements extrémistes toujours plus suivis prônent le renoncement à toute forme de technologie, il lui apprend ses premiers mots, prend en charge son éducation et lui fait découvrir le monde...
Sans adieu ". Andries Bonger - Odilon Redon, correspondance 1894-1916, vient satisfaire une attente en donnant accès aux quelques trois cents lettres inédites échangées pendant plus de vingt ans par Odilon Redon, l'un des artistes majeurs du tournant de 1900, et son principal collectionneur, Andries Bonger. Plus de 300 reproductions d'Odilon Redon illustrent leurs échanges. Publier la correspondance d'Andries Bonger et Odilon Redon revient à réaliser un projet souvent formulé, parfois entrepris, mais jamais mené à bien. L'intérêt de ces documents vient de la personnalité de leurs auteurs ainsi que de la durée, de la profondeur et de la qualité de leur échange. Ce diaologue entre l'artiste, grand symboliste du XIXe, et son collectionneur apporte un éclairage nouveau et inédit sur l'oeuvre d'Odilon Redon.
Par une petite histoire d'amour dans un monde où le contact physique n'existe plus, la terrible surprise qui attend Arthur au lendemain de son mariage, la vie quotidienne sur une planète dont le soleil brûle tant que la vie n'est possible que juste après son lever ou son coucher, ou encore ce monde où le temps s'est fatigué et n'avance plus par lui-même, ce recueil rassemble les histoires de personnages confrontés à quelque chose de plus grand qu'eux.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
Si l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en "dons" personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.