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Cher cheval
Gamblin Jacques ; Corentin Sylvain
FATA MORGANA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782377921584
Jacques Gamblin a interprété le facteur Cheval au cinéma en 2018. Rentrer dans la peau de cet homme marqué par les drames, obsédé par l'édification de son Palais idéal, a bouleversé l'acteur. Pour l'interroger comme pour le remercier, il écrit cette intense lettre, lue à la radio en 2020 et jusqu'ici restée inédite. Les mots reviennent sur son appropriation du rôle qui dessine - fort des tourments que l'exercice inflige - une existence rude et hors du commun. Comment marcher dans les pas d'un homme entièrement dévoué à glorifier, par la pierre et l'empreinte, la beauté du monde ? Peut-être en décelant dans ce projet monumental, physique et granitique, toute la magnificence des idéaux mystiques qui l'ont fondé et se sont révélés en silence. Le Facteur et l'acteur se confondent, un costume de souffrance et d'abnégation finit par pénétrer la peau et y déposer sa folie, "cette folie qui fait du bien et du bon".
Lorsqu'on a besoin d'étreinte pour être comblé dans ses lacunes, autour des épaules surtout, et dans le creux des reins, et que vous prenez trop conscience des deux bras qui vous manquent, un python de deux mètres vingt fait merveille. Gros-Câlin est capable de m'étreindre ainsi pendant des heures et des heures." Gros-Câlin paraît au Mercure de France en 1974. Il met en scène un employé de bureau qui, à défaut de trouver l'amour chez ses contemporains, s'éprend d'un python. L'auteur de ce premier roman, fable émouvante sur la solitude de l'homme moderne, est un certain Emile Ajar. On apprendra plus tard que derrière ce nom se cache le célèbre Romain Gary.
Ces textes ont été écrits pour être lus à haute voix et invitent les enfants à la spiritualité. Ils montrent que la Bible raconte avant tout l'histoire d'un peuple qui fait la découverte de Dieu et s'inspirent de la tradition de l'oralité, dans un style poétique, pour mener les enfants sur le chemin de la foi.
Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre. Retour en arrière : Hansen est superintendant a L'Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et - plus encore - de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu'il n'est pas occupé à venir en aide aux habitants de L'Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l'emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L'Excelsior, des conflits éclatent. Et l'inévitable se produit. Une église ensablée dans les dunes d'une plage, une mine d'amiante à ciel ouvert, les méandres d'un fleuve couleur argent, les ondes sonores d'un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman. Histoire d'une vie, T o us les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est l'un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu'animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l'égard de toutes les formes d'injustice.
Un hommage bouleversant de Jacques Gamblin à sa mère, où le rire n'est pourtant jamais loin, prêt à déferler sur la grève. Je n'ai plus que la mémoire de l'instant , dit-elle. Elle reste assise de longues heures, les rideaux à peine ouverts. Elle veut bien voir le dehors mais que le dehors ne la voie pas. Elle se met du rouge à lèvres quand elle reçoit une visite. Son premier baiser, elle l'a donné entre les casseroles et les pinces multiprises. Elle rêvait de jouer le jazz. Un jour, elle est montée à la grande échelle. Comment tu vas te déguiser au prochain carnaval ? Elle répond : En courant d'air. Elle a commencé à perdre l'audition il y a quelques années. La mémoire a suivi et couru à sa perte. Sans bruit. Sans choc. Avec la vie qui change de volume. Pour combler les phrases qu'elle ne prononce plus, j'écris. J'attrape son silence au vol, le fais rebondir, pour l'aimer encore, autrement, pour l'aimer mieux. Un hommage bouleversant à la mère, où le rire n'est pourtant jamais loin, prêt à déferler sur la grève. ---- "Je viens d'achever la lecture de Mère à l'horizon et je suis encore sous le charme de ce très joli texte, tout doux, plein d'humour et de tendresse, plein de charme comme son auteur ! Crayon en main, j'ai souligné de nombreux passages qui m'ont fait rire, qui m'ont touchée par leur poésie". La petite librairie de Sommières ---- "J'ai été séduit dès les premières pages, car j'ai retrouvé sa voix, son esprit, et ce mélange unique de fantaisie et de pudeur, de légèreté dans la gravité. L'élégance du style, l'émotion qui se dégage m'ont profondément touché". Librairie Ryst de Cherbourg
La coquetterie littéraire n'a point sa place ici. De cette attente "avant que l'horizontalité ne l'emporte sur tout le reste" , de cette agonie d'un homme sur le point de mourir, du quotidien d'un malade sans protection dans ce qu'il a de plus désarmant, décrits avec un prosaïsme délibéré, il ne reste que l'essentiel : une odeur evanescente ou une sensation diffuse.
Jean-Luc Parant, inlassablement, d'une obsédante manière, tourne autour de ce qui le hante au plus profond ? : les yeux et la sphère-monde. Tout est contenu dans cet incessant va-et-vient entre les yeux et les boules sur lesquelles vient chanter sa voix. Chant singulier, inimitable transe où les mots s'imbriquent et roulent, dévalent la pente. Le Facteur Cheval, tout aussi fabuleux personnage, chuta au cours d'une des ses tournées et trouva une pierre à l'allure bizarre ? : il venait de sentir la clef de voûte de son Palais idéal. Les boules et les rêves font l'Histoire ? : une seule pierre, travaillée par la pluie et le vent, lie un artiste à un autre et nous invite vers les plus hauts sommets de l'imaginaire.
L'art de Daniel de Montmollin - Frère (et fondateur) de la communauté de Taizé et aujourd'hui reconnu comme l'un des grands maîtres de la céramique - dépasse de loin la simple fabrique des objets. Son travail n'est pas celui de la recherche mais plutôt celui d'une perpétuelle interrogation, toujours à la croisée de la terre et du feu. La beauté qu'il nous offre est celle d'une découverte, "dispensatrice d'une joie qui traverse toute son oeuvre écrite". Ces quatre textes inédits cuisent les paradoxes de la poterie ? : sur le tour, "l'argile paraît immobile comme en un vivant repos. C'est là ce repos qui s'étend à l'être même du potier. "