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Dieu ne nous veut pas contents
Gambaro Griselda
GALLIMARD
12,70 €
Épuisé
EAN :9782070217410
Si maladroit dans ses manières que les siens l'ont exclu de la table familiale, Tristan est un petit garçon esseulé dont le rêve est d'apprendre à chanter. Devenu orphelin, des voisins le recueillent. Chez eux, il trouvera une étrange compagne de jeux, Marie, qui lui fait visiter, en prenant soin de n'y pas mettre les pieds elle-même, cette maison qui, dans leur banlieue, est la seule à rester éclairée toute la nuit. Et c'est un bordel où l'enfant a des visions de cauchemar. Puis, un jour, arrive l'Ecuyère, qui est la tante de Marie, et qui vivote, tant bien que mal, de son métier. Elle se prend d'affection pour Tristan et finit par l'emmener avec elle dans ses tournées en province. Les années passent, la misère augmente, les cirques ne veulent plus de l'Ecuyère... Tristan revient sur les lieux de son enfance à la recherche de Marie, il la trouve dans la maison éclairée, et il revit, cette fois avec elle, l'épouvante ressentie jadis. Avant de retourner auprès de l'Ecuyère et, pour que celle-ci prenne sa revanche, devenir acrobate à son tour, réintégrer ensemble le monde du cirque. Et, enfin, être capable de chanter. Mélancolique et drôle, magique mais sans jamais s'égarer dans les méandres du surréalisme, ce roman est à la fois un hommage à la poésie élémentaire du cirque, si universellement partagée, et l'allégorie, toute en nuances, de la situation politique dans un pays victime de gouvernements sanglants et où toute révolte est vite étouffée.
Quels meilleurs narrateurs de leur terre que les écrivains? C'est souvent à travers leurs livres que nous découvrons un pays, une culture. Ici, ce n'est plus par leur écriture mais par leurs réflexions confiées à Fabio Gambaro que sept auteurs de renom nous conduisent à la découverte de leur pays et nous permettent de « lire l'Italie ». Un voyage à voix haute, loin des clichés habituels.
Griselda Gambaro, elle, ne supporte pas : que le fort coince le faible, l'homme la femme, la femme l'enfant, l'adulte l'adolescent, le riche le pauvre, les préjugés les élans, les tabous, l'invention. C'est pour cela qu'elle écrit cette fois l'histoire de Cledy l'orpheline qui, à travers bonheurs et malheurs, se laissera réduire à sa plus faible expression et n'arrivera pas à gagner sa mort. Il eut fallu pour cela qu'elle "tue la patience". Comme les cris de révolte et de terreur sont monnaie courante, et qu'on risque de ne pas entendre ceux de Cledy étouffés sous plusieurs épaisseurs (et quelques épaisseurs de plus encore puisqu'elle vit en Argentine, précairement, au jour le jour) alors G. Gambaro pousse des cris... de phoque, fait dérailler le disque, distend la réalité et la boursoufle - bref, s'exprime dans un registre où la simple description des faits ne suffit plus pour inscrire les révoltes des femmes qui surgissent partout.
Un ouvrage majeur en linguistique. L'auteur, Docteur en Sciences du Langage s'est intéressé avec une profondeur inédite à celui qui fonde le socle de la Linguistique moderne et contemporaine. "Un travail d'une grande importance, abouti, difficile, exigeant, (...) un apport indéniable à la connaissance du corpus saussurien" : auteur de "Ferdinand De Saussure : Le premier cours de Linguistique Générale professé à Genève - la trilogie achevée -", dans lequel il clarifie l'élaboration du fameux Cours de Linguistique Générale, François Vincent apporte des réponses sur des questions matérielles et intellectuelles sur l'oeuvre de Ferdinand de Saussure "précisant certaines choses essentielles du point de vue méthodologique" offrant "la lisibilité complète à un document précieux" modifiant "la vision que l'on peut avoir de tous les cours de Saussure" dans un texte publié "supérieures à toutes les édifions précédentes". L'ouvrage "permet de mettre en évidence ce qui constitue les 'noeuds' de la pensée saussurienne du signe sous-jacent à la pensée connue, mais peu apparents dans les différentes traditions des saussurismes du XXe siècle. C'est le cas tout particulièrement de la "théorie du mot" qui engage à la fois des aspects négligés de la réflexion saussurienne sur les unités linguistiques et leurs ontologies, et de la "théorie du quaternion", véritable carrefour de la conceptualité saussurienne (...) ; de quoi renouveler, voire réviser, une réflexion sur le "nominalisme" saussurien. François Vincent est en outre diplômé en psychologie et son intérêt plus récent pour la Psychanalyse se situe toujours au centre de la trilogie pensée-langage-langue, de la catégorisation et des catégories dans les trois domaines. L'auteur examine les documents sources dont ceux de Caille ; l'ensemble de l'ouvrage permet de privilégier la thèse selon laquelle Louis Caille tenait le rôle de secrétaire de séance pour le cours original et neuf dont l'introduction dans les programmes modifiait l'orientation de l'enseignement de l'université. Il résulte de ce travail que, de facto, la seule source à proprement parler du Cours I est cette sténographie de Louis Caille, contrairement à ce que suggérait jusqu'ici la connaissance des textes considérés nécessairement dans l'ordre historique de leurs acquisitions.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.