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La dictature du chiffre. Le libéralisme, la science et le psy
Galzin Fabien
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296065505
Consommation, compétition, culture d'entreprise, rentabilité, concurrence, transparence, gestion, obligation de résultat, quantification, maîtrise, contrôle, évaluation, progrès, libéralisme, épanouissement personnel, bien-être, psychologie, génétique, biologie, (psycho-)thérapies, neurosciences, coaching... Le XXe siècle voit la superposition d'intérêts entre l'apogée de la déesse Science et l'avènement du dieu Marché. Alors que nos maux deviennent troubles, nos moindres souffrances sont cataloguées comme maladies. Il s'agit d'être "sain", performant, normé, afin d'atteindre la santé totale conçue comme Bonheur. Que sont nos souffrances devenues ? Passés à la moulinette des neuro-techniques, les consommateurs voraces en quête de pouvoir (d'achat notamment) recherchent la jouissance à travers les objets. Sommes-nous pour autant plus heureux ? La résolution de problème et le quantifiable, appliqués à l'humain, touchent à son humanité même. Il existe un ailleurs. Il se situe hors de l'espace du laboratoire et hors des lois du commerce. La psychanalyse, celle du retour à Freud proposé par Lacan, pose cette question : qui êtes-vous pour souffrir ? Et réaffirme le fait que l'être humain ne se réduit pas à sa dimension comptable ; l'organisme n'est pas le corps ; le cerveau n'est pas le siège de l'âme ; le langage et la parole ne servent pas qu'à communiquer. A prendre le risque d'oublier qu'il a un inconscient, l'homme aspire, plus que jamais, à devenir une créature hybride entre animal génétiquement modifié et machine perfectionnée. Sans esprit, sans poésie, sans fantaisie, sans invention ni créativité, l'individu calculateur et calculé, se montre indifférent, sans opinion, sans question. Il est un évaluateur évalué, un surveillant surveillé, soupçonneux et compassionnel, prêt à l'emploi après avoir digéré tous les prêts-à-penser, il prend le risque de finir formaté et d'être jeté après usage. Inconsistant, liquide et sans attaches, c'est sa conception de la "liberté".
L'Escale, c'est une parenthèse sur la route quotidienne. C'est un temps que peuvent prendre les enfants de moins de 4 ans, toujours en présence d'un adulte familier, pour se poser un moment. L'accueil y est anonyme et gratuit. L'Escale est à réinventer à chaque fois. Les enfants y jouent le plus souvent. Quelquefois, ils s'y disputent et peuvent même y pleurer un instant. Les adultes, comme les enfants, y apportent leurs soucis, leur bonne ou mauvaise humeur, et leur envie de passer un moment ensemble. On y parle de ce qu'on veut, on échange des idées, des impressions, parfois des recettes. On se questionne, on se réconforte. Au-delà du moment passé ensemble, une parole nouvelle peut surgir, une question prendre forme. En 1990, des professionnels de la petite enfance décidaient de créer l'Escale, en s'inspirant de l'expérience de Françoise Dolto et de quelques autres psychanalystes (La Maison Verte). Ces professionnels, les accueillants, ne sont à l'Escale ni animateurs ni thérapeutes. Cependant, leur expérience en psychanalyse leur permet d'être les garants du bon fonctionnement du lieu. Ils veillent à ce que l'Escale reste un lieu vivant. Cet ouvrage est le témoignage qui relate la genèse et les 20 ans d'histoire de cet endroit pas comme les autres. Une étape, une récréation, une fantaisie, un témoignage afin que l'aventure se poursuive.
Un voyage en Russie a la particularité de n'être jamais fini et le carnet qui en fait la relation garde toujours un goût d'inachèvement. Chaque étape du parcours, de Saint-Pétersbourg à Moscou, avec pour escales des lieux mythiques comme l'île de Kizhi ou les villes princières de l'Anneau d'or, aiguise notre curiosité et chaque page du carnet s'emplit de nouveaux questionnements. "Passerelles" s'entend de plusieurs manières : au niveau spatial, pour évoquer les lieux où, à l'abri de l'immense taïga, le monde de la terre se confond avec le monde aquatique. Au niveau temporel, pour remémorer nos relations historiques avec la Russie, au cours des trois derniers siècles, en particulier à l'époque des Lumières, dont la présence rayonne toujours remarquablement à Saint-Pétersbourg. Enfin, à un niveau métaphorique, pour décrire l'opposition continue entre Saint-Pétersbourg l'Européenne et Moscou la Slave, de l'Empire tsariste à l'Empire soviétique et à la Russie libérale d'aujourd'hui.
Aujourd?hui, le bois concerne tous les programmes. Voici donc tous les éléments techniques et réglementaires indispensables aux concepteurs et maîtres d?ouvrage pour construire avec le bois. Une bonne connaissance de la structure du bois, de son comportement, des différentes essences disponibles, des produits dérivés, des lois qui régissent son assemblage et son collage ainsi que des méthodes de protection et d?habillage les plus récentes, constitue un atout décisif pour le développement de l?emploi du bois dans le bâtiment. Avant tout pratique, ce livre illustré consacre d?importants développements aux difficultés propres à la construction en bois et aux précautions de conception et de mise en ?uvre dont il faut s?entourer. Un chapitre traite des aspects réglementaires de la construction en bois, notamment de l?eurocode, de la résistance au feu et de la nouvelle réglementation acoustique.
Cécile est hôtesse d'accueil à plein temps, caissière à temps partiel, femme de ménage au black et mère de deux garçons : Bouillotte et Fléchette. L'anniversaire des dix-huit ans de son premier enfant précipite Cécile dans un tourbillon introspectif quatre mois après une rupture amoureuse. Sa vie est rythmée. A marche forcée et minutée, elle enchaîne tout seule. Elle célèbre d'ailleurs seule, tristement, au champagne, les dix-huit ans de son fils. Est-elle réellement heureuse aujourd'hui ?
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.