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Rue d'Alger
Gallicchio Alessandro ; Sintès Pierre ; Mourlane S
EDITIONS MF
30,00 €
Épuisé
EAN :9782378040390
Rue d'Alger propose la réinterprétation d'éléments urbains marseillais renvoyant aux histoires coloniales, à partir du croisement des perspectives artistiques et de la recherche académique. Le projet investit l'Institut culturel italien, exemple emblématique de l'architecture fasciste sur le sol français, en ouvrant les portes d'un lieu "dissonant" , et en révélant les archives. Si Rue d'Alger questionne la propagande du rêve expansionniste mussolinien, il ne se limite pas à l'élaboration d'un discours centré sur l'Italie. Le positionnement de l'Institut culturel italien au coeur de la Rue d'Alger invite en effet à élargir le propos aux héritages des relations asymétriques que la France a construit avec l'Afrique du Nord. L'exposition propose pour cela un dispositif polyphonique dans lequel les artistes et les chercheurs abordent les "fantômes" du passé colonial en revenant sur la construction de l'espace partagé et circulatoire que pourrait dessiner la Méditerranée d'aujourd'hui.
Derrière les 100 vêtements et accessoires présentés dans cet ouvrage se cache l'histoire d'une nécessité : protéger du froid, marcher sans douleur, rester au sec, courir plus vite... Aucun d'entre eux n'a été conçu uniquement pour le style, et c'est précisément ce qui les rend fascinants. Pensées pour leur utilité, leur robustesse et leur efficacité dans un contexte précis, ces pièces ont ensuite été reprises, copiées, voire détournées. Certaines sont devenues culte, d'autres familières, mais toutes sont restées. Plongez dans les histoires et les anecdotes qui ont façonné ces modèles iconiques. Ce qu'ils étaient. Pourquoi ils ont changé et comment ils ont fini par s'imposer dans nos dressings.
La Manadologie est un roman d'aventure. Sur le mode d'une science-fiction spéculative qui remet en jeu des textes de philosophie classique, deux personnages (un humain dancartésien et un Streck) parcourent le monde physique et métaphysique à bord d'une navette spatiale de troisième génération. Chassés par les autorités du métaroyaume du coin de galaxie où ils étudiaient leur première manade, ils prennent le large en spatio-clandestins et découvrent des univers problématiques empruntés à Borges, Spinoza et Leibniz. La mesure, le langage, le performatif et la fiction sont au coeur de leurs aventures manadologiques effrénées. Au cours desquelles ils découvriront les gestes essentiels de la vie dans l'espace : comment replier une manade, comment boire ses hrön à la paille, comment parler dans un langage fluide sans y perdre son latin, comment mesurer le monde sans le découper. Si d'aventure, le lecteur passé par tous les périls de cette réactivation narrative elle-même performative, était amené à (r)ouvrir la vraie Monadologie et à la (re)lire en se disant, comme Gilles Deleuze, qu'il n'y a pas de meilleur auteur de science-fiction que Leibniz, le Streck en bleuirait d'aise.
L'ouvrage se propose de montrer le sens qu'il y a à s'orienter, en politique, par affinités, tout en distinguant la logique affinitaire d'une logique identitaire et clanique discriminante, et en questionnant son rapport à la prise en compte de la coexistence non choisie des êtres humains, avec la pluralité de leurs préférences et de leurs genres de vie. Il propose la thèse suivante : c'est paradoxalement l'orientation affinitaire, sensible, consciemment partiale, plus qu'une prétention à s'orienter d'après des raisons, qui est la plus à même de faire une place à la coexistence de la multiplicité, parce qu'elle reconnaît l'absence de principe et donc l'illégitimité de toute prétention à l'uniformisation du monde. Cette problématique conduit à poser la question de la place de la raison dans le domaine politique, à penser le rapport entre pensée logique et sensibilité politique. Par là, c'est aussi une éthique des choix politiques qui est esquissée.
Louis revoit, vingt ans après, un visage de femme croisé dans l'enfance, et comprend trop tard qu'il a manqué son destin. Il écrit l'histoire de cette rencontre, et nomme la femme Cendre. Il le fait avec détachement, comme déjà mort, dans un style froid. Car si les faits sont extraordinaires, il ne les comprend qu'au fil de la narration, et le dessin complet, celui de sa vie, ne se forme qu'au fil des pages, toujours trop tard.
L'histoire ? C'est celle d'un garçon qui est amoureux de sa mère. Il l'aime et la désire comme un amant. A vingt ans, il est renversé par une voiture et ne peut plus faire usage de ses bras ni de ses jambes. En fauteuil dans sa chambre, il enregistre alors des "gandes", des fichiers audio sur lesquels il confie à sa mère, sa "Moune", sa "Mouny" ou sa "Moon", comme il l'appelle alternativement, cet amour pour elle, cet "Omène" qu'il lui porte.