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Concerto à la mémoire d'un ange. Alban Berg 1935
Galliari Alain
FAYARD
22,45 €
Épuisé
EAN :9782213678252
Par sa beauté formelle et son lyrisme, le Concerto à la mémoire d?un ange d?Alban Berg a séduit un large public, dès sa création. À sa charge émotionnelle ? l??uvre est dédiée à Manon Gropius, fille d?Alma Mahler, dont la mort à l?âge de dix-huit ans, en 1935, frappa le Tout-Vienne ? s?est très vite superposée une légende: parce qu?il composa son concerto sous le choc de cette mort prématurée, et qu?il mourut soudain lui-même en décembre de la même année, Berg aurait eu en écrivant cette ?uvre funèbre la prémonition de sa propre fin, composant par anticipation son requiem.Alain Galliari démêle ici la légende et la réalité, en ouvrant sur les derniers mois de la vie de Berg des perspectives inédites: des informations biographiques et une observation fine de certains détails de la partition lui permettent de battre en brèche cette interprétation trop séduisante. Sa réflexion, associée à une empathie profonde avec l??uvre et avec ce que Berg vécut intérieurement au long de sa dernière année de vie, révèle des prolongements bien plus riches, qui nous font mieux comprendre le bouleversement que le Concerto à la mémoire d?un ange ne cesse d?engendrer chez ses auditeurs. Musicologue, directeur de la Médiathèque Musicale Mahler, Alain Galliari est l?auteur de Anton von Webern (Fayard, 2007) et de Franz Liszt et l?espérance du Bon Larron (Fayard, 2011). Il a également publié Richard Wagner ou le Salut corrompu (Le Passeur Editeur, 2013).
Richard Wagner se voulait poète autant que musicien. Il écrivit lui-même les livrets de ses opéras, qu?il revendiquait au même titre que la musique. C?est à eux qu?Alain Galliari s?attache ici, selon une optique généralement négligée bien qu?elle soit centrale dans l?univers wagnérien: la quête du Salut. Du Hollandais volant (1841) à Parsifal (1879), les héros wagnériens sont tous habités par la promesse de relèvement qui est au c?ur de la Révélation chrétienne, par ce combat intérieur cherchant la voie qui tourne le dos au Mal et marche vers le Bien. C?est pourtant le chemin inverse que son ?uvre ne cesse de pratiquer, en vertu d?un secret refus qu?Alain Galliari tente d?approcher. Suivre les héros wagnériens dans leur quête obscurcie du Salut revient ainsi à observer l??uvre subtile du Mal: égarer les c?urs qui cherchent Dieu, afin de les détourner du chemin qui les ramène à Lui; les amener à préférer être comme des dieux plutôt qu?à l?image de Dieu. « Wagner n?a médité aucun problème plus intensément que celui du Salut. » (Nietzsche)
Poursuivant le cycle amorcé dans l'ouvrage précédent avec les Fils de l'Oiseau Tonnerre consacré aux populations autochtones de la côte est et afin de sensibiliser le public à ces civilisations souvent méconnues et injustement confondues, le musée du Nouveau Monde vous propose de découvrir une région d'Amérique du Nord où se trouvent réunies des communautés aux cultures très vivantes et très spécifiques : la Californie, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. Caricaturés ou magnifiés par le western, on pense bien sûr en premier lieu aux Apaches et aux Navajos vivant dans ces contrées. Ce sont en fait les derniers arrivés, sans doute au XVI e siècle. Athapascans venus du nord, ils se sont installés à proximité de peuples implantés là depuis des centaines d'années au moins, qui avaient développé une culture sédentaire extrêmement riche et dont les vestiges archéologiques continuent à nous émerveiller. Aujourd'hui, Pueblo de l'est (Kérès) et de l'ouest (Zuni et Hopi en particulier), Pima, Papago, Mohave réussissent, sur les réserves que leur ont concédées les Américains à la fin du XIX e siècle, à entretenir des traditions vivaces en particulier sur le plan religieux ainsi que l'actualité récente des ventes aux enchères parisiennes nous l'a rappelé. La situation californienne est plus complexe : chassés, traqués, abattus, entre autres lors de la grande ruée vers l'or de 1848, les très nombreuses populations de cette région ont pour beaucoup disparu et les communautés survivantes sont peu nombreuses. Ayant bénéficié d'une terre riche et généreuse, elles n'ont pas eu besoin de produire beaucoup de biens matériels. Leurs traces sont donc plus rares et leur immense patrimoine immatériel a en partie disparu, tel celui des Yahi symbolisé par Ishi, dernier survivant de son peuple, adopté par l'université de San Francisco et dont l'histoire rapportée par Théodora Kroeber nous fait vivre la terrible tragédie de ces hommes envahis par les vagues d'immi-grants occidentaux. Plus de cent cinquante objets de collections privées et publiques françaises (musées d'Annecy, du Havre, du Quai Branly, muséums de Rouen et La Rochelle?) permettront au visiteur de se faire une idée de la variété de ces cultures, de leurs exceptionnelles productions, céramiques et vannières en particulier, et de leurs étonnantes et spectaculaires traditions religieuses.
Si la musique de Webern a suscité une vaste littérature depuis la consécration qu'elle reçut après la mort du compositeur en 1945, il manquait une monographie récente qui considère l'homme et son oeuvre indépendamment de l'éclairage mythique dont la postérité les a entourés. A la lumière de sources pour la plupart inédites en français, Alain Galliari propose du plus radical des représentants de l'école de Vienne une vision qui contredit sous bien des aspects l'image qui en a été colportée. Loin du cérébral dominateur que sa gloire post mortem a tissé, l'homme que les sources découvrent montre un être tout en paradoxes, introverti et intense, vulnérable, mais décidé et intransigeant, perpétuellement en recherche, hanté par une quête métaphysique à dimension religieuse - celle d'une Vérité supérieure qui est celle du mystère de la vie, dont les formes naturelles étaient à ses veux les manifestations directes et à laquelle toute oeuvre d'art devait se conformer. Vision essentielle à l'approche de 1'oeuvre du musicien, économe jusqu'au vertige, qui éclaire son organisation exigeante et présage une intensité expressive qui n'a pas toujours été comprise. Cette monographie, qui tend à cerner par la biographie les fondements esthétiques de l'oeuvre de Webern, cherche aussi à éclairer l'attitude de l'homme à l'égard des turbulences de son temps, questionnant la relation qu'il put avoir avec la monarchie, l'austro-marxisme et finalement le nazisme. Alain Galliari réinscrit ainsi l'homme complexe et secret que fut Anton von Webern dans les soubresauts de l'Autriche des années 1900-1945, déchirée par le cataclysme de la Grande Guerre, l'effondrement d'un empire dont il était l'enfant, la terrible double décennie de l'entre-deux-guerres, l'annexion au Reich hitlérien et le sombre épilogue de la Seconde Guerre mondiale, à l'issue de laquelle le compositeur trouva une mort qui fit partie intégrante de sa légende posthume et que ce livre cherche aussi à démêler. A l'égal de celles de Schönberg et de Berg, comme des autres membres de l'école de Vienne, dont elles ne se séparent pas, la vie et l'oeuvre d'Anton von Webern reflètent ainsi un temps bouleversé et tragique, où le pire se double d'une aspiration permanente au vrai par le beau et le neuf, offrant un ultime éclairage au radicalisme de sa musique.Musicologue, Alain Galliari a publié divers études et ouvrages (dont un livre d'entretiens avec le compositeur Claude Ballif). Il est depuis 2001 directeur de la Médiathèque Musicale Mahler.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!