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Pour la gloire de Dieu et du roi. Les récollets en Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles
Galland Caroline ; Cottret Monique
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204094269
Ce livre, fruit d'un patient travail de recherche mené dans les archives canadiennes, romaines et françaises, écrit une page trop longtemps méconnue de l'histoire du Québec : l'aventure des récollets dans l'Amérique française puis anglaise aux XVIIe et XVIIIe siècles. En 1615, le célèbre explorateur Champlain fait appel à ces frères, membres d'une nouvelle réforme au sein de la famille franciscaine, pour l'accompagner en Nouvelle-France. L'originalité de cette aventure réside dans la capacité des religieux à adapter leurs missions et leurs apostolats au gré de l'histoire politique, coloniale et religieuse. De leur arrivée en Nouvelle-France en 1615 à la prise de Québec par les Anglais en 1629, les récollets dirigent tous leurs efforts vers les Amérindiens, qu'ils cherchent à convertir en les francisant. Une quarantaine d'années plus tard, quand Louis XIV permet aux frères de repasser dans la colonie, il attend d'eux qu'ils se mettent au service des colons. Acquis à la cause du roi, les récollets s'adaptent une nouvelle fois : pour combler le déficit de prêtres séculiers, ils deviennent curés des paroisses les plus pauvres de la vallée laurentienne ; pour desservir les hommes qui se battent au nom du roi de France, ils deviennent aumôniers militaires. À travers l'apostolat, c'est l'identité franciscaine de ces religieux qui se joue : comment ces frères français expérimentent-ils, dans le cadre colonial, une autre façon d'être et de vivre leur vocation ? Tout l'enjeu est de saisir le double mouvement à l'oeuvre dans l'histoire des récollets en Nouvelle-France : dans quelle mesure cette identité détermine-t-elle leurs pratiques missionnaires outre-Atlantique ? A l'opposé, comment les différentes formes de la mission, dans le contexte spécifique de la colonie, influent-elles sur l'identité des frères ? Ce double mouvement - transformer le monde et être transformé en retour par le monde - est au fondement même du franciscanisme. L'histoire des récollets de la Nouvelle-France donne à voir cette dialectique à l'oeuvre.
Galland Caroline ; Guilloux Fabien ; Moracchini Pi
Square des récollets" (Paris), "rue des récollets" (Liège), "boulevard des récollets" (Toulouse), "Mont des récollets" (Cassel)... Mais qui sont les récollets ? Seuls les historiens peuvent aujourd'hui répondre à cette question, car les récollets n'existent plus. Au cours de sa longue histoire, l'Ordre de saint François n'a jamais cessé de se réformer, de se diviser, mais aussi de se réunifier. Des mots nouveaux sont apparus pour désigner les franciscains, puis ont disparu, à l'instar de ces récollets qui ont prospéré en France, dans les Iles Britanniques, les Pays-Bas méridionaux et l'Empire germanique, entre les Guerres de religion et la fin du XIXe siècle. Le terme "récollet" dit déjà quelque chose de l'identité de cette réforme car il est apparenté à l'ancien verbe français "recolliger" qui signifie "se recueillir en soi-même". Mais ce désir de recueillement n'empêche pas ces religieux d'être très actifs dans les sociétés d'Ancien Régime, au point d'être souvent comparés à d'autres franciscains réformés, beaucoup mieux connus, les capucins. Prédicateurs, confesseurs, peintres, mystiques, écrivains, controversistes, missionnaires (en Hollande protestante comme en Angleterre anglicane), aumôniers militaires (en Nouvelle-France), supérieurs de moniales, les récollets ont inventé une identité franciscaine originale qui a perduré bien au-delà de la disparition de cette réforme.
Eprouvez-vous parfois de l'ennui ou de l'agacement quand vous rendez visite à vos parents ? Si tel est le cas, c'est le signe qu'un changement devrait intervenir dans votre relation. Mais comment jouer votre rôle de fils ou de fille, une fois parvenu à l'âge adulte ? Et comment être parent d'adultes ? Sylvie Galland aborde ces questions en appuyant ses réflexions sur de multiples témoignages. Elle présente les adaptations nécessaires au cours des différents âges de la vie qui peuvent aller, avec le vieillissement des parents, jusqu'à l'inversion des rôles. Elle décrit les conditionnements qui freinent le cheminement des uns et des autres, et propose des voies possibles pour sortir de missions, de loyautés et de systèmes relationnels contraignants. Le but de l'évolution souhaitée ? Que les parents et leurs enfants devenus adultes trouvent ensemble la juste distance, celle qui permet une écoute et une reconnaissance mutuelle, des rencontres authentiques et une communication vivante.
La question des inégalités (de classe, de statut économique, de genre, ethno-raciales...), définies comme une différence d'accès à des biens sociaux jugée injustifiée, est au coeur de la sociologie. Ce manuel a pour ambition de proposer le bilan le plus complet possible des travaux et connaissances sociologiques sur le sujet, et d'ouvrir des pistes de réflexion sur le domaine : quelle est la genèse de la notion d'inégalité ? Pourquoi les inégalités se transmettent-elles et se reproduisent-elles ? Quels sont les rôles respectifs de la famille, du système éducatif, des pouvoirs publics ? Comment et dans quelle mesure l'Etat parvient-il à corriger les inégalités de départ entre les groupes sociaux ? L'ouvrage est illustré par de nombreux exemples internationaux et des figures originales. Des compléments numériques sont disponibles sur le site www.armand-colin.com. Ils permettent d'approfondir certains concepts présentés dans l'ouvrage et proposent plus de 500 références en grande partie internationales.
La jeunesse est une catégorie aux contours incertains. A quel âge commence-t-elle, à quel âge finit-elle ? Cette simple question soulève un ensemble de difficultés théoriques et pratiques. Plutôt que de chercher une définition autour de l'âge biologique, objective, mais forcément arbitraire, la sociologie doit montrer comment l'âge est une production sociale qui a évolué au cours de l'histoire et qui varie en fonction des situations sociales. Cette incertitude entourant la définition de la jeunesse s'est accrue avec l'affaiblissement des rites de passage, l'allongement des transitions professionnelles et la prolongation du temps des expériences qui tendent à repousser toujours plus tard l'âge d'accès à un plein statut adulte. Cette troisième édition propose une relecture et une reconstruction sociologiques de la jeunesse. Mais, au-delà de la réflexion sur cette catégorie, l'ouvrage en teste l'efficacité pour décrire et analyser la situation des jeunes dans la société française. Cette exploration permet également de passer en revue les principaux concepts élaborés par les sociologues pour comprendre le rôle de l'âge dans les sociétés.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...