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L'Homme trace. Perspectives anthropologiques des traces contemporaines
Galinon-Mélénec Béatrice
CNRS EDITIONS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782271071392
Avec le XXIe siècle, semble émerger un genre nouveau, celui de l'Homme trace. Jamais dans l'histoire de l'humanité, les outils technologiques n'ont été aussi nombreux et aussi efficaces non seulement pour communiquer, mais aussi enregistrer les moindres faits et gestes du quotidien. Il s'ensuit une forme de traçabilité humaine qui suscite les inquiétudes les plus déraisonnables et des questionnements éthiques, légitimes et inédits, qui touchent aux notions mêmes d'intimité et de liberté. Observant et analysant certaines des traces les plus exemplaires de l'homme contemporain, les spécialistes réunis ici placent ces interrogations primordiales en perspective. Dépassant l'illusoire évidence de la "trace", ces chercheurs, issus de champs disciplinaires variés (sciences de la communication, sociologie, informatique, psychologie, linguistique, mais aussi géographie et anthropologie), traitent le sujet sous des angles divers, déconstruisent la notion de trace et en dégagent un nouveau paradigme. Emerge ainsi l'absolue nécessité de mettre en rapport le contexte de production de la trace, celui de sa réception et de son interprétation. Une exploration contemporaine de la nature fondamentale de l'Homme.
Engagé dans un mouvement vertigineux, notre XXIe siècle brouille les repères. En intégrant du non-vivant au vivant et du vivant au non-vivant, les nouvelles techniques bouleversent les frontières de l'anthropologie. Les conceptions que l'"humain pensant" a de lui-même, de son schéma corporel comme de son identité, en sont renversées. Ce quatrième tome de la série L'Homme-trace prend donc le "corps", le corps-trace plus précisément, comme objet d'études. Il s'agit pour les chercheurs réunis ici d'examiner les processus traçuels à l'oeuvre en reprenant et questionnant la thèse, développée par Béatrice Galinon-Mélénec, d'une interaction étroite et rétroactive entre le corps et un système écologique multifactoriel marquée par l'histoire de l'Evolution. Le corps ainsi considéré s'inscrit dans une dynamique systémique liant un corps-interprété et un corps-interprétant au sein d'un complexe où des corps en co-présence sont animés par des interactions permanentes : à l'intérieur du corps, du dedans au dehors et du dehors au dedans. Avec cette nouvelle approche, toute la relation soignant-soigné, par exemple, prend une nouvelle dimension. La série L'Homme-trace montre comment la trace peut servir de paradigme interprétatif au sein de différentes disciplines et combien cette approche impose une déconstruction des processus à l'oeuvre dans l'interprétation humaine de la notion de trace.
Relié à des inconnus par des technologies numériques simplifiant l'accès à l'information et à la communication, l'humain du XXIe siècle, même le moins tenté par les nouvelles technologies, laisse partout des traces de ses actions. Relevant de la sphère publique ou privée, les traces numériques de ce Nouveau Monde sont manipulables et susceptibles de ressurgir dans des contextes imprévisibles. Chaque jour, ce fonctionnement inquiète d'autant plus que le numérique gagne progressivement toutes les pratiques contemporaines. Issus de champs disciplinaires variés (sciences de la communication, informatique, linguistique, sociologie, etc.), les universitaires de renom, réunis ici, non seulement lèvent le voile sur la façon dont se fabriquent et s'utilisent les traces numériques, mais aussi analysent les réponses aux risques encourus, qu'elles relèvent d'une protection passive ("le droit à l'oubli") ou active (la performance dans la gestion des traces numériques). Cet ouvrage, second d'une série "L'Homme trace", constitue un des volets du paradigme de l'Homme-trace. La production, l'usage et l'interprétation des traces numériques y sont situés dans leurs analogies et différences avec d'autres catégories de traces. Un ouvrage qui renvoie le lecteur à ses propres comportements et propose une protection relevant de trois mots clefs : formation, responsabilisation, éthique.
Le corps communicant a été un champ de recherche trop peu développé au XXe siècle car nécessitant une approche interdisciplinaire. Cette approche caractérise les sciences de l'information et de la communication depuis leur institutionnalisation, ce qui leur donne une position privilégiée quant à l'analyse des pratiques du corps. Pour saisir toute la complexité du sens des pratiques corporelles, des chercheurs en sciences humaines et sociales se sont réunis, afin de mettre en corrélation les logiques sociales de construction et d'appropriation des messages corporels, le tout situé dans des contextes à enjeux à la fois différenciés et fortement reliés. Dans cette perspective, il convient de considérer les pratiques du corps comme des lieux privilégiés de l'expression d'un rapport individu / société toujours situé culturellement dans une époque donnée.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.