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L'anthropologie à l'épreuve de la mondialisation
Galibert Charlie ; Wilke Joachim
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296019508
Dans le cadre de l'émergence d'une raison mondialisante prenant en compte, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, l'ensemble de la diversité d'expression des cultures qui composent l'unité de l'homme, l'anthropologie possède un potentiel considérable d'analyse et de compréhension de notre monde en mutation. Avec son aptitude historique unique à rendre plus proche le lointain et à mettre à distance le familier, avec un savoir issu des interactions entre l'ethnologue et les acteurs sociaux eux-mêmes, l'anthropologie dispose d'un accès privilégié à l'expression mondialisée des valeurs, catégories et rationalités singulières à l'œuvre dans l'humain. Pour faire entendre sa voix, elle doit se confronter à la mondialisation de l'altérité, mener une réflexion sur ses origines philosophiques et historiques comme sur ses rapports à la raison occidentale, et prendre en compte le désir de parole de ceux qu'elle étudie. La rencontre et le dialogue mondialisés prennent la forme d'une anthropologie généralisée où l'éthique et l'épistémologie occupent une place privilégiée. C'est ainsi que cette science humaine par excellence pourra formuler au mieux son projet de conversation de l'homme avec l'homme.
Thierry Galibert, professeur des universités, est historien des idées et de la littérature. Il est notamment l auteur de La Bestialité, paru chez Sulliver où il dirige également la collection «Archéologie de la modernité ».
Si le sauvage sert de point d'appui à ce livre par opposition à un barbare de type féodal qui initie pour sa part le libéralisme c'est afin de trouver en lui le fondement commun des êtres humains et ainsi mieux justifier la nécessité d'un régime politique répondant à la logique du vivant. Notamment au travers de leur pratique de la coopération et du fédéralisme les sauvages promeuvent une organisation fondée sur la responsabilité individuelle et la participation commune. Au croisement de plusieurs sciences humaines (histoire anthropologie littérature politique biologie...) qui permettent d'en cerner toutes les implications cet essai démontre que la fracture historique entre la sauvagerie et la barbarie conditionne le destin libéral des sociétés occidentales.
Affaires de harcèlement sexuel, mariage pour tous. ABCD de l'égalité... Ces dernières années, la société civile française a été secouée parla problématique du genre. Enfin un petit manuel pour s'informer ! Ce livre vulgarise cinquante années de recherches sur les relations entre femmes et hommes, Il montre qu'indépendamment de notre sexe biologique, le fait d'être reconnu comme homme ou femme découle d'une construction sociale : " On ne naît pas femme ou homme, on le devient ", disait Simone de Beauvoir. Comment la société attribue-t-elle aux individus masculins et féminins des rôles déterminés, différenciés, hiérarchisés et inégalitaires ? L'auteur identifie des facteurs sociaux qui entretiennent et reproduisent les inégalités : médias, littérature, école, jouets, orientation scolaire, famille, différences salariales, sexualités, pornographie... et invite le lecteur à s'émanciper des idées reçues. Ce manuel d'auto-formation au genre permet de prendre du recul et de ne pas tomber dans la catégorisation et tes stéréotypes. Il propose aussi et surtout des outils pour oeuvrer en faveur d'une reconstruction égalitaire des relations femmes-hommes. Une référence pour les métiers du social et des ressources humaines, un guide de libération de la pensée pour la citoyenne et le citoyen éclairés !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.