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La beauté à outrance. Réflexions sur l'abus esthétique
Galard Jean
ACTES SUD
20,30 €
Épuisé
EAN :9782742752607
Parmi les images de violence, de ruine et de mort dont le photojournalisme est l'inlassable pourvoyeur, certaines sont belles. Quelques-unes semblent trop belles: on leur reproche d'utiliser la misère du monde au bénéfice de l'art, de tirer parti de la souffrance, de miser sur l'effet esthétique du malheur et sur la beauté du désastre. Les reporters, de leur côté, se disculpent en assurant qu'ils n'ont pas cherché à faire de l'art, qu'ils ont simplement voulu témoigner de ce qu'ils ont vu. Dans cette justification, comme dans cette critique, il se peut que les uns et les autres n'aient pas de l'art une idée très juste. Cet essai ravive des questions esthétiques qu'on pourrait croire éteintes, l'abstraction les ayant exténuées. Il les aborde en se référant à des aspects paradoxaux de l'art contemporain aussi bien qu'à des oeuvres anciennes, au théâtre autant qu'au cinéma documentaire. Il choisit d'affronter des cas aigus, notamment celui de certaines photographies troublantes et controversées, qu'on trouve dérangeantes parce que leur beauté, sans doute, paraît elle-même déplacée. Biographie de l'auteur Jean Galard a enseigné la philosophie à l'université de Sào Paulo. Il a dirigé plusieurs organismes culturels, parmi lesquels la Maison Descartes à Amsterdam et l'Institut français d'Amérique latine à Mexico, ainsi que le service culturel du musée du Louvre de 1987 à 2002. La Beauté à outrance élargit les perspectives de son essai de 1984, La Beauté du geste.
Résumé : Robert Filliou, artiste franco-américain, a exposé en 1969 cet assemblage devenu célèbre : un balai-brosse, un seau, une serpillière et un écriteau accroché au balai, portant l'information "La Joconde est dans les escaliers". C'était l'avis d'une éclipse de l'art, signifiée par l'absence d'une de ses icônes. C'était aussi la réduction d'un personnage illustre au statut ordinaire de concierge. Ce contraste produisait un effet trivial. Elargissons : le délitement moderne de quelques idéaux traditionnels entraîne des conséquences également triviales. On explore ici, sur un mode doucement sarcastique, les manifestations de cet abaissement : propos et situations prosaïques, expansion de la banalité, propagation de la trivialité. Cependant cet essai, hostile aux généralisations maussades, cherche quels seraient la contre-pente ou les contre-pôles de l'hypothétique laminage contemporain. Des références à la vie commune, ainsi qu'à certaines oeuvres d'art anciennes ou récentes, relancent, ici et là, cette réflexion sur la prose de la vie. Jean Galard est agrégé de philosophie. Il a enseigné l'esthétique à São Paulo. Il a été attaché culturel d'ambassades et directeur d'instituts français à Casablanca, Niamey, Istanbul, Mexico, Amsterdam. Chargé de constituer les services culturels du Louvre, il les a dirigés pendant quinze ans. Il est l'auteur d'ouvrages sur ce musée et de divers essais. Il a publié en France notamment chez Actes Sud, Robert Laffont, Gallimard, Citadelles & Mazenod et abondamment à l'étranger.
Bélanger Catherine ; Galard Jean ; Lammerhuber Loi
Sensualité et sexualité dans les peintures du Louvre. Le concept photographique consiste à détacher la nudité, la sensualité et la sexualité dans la peinture du contexte de l'intention artistique et de concevoir les modèles comme des mannequins dans un studio aujourd'hui. La photographie se sert de tous ces " modèles " et les interprète avec l'esthétique de la mode, de la photographie érotique et de la photographie publicitaire. L'art fascinant de la représentation du corps nu. Un cadeau idéal pour les amateurs d'art !
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.