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De Beyrouth à Jénine. Témoignages de soldats israéliens sur la guerre du Liban
Gal Irit ; Hammerman Ilana ; Neuve-Eglise Catherin
FABRIQUE
14,20 €
Épuisé
EAN :9782913372306
Intellectuels et officiers de carrière, ou bien garagiste, chanteur de rock, architecte-urbaniste - servants de chars, pilotes de chasse, parachutistes - quatorze militaires israéliens apportent leur témoignage sur la guerre du Liban de 1982, vingt ans après. Ils racontent les combats confus et meurtriers autour des camps de réfugiés de Tyr, le siège de Beyrouth, le massacre de Sabra et Chatila. Et c'est l'un des intérêts du livre que de rafraîchir la mémoire sur ces horreurs. Mais ce qui rend ces témoignages poignants, c'est ce qu'ils expriment comme doute et comme angoisse morale après toutes ces années. L'un est hanté par l'image de la petite fille blonde qui lui fait face derrière la porte qu'il vient de défoncer à coups de crosse ; l'autre se souvient que de son avion, il a lancé toute la nuit des fusées éclairantes sans savoir qu'il illuminait le massacre de Sabra et Chatila ; un autre encore ne peut oublier le jour où le général commandant la division lui a dit en face : " Vous n'avez pas compris, ce sont des Arabes qui tuent des Arabes, on ne s'en mêle pas. " Et ils sont plusieurs à penser que " tout a commencé là ", avec cette guerre menée au milieu de populations civiles : " Il y a - dit l'un d'eux - une ligne directe qui mène de Beyrouth à Jénine. "
Il est aisé de constater que la médiation a pris une place considérable dans nos sociétés modernes. Pour l'histoire officielle, cela commence il y a un quart de siècle avec le médiateur de la République créé pour recevoir les réclamations des citoyens dans leurs relations avec l'Administration. Aujourd'hui la médiation est partout, sur l'antenne d'une grande radio nationale, à l'écoute des auditeurs, comme auprès de sans-papiers qui se trouvent menacés d'expulsion... Le phénomène en réalité est beaucoup plus ancien, il atteste que notre monde à toujours été en recherche constante de médiation et de médiateurs. Le phénomène reste pourtant assez mal connu, sans doute parce qu'il est par nature, et par nécessité, protéiforme. Entre représentations et pratiques, entre continuité et rupture, la médiation peut apparaître à bien des égards comme un serpent de mer. Relève-t-elle du phénomène de mode ou de la nécessité en temps de crise ? Est-elle une réalité pratique ou une utopie. Une régression ou un progrès ? Est-elle une justice de seconde zone ou pis, une justice dénaturée ? La médiation suscite probablement plus d'interrogations qu'elle n'apporte de réponses. Dans le but de lever une partie du voile, des sociologues, philosophes, juristes, politistes et historiens ont accepter de croiser leurs réflexions. Cet ouvrage est le fruit de leurs travaux. Il rend compte d'une approche privilégiant la longue durée et le changement d'échelles, ce qui nous amène à circuler à travers le temps et l'espace, de l'Europe du XVe siècle jusqu'à celle d'aujourd'hui, de la Savoie ducale à la Cour d'appel de Grenoble, de l'Angleterre de Hobbes, à notre Union européenne qui, faut-il le rappeler, depuis certains " non ", n'a peut-être jamais autant manqué de médiation !
Biographie de l'auteur Stéphane Gal est docteur en histoire moderne et maître de conférences d l'université Pierre Mendès France de Grenoble, auteur de Grenoble au temps de la Ligue - Etude politique, sociale et religieuse d'une cité en crise, PUG, 2001
Dans un temps si lointain que la mémoire des hommes l'a oublié, en des contrées ravagées par la guerre, l'orgueil des hommes et leur soif de pouvoir, Arn a connu l'humiliation et l'exil. Banni de son royaume, bafoué par ses ennemis, il n'aura de cesse que de se venger et de recouvrer sa dignité perdue. Un récit magistral qui plonge aux sources même de l'héroïc fantasy, signé de l'éclectique Jean-Pierre Dionnet et du génial dessinateur Jean-Claude Gal, trop tôt disparu.
Pourquoi le terme "fe ? ministe" est-il librement approprie ? a` la fois par l'extre^me droite, la gauche, et le capitalisme ? Dans un contexte, ou` les notions de fe ? minisme et d'e ? ga- lite ? sont vide ? es de leur sens hier radical, que peut signi- fier e^tre fe ? ministe aujourd'hui ? Quels sont les combats a` mener ? Comment mettre au coeur des luttes des femmes l'antiracisme, l'anticapitalisme et l'anti-impe ? rialisme ? Franc ? oise Verge`s s'attache d'abord a` interroger les deux re ? cits me ? diatiques qui dominent l'histoire du mouvement des femmes des anne ? es 1970 en France, l'un qui parle d'un mouvement qui aurait mene ? a` une reconnaissance de la place des femmes franc ? aises dans la re ? publique avec ses valeurs de lai ? cite ? et d'e ? galite ? , l'autre qui de ? nonce un mouvement qui aurait e ? te ? exclusivement "blanc" et essen- tiellement inte ? resse ? par la liberte ? sexuelle. Reconnaissant une profonde asyme ? trie entre ces deux re ? cits, Franc ? oise Verge`s questionne cependant les causes de l'effacement de fe ? minismes radicaux et anticoloniaux, antiracistes et anti-impe ? rialistes des anne ? es 1970. Il faut en effet analy- ser comment le fe ? minisme e ? tatique contribua a` la pacifica- tion du mouvement radical en faisant des discriminations et de la loi l'objectif des luttes ; comment il transforma le contro^le des naissances dans le Sud global ou aupre`s des femmes pauvres et immigre ? es et l'inte ? gration des femmes racise ? es dans le monde du travail globalise ? en politiques de la sororite ? . Il a su faire de l'inte ? gration des femmes dans le monde du travail et dans celui de l'e ? ducation la mesure du progre`s des gouvernements et des institutions internatio- nales. Le fe ? minisme carce ? ro-punitif a pris peu a` peu une place majeure, donnant au tribunal et a` la police le ro^le de prote ? ger les femmes des discriminations et des abus, ignorant l'analyse sociale et politique. Violences domes- tiques et sexuelles sont devenus le fait d'individus isole ? s, Franc ? oise verge`s Leur fe ? minisme et le no^tre 208 pages 11 x 16, 8 cm 12 euros 9782358721745 enferme ? s dans une pathologie de masculinite ? s arrie ? re ? es et n'ont plus e ? te ? analyse ? es comme faits sociaux. En faisant disparai^tre le radicalisme des mouvements de femmes des anne ? es 1970 qui furent porte ? s par l'e ? nergie des grandes luttes anti-impe ? rialistes et antiracistes pour passer a` un fe ? minisme de la pacification, c'est le de ? sir de faire e ? clater les structures qui est efface ? . Dans un deuxie`me temps, a` travers une lecture critique de la me ? taphore de "vagues" , l'auteure propose une temporalite ? et une spatialite ? des luttes des femmes pour la justice et la liberte ? , contre le racisme et pour l'e ? ga- lite ? qui exce`de celles du cadre national. En partant des luttes des femmes esclavagise ? es et colonise ? es, puis des luttes des femmes des socie ? te ? s postcoloniales franc ? aises, elle montre l'internationalisme des luttes. Puis, partant des gre`ves de ces dernie`res anne ? es de femmes ouvrie`res racise ? es qui font le me ? nage dans les ho^tels ou nettoient les gares, Franc ? oise Verge`s revient sur les analyses fe ? ministes autour de la question du travail dit "fe ? minin" - le travail de soin et de nettoyage. Elle propose de mettre au coeur d'un fe ? minisme politique et re ? volutionnaire ce travail dans ses dimensions de classe et de race. Enfin, Franc ? oise Verge`s fait une analyse critique des politiques gouvernementales actuelles - la parite ? et l'ine ? galite ? - et, s'appuyant sur les nombreux exemples d'offensive fe ? ministe a` travers le monde, elle sugge`re des pistes d'action et des axes de recherche pour renforcer un fe ? minisme politique et re ? volutionnaire.
Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.
Féminismes islamiques : un titre qui en fera sursauter beaucoup, y compris parmi celles et ceux qui se pensent à l'abri de tout préjugé. C'est que le stéréotype "islam= oppression de la femme" croise partout comme un sous-marin, tantôt en surface et pavillon haut, tantôt dans les profondeurs de l'inconscient. Ce que montre ce livre, le plus souvent on ne le sait pas : que dans les pays où l'islam est la religion dominante, des croyantes puissent lutter pour l'égalité, retourner les textes sacrés contre le patriarcat, s'élever contre les autorités politiques et religieuses qui bafouent les droits des femmes. De l'Egypte à l'Iran, du Maroc à la Syrie, en France, aux Etats-Unis et jusqu'en Malaisie, des intellectuelles, des chercheuses et des militantes sont engagées dans une démarche féministe à l'intérieur du monde religieux musulman. Zahra Ali nous fait entendre leurs voix et propose ainsi de décoloniser le féminisme hégémonique.
Tant que l'Etat existe, il n'y a pas de liberté. Quand il y aura la liberté, il n'y aura plus d'Etat. Ces mots ne sont pas de Bakounine, ni de Malatesta, ni de Proudhon: ils sont de Lénine, réfugié en Finlande à l'été 1917 avant le déclenchement de la révolution d'Octobre. Il a utilisé son temps à l'écart de l'action pour reprendre et élargir ses notes sur la théorie de l'État, déjà énoncée dans les Thèses d'avril. dans L'Etat et la révolution, Lénine convoque les textes de Marx et Engels sur la Commune de Paris. Il les utilise pour combattre les opportunistes de droite, les chefs de la IIe Internationale qui soutiennent la guerre en cours. Il réduit au minimum les divergences entre anarchistes et marxistes: non, le marxisme n'est pas un étatisme, il vise au contraire au dépérissement de l'Etat - avec une phase de transition, la dictature du prolétariat, dont la Commune parisienne est un moment paradigmatique. Pour reprendre la formule de Marx à propos de Hegel, Lénine est aujourd'hui traité "en chien crevé". Dans sa présentation, Laurent Lévy montre ce que cette pensée politique garde d'original et d'actuel.