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1799, un nouveau Jacobinisme ? La démocratie représentative, une alternative à brumaire
Gainot Bernard
CTHS EDITION
31,01 €
Épuisé
EAN :9782735504664
En 1799, la République constitutionnelle connaît une crise profonde, marquée par l'effondrement des " républiques s?urs " et l'échec du contrôle par le Directoire des élections du printemps. De cette crise du régime directorial, l'historiographie n'a retenu que l'issue : le coup d'Etat du 18 brumaire et l'avènement du régime personnel de Bonaparte, prélude à l'Empire. Or, au fil de ce dernier été de la décennie révolutionnaire, il y eu une tentative de " régénération " des institutions républicaines, qui constitue le c?ur de l'ouvrage de Bernard Gainot. Loin d'être un épiphénomène limité aux sphères dirigeantes parisiennes, cette " résistance républicaine " fut le résultat d'une mobilisation nationale de grande ampleur, présentée tantôt comme un sursaut patriotique, tantôt comme une résurgence nostalgique du jacobinisme de 1793. Or, ce " jacobinisme " de1799, égalitaire et libéral, chercha avant tout à sauver la République en se dégageant de l'expérience, encore proche, de la Terreur de 1793-1794. Outre un retour aux sources du mouvement démocratique, il y eut recomposition politique autour d'un programme de " démocratie représentative " souveraineté des assemblées primaires, liberté de la presse, droit d'association, confédération démocratique européenne, institutions fédératives. Malgré l'échec final, sanctionné par la mise en place d'un pouvoir personnel fort, cette ultime tentative démocratique de la Révolution française constitue le chaînon manquant entre le legs révolutionnaire et le renouveau du mouvement républicain démocrate dans les années 1830.
Chappey Jean-Luc ; Gainot Bernard ; Bertaud Jean-P
«De la volonté de civiliser à celle de domestiquer les peuples, le rêve impérial s'est transformé en entreprise de domination au bénéfice des intérêts français.» Atlas de l'empire napoléonien Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre une période charnière de l'histoire de France et de l'Europe, depuis la construction de l'Empire, jusqu'à son effondrement. Une analyse fine et contrastée du projet politique de Napoléon, officiellement inspiré des Lumières mais bâti sur la conquête et le contrôle autoritaire des populations. Dynamiques démographiques, sociales, économiques et culturelles : un tour d'horizon des bouleversements de l'époque. Un héritage pérenne : création du Code civil, développement des voies de communication, réformes de l'administration, modernisation des villes, essor de Paris en capitale impériale... Deux siècles après Waterloo et la chute de l'Empire, cette nouvelle édition dresse le juste portrait d'une époque, au plus près des populations.
Biard Michel ; Gainot Bernard ; Pasteur Paul ; Ser
En inventant la droite et la gauche comme forme de positionnement politique, la Révolution française voit poindre, aux confins d'un échiquier ainsi redéfini dès la fin de 1789, des formes de radicalité qui ont contribué à rendre le débat plus tendu. En même temps que la politique naît une forme "d'extrémisme" à droite comme à gauche, qui se caractérise par une grande attention théorique tout autant que par des pratiques de rupture avec le débat supposé plus calme des Assemblées. Les actes de ce colloque se proposent d'interroger la notion "d'extrême" depuis son apparition dans le débat révolutionnaire jusqu'à ses plus récentes manifestations, en France ou en Italie par exemple, où une gauche radicale a pu se manifester et continue d'exister sous différentes formes. Ce sont de multiples facettes de cette réalité mouvante qui sont ici proposées et étudiées. Qu'en est-il d'une définition précise de "l'extrême" ? Est-ce une posture idéologique revendiquée dans une Assemblée représentative ? Ou bien, de par sa radicalité, ne peut-elle se déclarer que dans un espace autre, celui de la militante, de la société civile et de l'action sociale ? Est-elle une réalité homogène ou bien à son tour traversée de nuances, voire d'oppositions qui la divisent ? Ne serait-elle pas plutôt une réalité et un mot imposés par ses détracteurs inquiets ou agressifs, sous la forme d'un stigmate visant à décrédibiliser depuis deux cents ans ceux dont la politique est dite "d'extrême gauche"? "Extrême" devient alors un stigmate qui permet de ranger sous un même mot le terroriste, le partageux, la pétroleuse, ou le militant syndical trop actif. Qu'en est-il des acteurs de cette radicalité de gauche ? Qu'en est-il des systèmes de représentations qui, depuis plus de deux cents ans, tentent de la marginaliser au nom d'une politique du bon sens, au nom d'un centre modéré rejetant à sa périphérie celles et ceux qui sont considérés comme des dangers pour l'ordre public et social ? Il s'agit ici d'ouvrir des pistes pour inscrire dans l'histoire du politique cette réalité de la gauche "extrême", ces combats d'images, ces luttes de mots, autour d'une pensée et d'une pratique de gauche dont on essaie de savoir si elle est "extrême" parce que décalée par des discours dominants faisant de la modération l'objet de l'ordre politique.
Voici un nouvel instrument mis à la disposition de tous les chercheurs, étudiants ou passionnés d'histoire maritime et coloniale. II permet d'appréhender, à travers les questions maritimes et coloniales, le devenir de l'Empire français entre 1789 et 1815. Il s'agit d'un supplément à la Bibliographie française sur la marine et les colonies (1789-1815), enrichi de 1507 notices nouvelles non recensées précédemment. Ces documents inventoriés, imprimés en français, sont multiples : motions, discours, avis, mémoires, journaux, procès-verbaux, lettres, adresses, observations, rapports, états, proclamations, arrêtés, etc. Trois fonds essentiels des Archives nationales ont été prospectés : D XVI (Comité de la Marine), D XXV (Comité des Colonies) et Colonies F3 (Collection Moreau de Saint-Méry). Avec ce nouvel ensemble, ce sont 7145 références de textes écrits et variés qui sont portées à la connaissance de tous, permettant de comprendre et expliquer cette époque.
L'encerclement par l'ennemi d'une communauté humaine est une des formes les plus emblématiques de la guerre depuis le siège de Troie jusqu'au siège d'Alep. La révolution militaire née à la fin du XVe siècle rend plus étroite encore l'intrication de la guerre et de la politique qui résulte de la guerre de siège. Pourtant les guerres de la Révolution et de l'Empire semblent la rendre obsolète, paraissant lui préférer le mouvement, l'offensive et la bataille décisive, les sièges n'étant plus que la manifestation d'une brutalisation grandissante du conflit au cours duquel la population civile est prise en otage. Parce qu'on s'en tenait à cette vision classique, une relative pauvreté historiographique s'ensuivit, qui ne tenait pas compte de l'abondance d'une documentation sur laquelle au contraire ont voulu s'appuyer les auteur/e/s des interventions réunies dans ce volume. Nuançant la vision classique, voire la remettant en cause, ces études de cas déploient leur analyse selon des perspectives à la fois géostratégique, politique, sociale, juridique et mémorielle. Elles étudient les luttes civiles, telles celle de Vendée, les soulèvements contre la conquête napoléonienne, ainsi ceux de la Péninsule ibérique où le siège se transforme en symbole national, et, à mi-chemin de la guerre civile et de la guerre étrangère, sa fonction dans les nouveaux départements belges et rhénans. Elles revisitent les campagnes de la Révolution, notamment celle des Flandres en 1794, Carnot s'avérant un disciple de Vauban, les campagnes de Bonaparte en Italie, terre d'élection de la guerre de siège, comme pendant la Renaissance. De 1792 à 1814, son importance demeure cruciale. Les difficultés de sa mise en oeuvre pendant la campagne de 1814 ne comptent pas peu dans l'échec final de Napoléon.