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Camps de travail sous Vichy. Les "Groupes de travailleurs étrangers" (GTE) France et Afrique du Nord
Gaida Peter
INDES SAVANTES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782846546386
Durant les "? années noires ? ", la France et ses colonies d'Afrique du Nord se couvrent de nombreux camps de travail, pour des chômeurs français, des soldats "? coloniaux ? " et des réfugiés étrangers, tous gérés par un nouveau "? Commissariat à la lutte contre le chômage ? " créé par le régime de Vichy. Des milliers d'étrangers - dont 30 ? 000 Espagnols réfugiés politiques de la Guerre d'Espagne - sont incorporés par le régime de Vichy dans de nombreux "? Groupes de travailleurs étrangers ? " (GTE) et forcés de travailler dans l'agriculture et dans l'industrie de la zone dite "? libre ? ". Cette "? xénophobie d'Etat ? " trouve son prolongement en Afrique française du Nord où plusieurs milliers de réfugiés étrangers et de communistes français déportés de la métropole sont également regroupés dans des GTE afin de réaliser un vieux rêve colonial ? : un chemin de fer à travers le désert, le "? Transsaharien ? ".
À la fois omniprésent et incernable, le temps est une dimension omniprésente de nos existences, indissociable de notre rapport au cosmos, à la vie biologique, à la conscience mais aussi à l?histoire, à la culture et à la société. Parce qu?elle est au confluent de plusieurs champs d?expérience et de réflexion, la question du temps offre une passerelle privilégiée pour croiser des approches rarement invitées à se rencontrer : celles des sciences d?un côté (physique, biologie, médecine, cosmologie), celles des arts de l?autre (littérature, cinéma, arts plastiques, musique, théâtre). Au-delà des questions qui touchent à la réorganisation des partages cognitifs et disciplinaires (entre sciences et arts), l?objectif de cet ouvrage est de montrer la fécondité des transferts épistémologiques entre ces deux domaines. D?un côté, les sciences constituent un réservoir inépuisable pour les arts, auxquels elles proposent une multiplicité de modèles du temps opérant à différentes échelles : temporalités non linéaires, réversibles, cycliques ou emboîtées, qui peuvent être dynamisées par des bifurcations, des catastrophes ou des phénomènes d?émergence imprévisibles. De l?autre, les arts sont un lieu privilégié de modélisation, d?exposition et de mise à l?épreuve de modèles temporels, qui tantôt croisent la rationalité dominante (sciences, historiographie), tantôt en réactivent des dimensions occultées (mythe, rite, etc.). Frayant à la fois dans l?imaginaire et le rationnel, ces représentations du temps permettent d?exhiber la complexité d?un phénomène qui ne peut être appréhendé que dans l?entre-deux des savoirs et des arts.
Cet ouvrage, coécrit par Peter Gaida et Emmanuel Dorronsoro, allie Histoire et Mémoire. Le choix du titre nécessite une précision importante ? : l'appellation "? Espagnols rouges ? ", pour être historique, n'en est pas moins discutable. Pour Franco, toutes celles et ceux qui n'avaient pas rejoint "? sa ? " rébellion étaient des rebelles... joli paradoxe ? ! Les républicains de droite, les radicaux, les socialistes, les anarchistes, les Poumistes, "? tous des rouges ? ! ? " et, dans le contexte de l'époque, "? tous communistes ? ! ? " C'était inexact mais ce fut portant la stratégie que le dictateur employa avec constance pour apparaître aux yeux du monde occidental comme le chantre de l'anticommunisme. "? Mieux vaut Hitler que le Front populaire ? ! ? ". Au moyen de cette simple manipulation sémantique, Franco s'attira toutes les sympathies des droites occidentales et resta sur son "? trône ? " jusqu'en 1975. Assujettis au travail forcé en Gironde (comme ailleurs) dans le cadre de l'organisation Todt, les "? Rotspanier ? " connurent l'internement dans l'archipel des camps du département parmi lesquels le "? centre de séjour surveillé? " de Mérignac et le frontstalag de Saint-Médard-en-Jalles étudiés avec précision et de manière inédite. La construction du Mur de l'Atlantique et de la base sous-marine de Bordeaux furent pour eux des lieux de souffrance et d'asservissement. Malgré tout, à l'image de Celestino Alfonso, républicain espagnol FTP-MOI du groupe Manouchian, fusillé au Mont Valérien, nombre d'entre eux s'engagèrent dans la Résistance et sacrifièrent leur vie sur le sol de France. A la caserne Niel à Bordeaux-Bastide, 3 ? 000 "? Espagnols rouges ? " furent internés dans des conditions très particulières entre l'automne 1942 et l'été 1944. Le 27 ? août 1944, veille de la libération de Bordeaux, Pablo Sánchez meurt les armes à la main à proximité du pont de Pierre. A-t-il sauvé le pont de Pierre comme certains l'affirment ??
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.