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La théologie de la nature et la science à l'ère de l'information
Gagnon Philippe
CERF
58,30 €
Épuisé
EAN :9782204068468
L'histoire des rapports de la théologie chrétienne et des sciences de la nature a été conditionnée par la volonté initiale des maîtres de la " première révolution scientifique " de décliner toute action nécessaire à penser l'organisation constitutive et l'encadrement des entités naturelles. Inattentifs au déploiement du contrôle hiérarchique, ils ont propagé une vision qui ne permettait plus à la théologie de la nature de poser aux sciences expérimentales certaines des questions qu'elle n'avait cessé de soulever lors de ses rencontres antérieures avec maints systèmes philosophiques. Retraçant l'histoire de certaines périodes charnières du développement des sciences occidentales, le présent ouvrage s'applique d'abord à exposer les bouleversements conceptuels qui, au XXe siècle, ont relié la conscience, les lois physiques et les niveaux d'organisation dans le but de montrer qu'une nouvelle chance s'est alors offerte à la théologie : celle-ci est invitée à réviser son langage pour l'ouvrir à la quête de sens que nous pouvons ressaisir en marge du projet des sciences expérimentales. La réflexion séculaire sur les probabilités avait préparé l'intervention du concept d'information, d'abord lié à un effort de maximisation du rendement des communications. Prenant la mesure des questions que pose cette théorie de l'information aux sciences biologiques, ce travail vise à dégager tout autant les points de recoupement en direction d'une théorie générale des systèmes que les insuffisances et les énigmes laissées en suspens. Relisant quelques-unes des preuves traditionnelles de l'existence de Dieu inférée à partir du monde, s'appuyant sur les intuitions pionnières de Ludwig von Bertalanffy et de Norbert Wiener, l'auteur s'emploie à les rapprocher du projet mobilisateur de la cybernétique et des éléments de nature " mythique " que, depuis sa naissance, il n'a pu tout à fait éliminer. Cet ouvrage se termine par la confrontation des grands facteurs de régulation de l'histoire de la pensée occidentale, mettant en rapport l'utopisme d'un contact poétique avec le monde et celui, concurrent, de la domination sur la matière et l'énergie exprimé par l'utopisme rationnel de la technique.
Partir à la conquête des terres inconnues de la vie spirituelle en approfondissant les grandes intuitions de Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955), voilà ce que propose Philippe Gagnon dans cet ouvrage qui nous entraîne bien au-delà des ornières dans lesquelles se sont trop souvent enlisées les études consacrées à l'?uvre du célèbre paléontologiste français. Dans l'éventail des spiritualités chrétiennes, celle de Teilhard occupe une place à part. La prière par excellence y devient l'abandon complet au creux des " grandes mains qui forment et qui créent ". Animé d'une passion sans bornes pour le monde et l'extraordinaire déploiement de toutes les merveilles qu'on y trouve, sans verser dans un optimisme béat, Teilhard de Chardin offre à notre temps une des plus belles expressions de l'espérance chrétienne.
Ce bon Dr Smog toujours à l'écoute de ses patients!Syndromes, phobies, hallucinations, si seulement il pouvait les aider... Créé par un des illustrateurs les plus en vue au Québec, André-Philippe Côté, le Dr Smog est probablement le psy le plus amusant qui soit. À lire ou à offrir, un album bon pour le moral.
A partir de la question de savoir comment la science peut expliquer, ce texte pose la question à l'égard des formes d'enquêtes qui semblent inaptes à prédire. La question du modèle d'explication qui admettrait des données statistiques est ensuite confrontée aux idéaux rigoureusement prédictivistes et déterministes. En discutant du modèle confirmationniste, on tente ici de tirer les conséquences de l'absence de procédure qui puisse venir disconfirmer en contexte probabiliste. C'est l'occasion de s'interroger sur le mode de résolution des problèmes et défis dont fait montre la nature dans le but de reposer la question de la place de la téléologie eu égard à l'espace laissé ouvert par l'absence de procédures de validation. On est ainsi conduit à réinterroger la présence de schèmes d'économie d'énergie et d'optimalité qui rendent raison d'une anatomie transcendante, et puis finalement conduisent à s'interroger sur la place que tient la forme dans la vision que nous prenons de la nature.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...