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Les signes du monde. Une ethnographie des centres d'hébergement
Gagnon Eric
LIBER CANADA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782895787440
Vivre et travailler en centre d'hébergement pour personnes âgées (EHPAD en France et CHSLD au Québec) n'est pas facile. Ce livre jette un autre regard sur cette réalité en se centrant sur la manière dont les personnes - résidents et soignantes - font l'épreuve de leurs limites et de la solitude. Les médias ont dénoncé la piètre qualité de la nourriture, la vétusté des bâtiments, le manque de soin, la mauvaise hygiène. Les difficultés auxquels ils sont confrontés, et que la pandémie de la covid-19 a amplifiées, sont nombreuses. Mais ils sont aussi portés par des femmes et des hommes qui s'y investissent corps et âme. En retrait du monde, ils sont néanmoins traversés par les interrogations, les contradictions, les normes et les rêves de la société contemporaine. Ni hôpital ni résidence, le centre d'hébergement est l'ultime refuge où une population âgée va terminer ses jours, souvent à l'écart du regard social.
Paquet Mario ; Gagnon Eric ; Brugère Fabienne ; Vi
Résumé : Ce livre explore les liens de proximité en soutien à domicile à travers un dialogue entre l'auteur et deux personnages : Autonome S'démène (une femme) qui prend soin de son conjoint et une intervenante, Marie Elaine Va-De-Bon-Coeur. Ce dialogue arrive à point nommé, car non seulement les liens de proximité n'ont pas encore fait l'objet d'une attention particulière dans l'évaluation des services, mais aussi parce qu'au dire de plusieurs acteurs en soutien à domicile, ils seraient menacés, voire en voie de disparition. Pourtant, lorsque les intervenantes établissent des liens étroits et chaleureux, notamment avec les personnes aux prises avec une situation d'incapacité, celles-ci, en raison de leur savoir-faire et de leur savoir-être, deviennent des indispensables "aides à vivre". Dès lors, le lien prime sur le service étant donné que le souci de l'autre des intervenantes apporte un soutien social qui contribue à la qualité de vie et au bien-être de ceux et celles qui vivent une expérience de soins à domicile. Par conséquent, les liens de proximité s'avèrent un investissement en santé et non pas une perte de temps qu'il faudrait sacrifier sur l'autel de la "sacro-sainte productivité" qui domine actuellement le discours de la gestion des services.
La colère a plus d'un visage. Violence redoutée, courte folie ou refus indigné, elle fait l'objet d'appréciations et de jugements variés et contradictoires. Il y a de multiples façons de l'éprouver et d'en faire l'expérience. Ce livre propose un voyage dans l'imaginaire occidental en suivant les multiples représentations de la colère dans la littérature, la philosophie, l'art et l'histoire. Il s'attache à la manière dont la colère a été comprise et jugée, mais également à la façon dont les individus et les sociétés, à travers elle, déchiffrent leur âme, sondent leurs limites et interrogent leur être.
Résumé : Voici, en un seul volume, une nouvelle édition revue et augmentée des trois Guides Info-Parents. Ce nouveau guide comprend les thèmes de l'enfant et de l'adolescent en difficulté, de la vie en famille ainsi que des complications de la maternité. En tout, plus de 200 sujets, annotés et par ordre alphabétique, contenant chacun un choix de livres, d'organismes d'aide et de sites Internet s'adressant aux parents, aux enfants et aux adolescents.
A la mort de sa femme qu'il aimait, un grand silence s'estfait. La conversation entre elle et lui s'est interrompue, leurs échangesquotidiens ont cessé, leur vie commune s'est rompue. L'auteur a dû apprendre àcomposer avec son absence, avec un vide qu'il pouvait sentir et même entendre, en lui et tout autour de lui. Il a alors commencé à écrire. Celivre, texte hybride entre l'essai et le récit, est né dans le deuil et l'aaccompagné, mais il va bien au-delà. Retour sur un passé, il est devenuexploration d'un présent tendu vers l'avenir. Un présent porté par un désir, hérité pour une part de la personne aimée. "Si une sourde angoissehabite ces pages, une angoisse que le lecteur connaît sans doute, ma méditationn'est ni triste ni morbide. Elle est une exploration sensible du monde, uneinvitation à mieux le sentir et le pressentir, en suivant les contours dusilence et du désir, à percevoir un peu mieux quelques nervures ou dimensions denotre existence".
Est philosophe celui qui, se sachant en route, veut savoir où il va. Au cours de l'histoire, les réponses proposées à cette interrogation sont multiples. Elles sont en même temps traversées par des constantes et constituées en familles relativement cohérentes et durables. Or on constate, à l'examen des diverses doctrines sur les questions humaines fondamentales, des différences majeures entre celles transmises en Occident et celles entretenues en Orient. En quoi consistent ces divergences, mais aussi les points de rencontre ? Pourquoi dit-on " philosophies " occidentales mais " sagesses " orientales (hindouisme, taoïsme, bouddhisme, confucianisme) ? Cet essai a pour objectif d'approfondir cette distinction. A cette fin, il se laisse guider par dix notions de la pensée occidentale que l'on compare dès lors à l'usage qui en est fait dans l'autre tradition : la substance, la connaissance, l'essence, la raison, le dualisme, le moi, la liberté, le temps, le bonheur, le salut ; dix chantiers ouverts, dix chapitres d'une grammaire de base de civilisation. Philosophie ou sagesse ?
Certains philosophes soutiennent de nos jours que la philosophie est morte. A en juger les acrobaties mentales à la mode dans les milieux postmodernes, toute personne raisonnable sera sans doute portée à l'admettre. Mario Bunge estime pourtant que le diagnostic est prématuré. Car on continuera à philosopher aussi longtemps qu'on se posera des questions sur le monde et sur notre place en son sein. Ce qui semble clair, en revanche, c'est que la philosophie institutionnelle est, elle, en crise. A preuve, le peu d'idées nouvelles qu'elle propose pour aider l'homme ordinaire à comprendre le monde, le savoir ou l'action. Pis, quelques philosophes ont même favorisé cette décadence en mettant au rancart les grands problèmes de la philosophia perennis, l'ambition des vastes systèmes de connaissance et la raison elle-même. Tout en admettant ce triste état des choses, Mario Bunge croit que c'est là une crise dont la discipline se remettra, dans la mesure où elle acceptera d'affronter les vrais problèmes de la réalité, qu'elle sera exacte et compatible avec la science, et surtout qu'elle évitera les questions oiseuses et les raisonnements abscons. Cet ouvrage trace dons les grandes lignes d'une pareille pratique philosophique. Dans une langue claire et sans jargon technique, il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à des questions telles que : Qu'est-ce que la matière ? Qu'est-ce que l'esprit ? Quelle est la nature de la société ? Y'a-t-il des limites à notre connaissance ? Qu'est-ce qui distingue la science de la pseudoscience ? Comment équilibrer droits et devoirs ? Ces questions se posent encore aujourd'hui et la philosophie devrait être l'outil intellectuel pour y répondre.
L'essence paradoxale de nos sociétés libérales, qui valorisent l'individu sans pour autant désagréger le collectif (elles le recomposent plutôt), n'est souvent pas prise en compte. Que ce soit à propos de l'individu, que l'on relègue au statut de monade fermée sur elle-même, de la morale, dont on déplore la perte, du monde économique, envisagé seulement sous l'angle d'un capitalisme sauvage qui aurait pour conséquence inéluctable une mondialisation inéquitable, ou encore des médias, responsables de tous les maux du monde contemporain, le jugement est chaque fois tranché et sans nuances. Ce que Gilles Lipovetsky propose au contraire, c'est une description à géométrie variable de nos sociétés libérales, seule apte à rendre compte de l'intégralité du phénomène postmoderne. C'est à pareille description de l'éthique, du monde des affaires et des médias que procède cet ouvrage, qui fait chaque fois apparaître non seulement la complexité des sociétés contemporaines, mais également le sens des responsabilités qu'elles appellent et favorisent.
Qu'est-ce que l'argent, d'où vient-il, pourquoi nous paraît-il si nécessaire et si naturel ? Ces questions constituent le fil rouge de cet ouvrage, qui tente de dénaturaliser l'argent pour mieux s'interroger sur sa place et son rôle dans la société. Naturel, l'argent ne l'est certainement pas. Les discours qui le décrivent comme un objet inévitable de toute vie sociale et un simple instrument d'échange sont à questionner de manière radicale. Il semblerait presque que l'argent ait été inventé pour définir une société à deux vitesses, pour permettre de séparer ceux qui peuvent payer le prix et ceux qui ne le peuvent pas, de quelque prix qu'il s'agisse et pour quelque bien que ce soit. Si presque tous les philosophes ont parlé d'argent, peu se sont pourtant étonnés de le trouver là devant eux, et peu se sont étonnés de son apparente nécessité. Tel est le but que se propose cet ouvrage : nous étonner devant l'argent. La question première est donc moins "qu'est-ce que l'argent ? " que "comment se réapproprier cet objet pour le penser ? " . On pourra plus facilement s'interroger ensuite sur le sens que nous voulons donner à l'économie et au politique, sur la place qu'il convient de donner à l'argent et sur le type de relations que nous souhaitons établir les uns avec les autres.