«Fichu c'est fichu», ou le drôlatique récit par Wanda Gág d'un conte gravé dans sa mémoire enfantine. Il y était un bonhomme, harassé par le dur travail des champs, qui songeait à sa bonne femme et à la vie paisible qu'elle devait mener en leur doux foyer. «Son labeur est bien moins ardu que le mien», voilà ce que pensait le bonhomme et voilà ce qui sera démenti à la fin du truculent récit de ses mésaventures domestiques. Robin
Fichu, c'est fichu de Wanda Gág (Gone is Gone, paru aux Etats-Unis en 1935) est un charmant petit format illustré qui raconte l'histoire d'un couple de paysans et de leur folle journée advenant suite à la mise au défi, lancé par Liesi - la femme -, à son mari - Fritzl -, de s'occuper des tâches ménagères quotidiennes. Grâce à ce tour de passe-passe narratif de l'inversion des rôles de genre, l'autrice compose une fable drôlatique pleine de bon sens. Tel un Charlie Chaplin du tournant du siècle, le pauvre Fritzl s'embourbe par ignorance dans les difficultés du labeur domestique et provoque l'hilarité du lecteur face aux conséquences des catastrophes attendues. Mais la leçon qu'en tire la malicieuse Liesi n'est pas cruelle, elle rappelle tout bonnement qu'on ne trouve le bonheur à deux seulement si l'on fait l'effort de connaître la réalité de l'un et de l'autre. L'écriture fine de Gág, qui joue d'apostrophes et d'adresses au lecteur, puise son inspiration dans les comptines et les récits populaires. Son dessin au trait rond et robuste évoque la ruralité élémentaire de la vie à la ferme et fait preuve d'inventivité asticieuse dans la composition de ces saynètes pleines de vie. Pour celle qui a adapté en mots et en images de nombreux contes des frères Grimm, et qui voulait adapter de la même façon Walden de Thoreau, Fichu, c'est fichu est une ode au quotidien et à la sagesse de ses ancêtres - l'histoire est transmise par sa grand-mère - et un prétexte à mettre en lumière les préoccupations des femmes engagées de sa génération, à savoir démontrer que la quête de l'égalité est une histoire vieille comme le monde.
Résumé : Ce guide propose un portrait du projet où figurent les différents domaines d'intervention, les principaux acteurs visés ainsi que les relations qui doivent s'établir entre eux. Il traduit la vision du projet pour l'ensemble du personnel concerné et comporte à la fois un cadre de gestion (une vision) et un plan d'intervention (une démarche par phase). Loin de remplacer les manuels, plans et méthodes qui décrivent les modalités de réalisation de projets en précisant, par exemple, les rôles et responsabilités des intervenants, les principaux produits livrables, les jalons et les mécanismes de suivi, etc., Gérez un projet de changement technologique intervient de façon plus globale, dès les premières étapes du projet, alors que toutes les dimensions (stratégique, technique, économique, humaine, etc.) sont analysées afin d'amorcer le plus tôt possible une réflexion sur le changement que risque d'entraîner l'implantation de la technologie envisagée. Il permettra à chaque acteur, dans son propre domaine d'expertise, d'élaborer les procédures nécessaires qui tiendront compte des préoccupations et de la contribution des autres personnes visées, ce qui assurera l'atteinte des objectifs stratégiques et opérationnels de l'organisation.
Avec Arbre De Diane la poésie d'Alejandra Pizarnik atteint pour la première fois cette intensité qui la rend unique. Ses recueils précédents sont déjà traversés d'éclats qui annoncent celui-ci et les obsessions y sont les mêmes. Mais la tension et le pouvoir d'envoûtement du poème sont ici accentués par la découverte de la "miniature". Publié à Buenos Aires en 1962. quand Alejandra Pizarnik vivait à Paris, ce recueil marque un tournant dans son oeuvre : composé de 4 parties, rassemblant des poèmes écrits entre 1956 et 1961. il montre la volonté de faire un point sur son parcours.
Résumé : Quel est le but ultime du féminisme ? Les femmes se battent-elles pour l'égalité ou pour la liberté ? Emma Goldman, anarchiste russe née en 1869, développe une pensée féministe incroyablement contemporaine dans deux conférences méconnues en France : "Woman suffrage" ["Le Droit de vote des femmes"] et "The Tragedy of Woman's Emancipation" ["La Tragédie de l'émancipation féminine"], au cours desquelles elle rappelle que le but du combat féministe ne doit pas être seulement l'égalité formelle mais bien la liberté réelle : la liberté pour chaque femme de vivre une vie choisie, sans avoir à payer, par une vie de solitude et d'inconfort, le prix de ce combat et de ce choix, et sans avoir à renier ses désirs profonds (vie amoureuse, désir d'enfants, maternité, sexualité heureuse, etc.). Une pensée lumineuse et profondément humaniste, traduite et préfacée par Thibaut de Saint Maurice, chroniqueur de la " Petite philo du Quotidien " dans l'émission "Grand bien vous fasse" sur France Inter. Dans le même format que "La liberté d'être libre" de Hannah Arendt.
Un après-midi d'été, Marie Laguerre rentre chez elle, à Paris. A son passage, un homme la provoque. Ce n'est pas le premier : le harcèlement de rue fait partie du quotidien des femmes. Ce jour-là, Marie Laguerre ne baisse pas les yeux. Riposte. L'inconnu revient vers elle et la frappe. La vidéo de la scène sera vue plus de 10 millions de fois. Marie Laguerre est une femme de 23 ans, une étudiante qui ressemble à tant d'autres, et qui a osé dire non. En France, elle est devenue l'un des visages emblématiques de l'ère #MeToo. Avant, elle se serait peut-être tue. Dans ce livre-manifeste, Marie Laguerre raconte com- ment elle est devenue féministe. Animée d'une rage utile, elle incite les femmes de toutes les générations à ne plus se laisser faire. Ce livre est un manuel de résistance, plein de conseils et d'outils. Une invitation à se rebeller.
Mona Chollet s’attaque ici à l’image de la sorcière pour mieux déconstruire ce que la culture patriarcale verse sur l’image des femmes d’aujourd’hui et nous inviter à s’accepter pleinement telles que nous sommes. Elle explore les 4 facettes qui ont amené à la persécution des sorcières : l’indépendance, le non-désir de maternité, la vieillesse et le savoir, notamment scientifique. Avec un texte piquant et vif, elle invite à une lutte pleine de sororité et à redorer l’image de la sorcière à la manière des féministes américaines. Un livre essentiel et passionnant.