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Scènes dans le château. Intégrale des nouvelles
Gadenne Paul
ACTES SUD
21,40 €
Épuisé
EAN :9782868691118
C'est Paul Gadenne lui-même qui avait imaginé d'appeler Scènes dans le château le livre qui devait réunir l'ensemble de ses nouvelles et récits dans un ordre qu'il avait prescrit avant sa mort. La publication de cette intégrale, où l'on retrouvera des textes déjà parus en volumes et ceux qui n'avaient connu qu'un passage éphémère dans des périodiques, respecte donc les intentions de l'auteur. Il est intéressant de rappeler à ce propos que c'est avec la publication de Baleine (Actes Sud, 1982) - donc avec un texte court - que l'oeuvre de Paul Gadenne est revenue dans l'actualité littéraire et a reçu une nouvelle reconnaissance. On doit y voir le signe sinon la preuve que, dans l'éclat de leur brièveté, de tels récits sont capables de révéler les âmes avec autant de force que des livres plus amples. C'est en tout cas une invitation à ne pas négliger leur rôle dans une oeuvre désormais désignée comme l'une des plus sensibles de notre temps.
Qu'on lise donc ceci comme un document. C'en est un. Les lettres ne sont pas datées, et pourtant je pense avoir retrouvé sans trop de peine l'ordre dans lequel elles furent écrites, car une histoire se dessine vaguement à travers elles: histoire d'une rencontre, malheureuse ou peu heureuse, d'un attachement tourmenté qui n'était peut-être qu'un "béguin", et qui prend parfois l'allure d'une passion, s'exprime en termes de fatalité. La sincérité est hors de cause; et ce que j'aime ici est sans doute cette spontanéité malhabile d'une fille du peuple qui ne surveille pas sa phrase et, grand Dieu! ne se regarde pas écrire. C'est une qualité assez rare.
La planète est devenue un mauvais lieu; de quelque côté que l'on se tourne, elle sent le cadavre." La tâche de l'écrivain, dans cette époque de l'après-guerre plus que dans toute autre, n'est pas seulement de montrer, elle est de donner sens: comment serait-il possible d'éviter de chercher à comprendre? Non pour justifier, mais parce qu'il faut que la planète ne soit plus le mauvais lieu qu'elle est devenue, il faut que l'homme se reconstruise de l'intérieur. L'écriture précisément est un outil de reconstruction.
Car je n'ai pas choisi ces coïncidences: mais le fait est que dans mon voisinage, sur trois points différents, se trouvent un cimetière, une prison et une maison de fous. Trois avenues divergentes, de proportions presque grandioses, partent de la place située sous ma fenêtre, et descendent, entre des rangées de marronniers, vers ces trois métropoles de la mort, du crime et de la folie." Il est vrai, cela fait qu'on respire ici beaucoup plus d'air qu'on en respire ailleurs. ""
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.