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De la grande stratégie
Gaddis John Lewis ; Jackson John E.
BELLES LETTRES
26,50 €
Épuisé
EAN :9782251451091
Un vers du poète grec Archiloque : "Le renard sait beaucoup de choses, mais le hérisson sait une grande chose". Cet aphorisme, remis à l'honneur en 1951 par le philosophe britannique Isaiah Berlin dans un essai qui fit fureur, sert de point de départ à John Lewis Gaddis : menant une réflexion inédite sur la stratégie à travers toute l'histoire occidentale, le principal historien américain de la Guerre Froide réussit un tour de force. D'un côté : les hérissons, dont la rigueur n'a d'égale que l'obstination dont ils font preuve pour parvenir à leurs fins, en dépit de tous les obstacles. Ainsi par exemple de Napoléon pendant la campagne de Russie. De l'autre : les renards dont l'instinct est de s'adapter constamment à une situation toujours en train de changer. En dix chapitres, tous soigneusement documentés, et qui vont de la lutte entre Xerxès et Thémistocle au Ve siècle avant notre ère à celle de Roosevelt et de Staline, l'historien américain ne cesse d'approfondir une réflexion sur les raisons qui, au cours des siècles, permirent à certains stratèges - les renards - de l'emporter sur leurs adversaires. Nourrie par une connaissance aussi variée qu'étendue, animée par un sens de l'anecdote bienvenu, De la grande stratégie constitue une synthèse brillante de l'un des très grands historiens militaires et diplomatiques actuels.
Résumé : 1945. La guerre est finie. Un nouvel affrontement, d'une nature et d'une ampleur inédites, commence. George Orwell lui donnera un nom : la guerre froide. De 1947 à la chute du mur de Berlin (1989) puis de l'Union soviétique (1991), le monde va vivre sous cette menace. John Lewis Gaddis en livre une synthèse magistrale. Sur le fondement d'archives qui n'avaient jusqu'alors jamais été ouvertes, il fait revivre tous les épisodes majeurs de cette époque qui, plus que toute autre, a façonné la nôtre : blocus de Berlin, course aux armements nucléaires, guerre de Corée, crise de Suez, répression de l'insurrection hongroise, construction du mur de Berlin, crise de Cuba, écrasement du Printemps de Prague, crise des euromissiles... Gaddis décrypte, recueillant bon nombre de témoignages et fouillant les notes et Mémoires, la personnalité des acteurs : Churchill, Roosevelt, Staline, Truman, Brejnev, Nixon, Castro, Che Guevara, Kennedy, Reagan, Khrouchtchev, Jean-Paul II, Thatcher, Walesa, Bush, Gorbatchev... Gaddis raconte le comment et le pourquoi : pourquoi les Etats-Unis et l'Union soviétique se retrouvèrent dans une impasse mortelle ; comment nous sommes passés très près de l'apocalypse nucléaire ; ce que les dirigeants avaient à l'esprit, de Staline à Mao Zedong, de Reagan à Gorbatchev ; comment des agents secrets agirent dans l'ombre et comment des vacanciers d'Allemagne de l'Est firent tomber les premières pierres du mur de Berlin... C'est une histoire de situations de crise et de subterfuges, de négociations et de mensonges, de tyrans et de lutte pour le pouvoir - et d'hommes ordinaires qui changent le cours de l'Histoire.
Résumé : Oscar Crease, dramaturge érudit, poursuit un producteur d'Hollywood pour plagiat. Ce procès, et une multitude d'autres péripéties - l'Eglise épiscopale contre Pepsi-Cola pour utilisation frauduleuse de son nom à des fins commerciales, Oscar lui-même, renversé par sa propre voiture - nous emportent dans un tourbillon judiciaire. Les idées les plus élevées de notre culture - la valeur de l'art, de la littérature - seront passées au crible de la langue du droit dont la méticulosité atteint les plus hauts sommets du surréel. Le roman de William Gaddis est une satire où avocats, juges, gredins et bonimenteurs s'interpellent dans une immense cacophonie dominée par le cri indigné d'Oscar, le "dernier homme civilisé" Si fragile devant le plus grand concurrent de l'âme : l'argent. Avec Le Dernier Acte, qui lui valut pour la seconde fois - fait exceptionnel - le National Book Award, William Gaddis se révèle comme le romancier de moeurs le plus spirituel et dévastateur de notre temps.
Au centre de ce conte d'un comique colossal sur la libre entreprise se tient JR, un gamin de onze ans aux baskets élimées devenu, incognito, un empereur du capitalisme. Obsédé par l'argent, monomane du dollar, acharné du billet vert, JR est la victime tragi-comique de son propre mythe, qui est aussi celui de l'Amérique. Incontournable, inclassable, JR est le chef-d'oeuvre de William Gaddis. Déferlante de mots, oscillant sans choisir entre bouffonnerie et satire, cette fable géante et protéiforme possède le coffre, la force et la férocité des modèles littéraires dont on ne finit jamais d'hériter.
La vie d'Anna avait bien mal commencé. Son karma n'était pas à envier ! Qu'avait-elle fait dans une autre vie pour l'expier ainsi ! Dans ces hautes montagnes, elle était arrivée toute petite, assise sur la charrette d'Edmond le mari de sa mère. Elle ne l'avait jamais vu avant qu'il ne vienne les chercher ! Il lui avait tendu cette poupée, comme on offre un sucre à un chien pour l'amadouer. Ce fut son premier et unique jouet. Anna n'avait jamais côtoyé d'autres personnes que sa mère et l'homme qui traitait mieux son bétail qu'elles deux, dans l'autre vallée. Elle n'avait connu jusqu'à ce jour, que les cris, les coups de pied et la paille de la grange. Alors quand l'homme à la charrette vint les chercher, Anna ne se posa pas de question puisque sa mère lui avait dit pour la rassurer ! "C'est fini ! Tu vas voir, on va être heureuse maintenant ! C'est Monsieur le Pasteur qui me l'a dit ! " Mais que s'est-il donc passé pour qu'un jour, il soit dit : "C'est une honte ! Anna défigure notre village ! N'importe quelle personne honorable se doit de fuir devant cet être immonde ! D'ailleurs, pourquoi vit-elle encore dans cette maison, elle n'est pas d'ici ! "
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.