Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les fossoyeurs des services publics
Gadault Thierry ; Nicolas Olivier
CHERCHE MIDI
14,20 €
Épuisé
EAN :9782749101804
Ar-cha-ï-que. Voici un livre qui l'est assurément. Pensez donc : s'inquiéter de l'avenir des services publics et souhaiter les préserver des offensives systématiques qui les vident de leur substance et nient leur rôle social essentiel. Le tout, au moment où triomphe, partout dans le monde, la " marchandisation " de toutes les activités humaines ! Les éléments à charge n'ont pourtant jamais été aussi nombreux contre le mouvement de libéralisation des services publics. Or, il se poursuit inexorablement depuis bientôt vingt ans sous les impulsions conjuguées de la Commission européenne et des gouvernements européens, de droite, comme de gauche. Quels ont été ses bénéfices pour les citoyens ? Les promesses de baisses des prix, de plus grande efficacité et de meilleure qualité ont-elles été tenues ? Est-il opportun de poursuivre dans cette voie ? Ce livre montre que la privatisation des services publics est presque toujours synonyme d'échec financier et de régression sociale. En voulant installer le marché partout, des gouvernements de l'Union européenne combattent méthodiquement l'idée que et des biens et des services essentiels comme l'eau, l'énergie, les communications ou les transports doivent échapper à la logique du profit pour que chacun puisse y accéder. Et se comportent comme les fossoyeurs des services publics. L'Union européenne refuse d'effectuer un bilan sérieux de son " ?uvre ", alors qu'elle a contribué à restreindre les moyens d'engager une politique de réduction des inégalités. Il est urgent d'ouvrir le débat avant que ceux qui se sentent abandonnés de la collectivité se jettent encore plus nombreux dans les bras de l'extrême droite. En France, combien de 21 avril faudra-t-il pour que la classe politique se rende enfin compte que chaque fermeture de bureau de poste est une atteinte à la cohésion nationale ?
Résumé : Jean-Luc Lagardère corsaire de la République est le récit de la plus belle opération politico-industrielle de ces vingt dernières années. La prise de contrôle des industries européennes aéronautique et de défense par l'homme d'affaires français, aboutissant à la création du groupe EADS en octobre 1999. Pourtant, en juin 1997, quand la gauche plurielle arrive au pouvoir, Jean-Luc Lagardère semble au plus mal. Les socialistes ne veulent rien avoir à faire avec ce capitaine d'industrie qui était le favori du gouvernement Juppé pour mettre la main sur le groupe Thomson. Mais Jean-Luc Lagardère ne s'avoue jamais vaincu. L'ingéniosité de ses lieutenants et l'efficacité de ses réseaux d'influence vont rapidement convaincre le gouvernement Jospin de le considérer comme le seul capable de sauver les intérêts français dans Airbus, menacés d'une tentative d'OPA sauvage par les Britanniques et les Allemands. En quelques mois, Lagardère va mener à bien l'opération, créer EADS, prendre le contrôle d'Airbus et imposer ses hommes à la tête du nouvel ensemble. Les auteurs ont rencontré tous les protagonistes et nous reconstituent d'une plume aussi alerte qu'informée les moments forts et les péripéties de cette affaire.
Thierry Gadault est journaliste dans la presse économique depuis une quinzaine d'années. Il a travaillé pour La Tribune, L'Expansion et le Nouvel Observateur.
Résumé : Une enquête sur un effondrement. Autrefois appelée " l'île aux Belles-Eaux ", la Guadeloupe assiste depuis vingt ans, impuissante, à l'effondrement de ses réseaux d'eau et d'assainissement. En effet, un quart de sa population souffre d'un accès pauvre et irrégulier à l'eau, ce qui accroît détresse sociale et précarité. De la mère de famille qui ne peut plus doucher ses enfants aux hôtels qui voient leur fréquentation s'effondrer, l'eau est au coeur des préoccupations de tous. Cette malheureuse situation révèle tous les problèmes de la Guadeloupe depuis presque un siècle : un Etat qui fait l'autruche, un personnel politique local souvent incompétent et parfois corrompu, des entreprises prédatrices qui profitent de structures économiques héritées du " bon vieux temps ". Alors que l'île s'enfonce dans une triple crise - ; sociale, sanitaire et financière - ; Guadeloupe, l'île sans eau dévoile les causes profondes et alerte sur l'étendue des dégâts.
Résumé : Deux Français sur trois vivent à moins de 75 kilomètres d'une centrale nucléaire alors que la menace d'un accident grave n'a jamais été aussi forte. Au-delà des discours si rassurants des défenseurs du nucléaire, la situation dans nos 19 centrales est plus que préoccupante. Comme le révèle cette enquête, de nombreux réacteurs ont très mal vieilli (notamment à Gravelines, au Bugey ou à Tricastin): cuves fissurées, enceintes de "confinement" passoires, équipements essentiels non conformes... Tout est réuni pour que survienne une catastrophe. Sans compter, les risques externes, sans cesse minimisés, qui, à l'image du dangereux barrage de Vouglans dans le Jura, menacent la sûreté de certaines centrales. Financièrement exsangue, incapable d'investir dans de nouveaux outils de production, EDF manoeuvre pour imposer la prolongation de ses centrales au-delà du raisonnable. Cette impasse financière, technique et humaine intervient à un moment clé : 48 réacteurs (sur 58) vont atteindre d'ici à 2028 le seuil critique, considéré comme maximal, des 40 années de fonctionnement. Parce que le complexe nucléaire tricolore est aujourd'hui en faillite, en raison des gestions hasardeuses des deux principales entreprises publiques (EDF et Areva), parce que la France a lié son avenir à celui du nucléaire en retardant toute vraie transition énergétique, le piège est en train de se refermer. Et ça se passera près de chez vous...
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
Après 70 ans d'une carrière hors normes et jalonnée de rencontres exceptionnelles, le trublion du cinéma français déverrouille les portes de son jardin secret ? l'homme ne faisant jamais dans la demi-mesure, c'est peu de dire qu'elles nous sont grandes ouvertes. Car au fond, qui est Jean-Pierre Mocky ? Sous des dehors éruptifs de provocateur que rien ne semble pouvoir atteindre ni stopper, se cache un homme sensible et étonnamment altruiste. Un écorché vif, en proie à une mélancolie " typiquement slave " contrebalancée par un humour implacable. Drames et désillusions sont peu à peu venus nourrir une ?uvre dont seule la mort décidera du mot " Fin " ? mort à laquelle il vient d'ailleurs d'échapper de justesse. Il en est désolé pour elle, mais elle attendra : " Mourir ? plutôt crever ! " Une fougue et une faconde intactes, des films et des projets à gogo? plus que jamais, Jean-Pierre Mocky a deux mots à nous dire ! Au fil de réflexions décapantes et de surprenantes révélations, le cinéaste se livre à c?ur ouvert, et c'est sans précédent.
Amateurs de révélations, réjouissez-vous ! Adeptes du politiquement correct, abstenez-vous. Jean-Pierre Mocky n'est pas seulement une légende du cinéma français. Inclassable et rebelle, il ressemble aux personnages de ses films. "Langue de bois, connais pas !" Telle est la devise de Mocky l'indomptable, dont la filmographie illustre les révoltes et indignations. Scandales politiques et religieux, crimes sexuels, abus de faiblesse : tirant à vue sur la bien-pensance, il a souvent payé cher son indépendance et son franc-parler. Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, il troque sa caméra contre une plume bien affûtée... et tout le monde y passe ! Famille, amours, réalisateurs, acteurs : la mémoire vive et le verbe haut, il nous livre une savoureuse galerie de portraits, riche en coups de coeur, coups de gueule et coups de sang. Car, s'il a su nouer des amitiés durables dans le métier, sa route est semée de fâcheries d'un soir et de brouilles définitives. Bourvil, de Funès, Delon, Deneuve, Visconti, Chaplin, Serrault, Godard, Eastwood et bien d'autres jalonnent son parcours atypique, pour le meilleur et pour le pire. Qu'importe ! Son amour du cinéma prévaut sur le reste. Après quelque soixante ans de carrière, il tourne plus que jamais et c'est loin d'être terminé. Mais, au fond, qu'est-ce qui fait courir Mocky ? On le découvre au fil de ce récit truculent, sulfureux, drôle et nostalgique où, évoquant sans fard ses blessures de jeunesse, il nous dévoile une autre sensibilité, inattendue.
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.