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De l'engagement en éducation
Gaberan Philippe
ERES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782865866045
Que font les éducateurs et à quoi servent-ils s'ils ne parviennent pas à instruire, à intégrer ou à ramener dan la normalité ? Avide de réussite et inquiète face au présent, l'opinion publique réclame une éducation efficace et centrée sur des fins immédiates. Conscient de cette pression, mais aussi du danger qu'elle contient, cet essai prend le risque d'affirmer que le modèle de référence en éducation n'est pas le dispositif imaginé par Jean-Jacques Rousseau, qui mène à la réussite d'Emile, mais les inventions tâtonnantes de Itard qui conduisent au "formidable échec" de l'éducation de Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron. D'aucuns verront là une provocation. D'autres y trouveront la preuve d'un complot, mené par les pédagogues, afin de niveler l'éducation par le bas. Plus simplement, l'auteur fait de la rencontre avec l'enfant réel la condition nécessaire d'un engagement dans l'éducation. Ce parti pris le conduit à dire que le matérialisme est le passage obligé vers l'adoption d'une posture pédagogique. Celui-ci n'est ni un athéisme ni une représentation totalisante du monde, mais une forme de pensée qui fait de l'homme le principe de sa propre illumination et l'accompagne sur le chemin d'une plus grande liberté.
S'ils veulent sauver leur métier, et de manière plus générale s'ils veulent sauver les métiers de l'humain, les adultes éducateurs n'ont d'autre choix que d'oser le verbe aimer. Aimer veut dire éduquer chaque fois que la rencontre est un dialogue entre l'intimité de deux "je" ; celle d'un adulte perçu comme référent et celle d'un gamin aperçu dans ses possibles. Dés lors, parce que fondée sur le consentement et la réciprocité, se trame une relation éducative qui est aussi une relation d'amour." Philippe Gaberan poursuit sa réflexion sur la relation éducative (érès, 2003, rééd. 2016) en s'attaquant au dogme de la posture professionnelle détachée des implications affectives. parce qu'elle met en scène l'homme dans ce qui fait l'essentiel de son humanité, la relation d'amour est l'un des plus puissants leitmotivs de la littérature, un incontournable du discours philosophique mais aussi un concept majeur des sciences de l'éducation. Aux limites de la présence de l'être au monde, elle oeuvre à faire advenir du "pas encore là" dans le "déjà là" pour peu qu'elle intègre les éléments essentiels d'une éthique de l'éducation.
Philippe Gaberan fait ici le pari de restaurer la figure de l'adulte éducateur dont les trois figures emblématiques, le père, le professeur et l'éducateur spécialisé sont mises à mal par un libertarisme dont la logique n'est pas seulement économique, mais aussi idéologique dans sa tentative d'effacer ce qui fait l'humanité de l'homme. Loin de céder à une vision pessimiste de l'avenir, l'ouvrage se veut porteur d'un projet autant politique que pédagogique. Les trente préconisations proposées ici constituent une exhortation joyeuse à l'apprentissage de cette posture d'adulte éducateur et à son exercice au sein non plus d'institutions mortifères, familles, écoles et structures spécialisées encloses sur elles-mêmes, mais d'une toile réticulée d'acteurs exaltant le devenir de l'être et exultant le plaisir à être.
Les enfants chauves-souris se logent dans les anfractuosités de la vie, entre père et mère divorcés, entre culture d'origine et culture d'adoption, entre l'école et les institutions spécialisées. Ce sont des enfants en perte d'adulte. Pour ces enfants qui se cherchent entre l'école, la rue et une famille éclatée, mais pour tous les autres aussi, il importe de savoir, autour d'eux, qui fait quoi et pourquoi. Afin que sous la fonction de parent, d'enseignant, de travailleur social, d'agent de police, s'affirme d'abord une personne ressource. Dans cet essai, Philippe Gaberan s'engage à rencontrer cette difficile enfance, à explorer les lieux où elle joue son refus de grandir et à dessiner les chemins d'une action conduite par des adultes responsables. Bref il parle d'éducation loin des a priori et des clichés. Son propos est en prise directe avec son expérience au quotidien. C'est ce qui en rend l'écriture juste et alerte.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.