Usamaru Furuya est un auteur atypique, un touche-à-tout venu à la bande dessinée après un parcours riche en expériences artistiques. Étudiant aux Beaux-Arts, il abandonne la peinture à l?huile pour la sculpture et le théâtre, et s?intéresse à la danse butô et à l?expression corporelle. En 1994, il se lance dans le manga, sans en connaître les conventions de style et de narration, avec Palepoli, publié dans la légendaire revue d?avant-garde Garo. Dans cette suite de gags sur quatre cases, Furuya joue avec les registres graphiques sur un mode humoristique, poétique ou inquiétant. Parallèlement à sa collaboration avec Garo, Furuya s?oriente vers des magazines adultes à grand tirage, tel que Young Sunday. Il y réalise Short Cuts en 1998, où il détourne, avec un humour absurde, les symboles « mignons » de la culture pop japonaise que sont les lycéennes branchées, objets de fantasmes, ou les ours en peluche. En dépit des références typiquement japonaises qui y abondent, Short Cuts a été traduit aux États-Unis. En 2000, Furuya enchaîne Garden, Wsamarus 2001 et Plastic Girl. Puis en 2001 vient La Musique de Marie, un récit fantastique teinté de philosophie publié en deux volumes par Gentôsha. Parmi ses dernières ?uvres en date, on peut citer : Ningen Shikkaku (La Déchéance d?un Homme), une adaptation du classique de la littérature japonaise d?Osamu Dazai, ou encore Genkaku Picasso dans lequel un lycéen victime d?un accident reçoit la mission d?aider son entourage par ses dessins s?il veut continuer à vivre.Avant de collaborer directement avec Otsuichi sur L?âge de Déraison, Furuya avait déjà participé à l?adaptation d?une de ses histoires courtes à l?écran (scénario, storyboard et conception des personnages).
Résumé : Le jeune Kaï vit dans un monde de paix et d'harmonie, à la technologie peu avancée. Habitué à la présence de Marie, déesse mécanique qui apparaît dans le ciel, il perçoit depuis peu la musique qui émane d'elle. Troublé par le souvenir de la noyade à laquelle il a échappé enfant, il sent que quelque chose lui échappe à commencer par sa propre existence. Il découvre que la musique de Marie joue un rôle capital dans l'ordonnancement du monde. Mais quelle place le destin lui a-t-il réservé, à lui ?
Revue de presse Devenus en quelque sorte des sexfriends, Koume et Isobe se perdent un peu de vue après l'altercation violente de ce dernier avec Kashima. Isobe s'isole et décide de faire part de ses problèmes sur le blog de son défunt frère, tandis que Koume tente de reprendre un quotidien normal en étudiant, en écoutant les tourments sentimentaux de son amie Keiko amoureuse de Kashima, ou en sortant avec des copines à la rencontre d'autres garçons où elle retrouve Misaki. Après un premier tome assez "violent", le deuxième volume semble plus apaisé pour les deux adolescents... mais les apparences peuvent être très trompeuses. Tout au long des premiers chapitres, Asano met en exergue une sorte de fuite en avant de ces deux adolescents qui, quoi qu'ils fassent, ne parviennent toujours pas à refermer leurs blessures et reprennent finalement, le plus naturellement du monde, leur relation corporelle par l'intermédiaire d'une Koume plutôt entreprenante... Mais cette relation pourra-t-elle seulement les sauver ?La réponse se dessine au fil de chapitres où l'on a tout le loisir d'appréhender la vanité de la relation des deux personnages principaux qui, pour s'échapper de cette petite ville sans grand intérêt et pour fuir leurs problèmes, vont toujours plus loin dans une liaison qui ne peut leur apporter qu'un bonheur factice tant elle est fausse. Entre le sexe sans sentiments ou les séances de masturbation d'Isobe devant le porno dont il se gave, Inio Asano banalise l'acte sexuel censé être si pur pour faire ressortir faire ressortir tout l'aspect paumé d'adolescents qui ne croient en rien et ne trouvent aucun vrai bonheur, comme beaucoup de personnes de leur âge. A leurs ébats parfois assez hards leur donnant un tant soit peu l'impression d'exister et de vivre, répond un quotidien morne où ils ne savent que faire celui-ci prenant pleinement forme à travers les portraits d'une ville qui reste toujours la même : terne, ennuyeuse, où il ne se passe rien. Asano dépeint à nouveau les choses avec un certain éloignement, une forme de neutralité qui souligne parfaitement le plaisir factice qu'est cette relation. Car quoiqu'ils fassent Isobe et Koume ne voient rien changer. Ce cadre reste toujours le même, et leurs problèmes ne s'effacent pas.Koume est pourtant devenue plus attentive envers Isobe, mais celui-ci ne la regarde déjà plus, poursuivant sa fuite dans sa quête de l'idéalisée fille de la plage. Ces deux-là, tous deux meurtris, sont destinés à ne jamais être en osmose, et l'ont peut faire un parallèle intéressant entre leur relation et celle plus banale entre Keiko et Kashima.S'il s'achève d'une façon plutôt ouverte sur l'avenir, le récit reste volontairement très incertain sur ce que deviennent les deux personnages principaux, comme pour signaler une dernière fois leur errance.Quand Asano démystifie le sexe, le banalise en tant qu'exutoire pour une jeunesse paumée, cela donne un nouveau portrait juste et dérangeant des thématiques phares d'un auteur qui, série après série, se confirme en porte-parole d'une génération désabusée. (Critique de www.manga-news.com)
Résumé : Américano japonaise, Mari sort d'une longue relation sentimentale et décide de déménager à San José, en Californie. Bientôt, elle tombe amoureuse, puis trouve un emploi dans un barn hôtesses pour expatriés, où elle est déterminée à apprendre la langue et la culture japonaises. Par petites touches, Devenir japonaise évoque les difficultés à trouver sa place dans une double culture. Un portrait intime et touchant par l'une des autrices les plus talentueuses de sa génération.
Et si toutes les grandes découvertes du monde n’avaient découlé que d’une seule et même obsession ? Les chevaux mongoles qui semblent directement prélevés sur des déités titanesques de part leurs capacités extraordinaires. De Gengis Khan à Henry Ford, en passant par Vasco de Gama, James Watt, Richard Arkwright et Ernest Dunlop Swinton, Shintaro Kago réécrit l’Histoire dans un incroyable délire kafkaïen dont le fil rouge ne se perd jamais ! Avec la Grande Invasion Mongole, Shintaro Kago confirme sa réputation méritée de maître de l’ero-guro !
Durant les années 1950 et 1960, la production indépendante américaine va se lancer avec fièvre et passion dans la création de films que les bonnes moeurs du pays réprouvent. Des films dépeignant une jeunesse sauvage. Des microproductions aux explosions gore surréalistes. Des récits dont les seuls atouts- sont, les poitrines dénudées de leurs actrices. Les drive-in du pays et les grindhouses se mettent à carburer à la violence, au rock'n'roll, au sexe et à l'horreur. Pour le plus grand plaisir d'un public jeune avide de nouvelles sensations. Par leur vitalité, leur refus des conventions et leur mise en scène souvent novatrice, ces films d'exploitation vont aussi former et influencer toute une génération de cinéastes (Francis Ford Coppola, George Lucas, Martin Scorsese...). Découvrez 101 perles oubliées ou classiques du domaine !