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Pierre Furlan, écrire-traduire, la langue entre les mots
Furlan Pierre ; Dolphijn Frédérique
ESPERLUETE
9,50 €
Épuisé
EAN :9782359841336
A la fois auteur et traducteur, Pierre Furlan se partage entre ces pratiques. Au fil de cette conversation, il explore ce qu'elles ont de commun et ce qui les différencie. Il nous confie son désir d'exploration, son ouverture à l'autre et vers d'autres formes de pensées. Pierre Furlan aborde avec précision le travail de l'écriture : les compétences linguistiques, la question du sens, le plaisir de la phrase juste... Il s'amuse de ce qui le constitue comme auteur ou traducteur et exprime ce qui le met en mouvement : une curiosité de chaque instant, celle qui permet à l'écriture de l'emmener plus loin que ce qu'il n'avait imaginé dans un premier temps. -- La collection Orbe propose, sous forme de dialogues, des rencontres avec des auteur·e·s à propos de leur pratique d'écriture et de lecture. Il s'agit de mettre en lumière pour chaque auteur l'émergence d'un désir lié à l'écriture et à la lecture. L'enjeu de la rencontre est de découvrir comment la conscience de leur processus je lis - j'écris - je suis lu fabrique leur pensée et modifie leur rapport au monde. C'est ce mécanisme que la collection Orbe explore. Pour que le lecteur découvre, et peut-être s'approprie, un processus d'écriture, de création et de pensée.
En 1923, l'aventurier anglais R J Fletcher quitte les Nouvelles-Hébrides (elles deviendront plus tard le Vanuatu), laissant là l'enfant qu'il a eu d'une Mélanésienne. Epuisé, sans le sou, il ne se doute pas que dans une autre vie et sous le pseudonyme d'Asterisk il sera un auteur célèbre pour avoir écrit des lettres scandaleuses dépeignant les Nouvelles-Hébrides comme des "îles d'illusion" plus infernales que paradisiaques. Presque un siècle plus tard, Pierre Furlan parcourt à son tour l'île d'Epi. Guidé par la petite-fille mélanésienne de Fletcher, il reconstitue l'histoire mouvementée du célèbre auteur sous un nouvel éclairage : celui de la génération qui a connu l'indépendance. Les événements relatés dans ce récit sont véridiques, comme le sont les lettres de R J Fletcher retrouvées et publiées ici pour la première fois.
Au tout début du XXe siècle, déboires et déchirements d'un artiste européen qui a épousé, à Colorado Springs, une Américaine issue d'un milieu encore proche des aventuriers de la conquête de l'Ouest et de la ruée vers l'or.
Résumé : Après avoir, dans "Chronique d'hiver" (Babel n° 1274), revisité son passé sous le signe des mutations du corps, Paul Auster s'attache à la reconstitution de la formation de son esprit. Parallèlement à son parcours initiatique individuel, le romancier donne à comprendre l'environnement socioculturel de l'Amérique au sein de laquelle il a vécu ses années de jeunesse, dont plus de cent illustrations viennent incarner les diverses figures tutélaires, tout comme les temps forts dont la planète fut le théâtre au xxe siècle.
Un livre dans lequel on apprend qu'Une rose est une rose est une rose est une rose et où Gertrude Stein donne la pleine mesure de son écriture - répétitive, musicale et poétique. Mécène et porte-parole du cubisme, elle en a assimilé l'esprit dans ce livre destiné à l'origine aux enfants qui devint rapidement un des textes majeurs de l'avant-garde.
Personne ne l'avait vu. Personne, en entier. Il était là-bas, quelque part entre les arbres. Le ciel était chargé. Le ciel avançait plus que de coutume. Les nuages avaient pris quelque chose de l'inquiétude, du désarroi dans leur charroi, par leur façon de traverser le ciel. Alors on soupirait. Pour le Géant.
Dans un quartier en lisière de forêt, où les branches des hêtres touchent presque les toits, entre ville et frondaisons, s'établit doucement une coutume qui veut que l'on dépose sur son appui de fenêtre ou son seuil, les objets et les vêtements dont on n'a plus usage ou utilité. Ainsi, quand le temps est clair et qu'il n'est pas annoncé d'averses, fleurissent les "?à donner?" ou les offrandes silencieuses, hétéroclites. Dans ce quartier que longe la forêt, on entend, la nuit, par grand vent, la mer. Le ressac des branches, la houle des troncs, créent des marées forestières. Au matin, quand les rues se réveillent, un goût d'embruns se mêle au quotidien. Anne Herbauts a alors imaginé que les nuits de tempête, la marée forestière abandonnait des objets divers, marins, flottés, sur les pas de porte et au bord des fenêtres. Ce catalogue en est la preuve certaine, archéologique. Un glanage au fil de quelques rues, en lisière, les matins de jusant.