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Nicolas Poussin, Sainte Françoise Romaine annonçant à Rome la fin de la peste
Fumaroli Marc
RMN
14,48 €
Épuisé
EAN :9782711841868
En 1657 Nicolas Poussin (1594-1665) peint à la demande de Mgr Rospigliosi un ex-voto. Il s'agit de rendre grâce à sainte Françoise Romaine, protectrice de Rome, de la fin d'une épidémie de peste qui venait de ravager la Ville. Qui d'autre que Poussin aurait pu donner à cette étrange scène, où l'on voit, agenouillée, une noble dame, symbole de Rome, recevant de la sainte l'annonce de la fin du danger, autant de tension dramatique, de poésie et de ferveur religieuse ? Ce chef-d'?uvre, retrouvé en 1998, a aussitôt été acquis par le Louvre, grâce à la générosité des Amis du musée. Il méritait qu'on lui fasse honneur. Une exposition (7 février-2 avril 2001), qu'accompagne le présent ouvrage, nous dévoile le sujet traité par Poussin, peintre français d'" images saintes ", et le contexte de cette création. Car le tableau nous fait entrer de plain pied dans le temps et la mémoire de Rome au milieu du XVIIe siècle, alors que la Ville éternelle est à la recherche d'une synthèse des arts, de l'érudition et de l'histoire religieuse. Synthèse que réalise parfaitement cette ?uvre où l'artiste fait référence à l'histoire de la ville, dans le culte rendu à Francesca Bussi de Ponziani, grande dame romaine du XVe siècle canonisée en 1608, à l'histoire immédiate, en donnant à la figure de Rome les traits d'Anna Colonna Barberini, à d'illustres artistes : Raphaël, Vanni, Maderno... Ce tableau, analysé pour la première fois, est exceptionnel par l'originalité de son sujet dans la carrière de l'artiste qui, à soixante ans passés, signe son testament religieux.
Les exercices de lecture que j'ai réunis dans ce volume ont été écrits, et parfois réécrits, au cours de longues années. Les oeuvres, ou les groupes d'oeuvres, auxquels ces exercices s'appliquent, essais de tous ordres, mémoires, récits de voyage, tragédies, poésies, romans, s'étendent du XVIe au XIXe siècle. Certaines de ces oeuvres figurent parmi les classiques de la littérature française. D'autres, le plus grand nombre, voisinent plus ou moins étroitement avec ces "sommets" aperçus de tous et contribuent à les éclairer. S'il fallait trouver après coup un fil conducteur à ces exercices, dont chacun a été conçu pour lui-même et peut être lu à part, ce serait la fonction de la littérature en France comme lien de civilisation entre individus jaloux (le leur individualité, fonction qui l'a mise en concurrence avec sa mère et rivale, l'Eglise et la religion chrétienne. D'exercice en exercice, absorbé et éveillé chaque fois autrement, je ne me suis jamais proposé d'échafauder une théorie de la littérature, ni une méthode de critique littéraire, mais de découvrir dans chaque cas la juste distance de regard et d'écoute qui replace en leur lieu, en leur heure, en leur humeur propre, l'oeuvre ou le groupe d'oeuvres qui m'ont retenu, afin d'en recueillir le murmure intime ou les intentions communes. C'était prendre le risque de l'extrême diversité, voire de l'éclatement, mais c'était aussi aller au-devant (le la chance de ressaisir des fidélités insistantes et fécondes, rajeunies pendant de nombreuses générations. M. F.
C'est une histoire à trois temps. 1684 : Baltasar Gracian publie en France son ouvrage L'Homme de cour. Ce sera l'énorme fortune, auprès des courtisans français, des maximes espagnoles qui disent comment se comporter en gentilhomme, sans pour autant jamais ou si peu faire appel à la sagesse antique. De l'homme de cour à l'homme de goût, Gracian propose un type moderne de laïc, aguerri moralement et politiquement, à la mesure des situations insidieuses de conflits guerriers entre États de même confession. 1687 : C'est le début en France de la célèbre Querelle des Anciens et des Modernes, qui sera européenne. D'aucuns entendent prouver que l'Antiquité gréco-romaine n'a pas ignoré le conflit, réactivé par Gracian, entre tradition et nouveauté, mais a travaillé à une synthèse entre la maturation au présent et les fondations héritées du passé. Du conflit entre les Abeilles et les Araignées, faut-il conclure à la supériorité morale des Anciens ? 1748 : C'est le retour à l'Antique. Convaincus désormais de leur supériorité sur les Anciens dans l'ordre des sciences et des techniques, les Modernes marquent cependant un retour esthétique et politique aux Anciens, à la lumineuse simplicité de leur style, à la virile liberté de leur civisme, et ils relancent la «guerre des goûts» dans l'Europe des Lumières.
Résumé : Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'Europe est le théâtre de rivalités politiques et artistiques entre les grandes dynasties que sont les Bourbons et les Habsbourg. Le mécénat d'art, ecclésiastique et royal, a fortement contribué, à cette période, au fleurissement culturel européen. Dans une langue limpide et savoureuse, Marc Fumaroli, historien littéraire et historien de l'art, laisse transparaître dans cet ouvrage toute sa passion et son enthousiasme pour les arts européens de cette époque. Il y fait valoir le rôle des académies royales, des artistes et de la peinture dans la diplomatie européenne, évoquant tour à tour certains des personnages les plus célèbres qui ont jalonné le Grand Siècle et le Siècle des Lumières : Louis XIV, Poussin, Velázquez, Richelieu, Rubens, Fragonard... Du baroque au néoclassicisme, ce recueil de textes richement illustrés et soigneusement sélectionnés par l'auteur rappelle l'extrême profusion artistique à laquelle l'Ancien Régime donna lieu.
Laporte Sophie ; Caillat Marie ; Castiglione Julia
Merveille archéologique, source inépuisable d'histoire, joyau esthétique, Pompéi a inspiré des générations d'écrivains et de peintres. La ville continue de fasciner les voyageurs qui empruntent ses rues pavées et contemplent les mosaïques de la Maison du Poète tragique ou les fresques sublimes qui ornent la Villa des Mystères... S'appuyant sur les travaux les plus récents des archéologues et revenant sur les fouilles organisées à partir du XVIIIe siècle, cet ouvrage propose un voyage évocateur) travers le temps et l'espace pompéiens. Contenu numérique exclusif : interviews vidéo des archéologues, images des plus belles fresques en très haute résolution, reconstitution 3D des maisons pompéiennes.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.