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UN TROISIEME VISAGE
FULLER SAMUEL
ALLIA
20,30 €
Épuisé
EAN :9782844854094
Appelez un médecin, elle vivra", dit Barry Sullivan froidement, alors qu'il vient de tirer sur la femme qu'il aime. Dans le scénario original, Barbara Stanwyck mourait sur le coup. Samuel Fuller (1912-1997) a subi la censure d'Hollywood. Pour ce film, Quarante tueurs, mais aussi bien d'autres, parmi les plus grands du cinéma. Les anecdotes valent d'être relatées, quand elles servent l'histoire du 7e art. Mais l'autobiographie de Samuel Fuller est plus que cela puisqu'elle est à elle seule une Histoire du XXe siècle. Au moment de la crise de 1929, ce fils d'immigrants juifs est le plus jeune journaliste de New York affecté aux affaires criminelles. Il écrit ensuite des romans inspirés de faits d'actualité, tel Burn, Baby, Burn, puis des scénarios pour le cinéma. En 1941, il s'enrôle dans la Ire division d'Infanterie, la Big Red One. De l'Afrique du Nord à la Sicile, des plages de Normandie jusqu'en Allemagne, Fuller livre une véritable et bouleversante leçon d'histoire. Cet anticonformiste fait ensuite une entrée fracassante dans le cinéma, avec J'ai tué Jesse James, Le Port de la drogue, Les Bas-fonds new-yorkais ou encore Shock Corridor, tandis que l'expérience éprouvante de la guerre donnera lieu à l'un de ses plus grands films, Au-delà de la gloire. Des premières images qu'il ait filmées - la libération du camp de Falkenau - jusqu'à sa dernière réalisation pour le cinéma, Sans espoir de retour, Fuller témoigne des difficultés qu'il rencontre pour défendre une vision personnelle, dévoile les dessous d'Hollywood, les amitiés qu'il noue, aussi bien avec les grands producteurs des années 1950 qu'avec de jeunes cinéastes comme Martin Scorsese, Jim Jarmusch ou Quentin Tarantino. À Park Row, la mecque du journalisme dans le New York des années 20 mais aussi à Paris, alors qu'émerge la Nouvelle vague, Fuller a été à la fois un acteur et un témoin de ce qu'a incarné le "rêve américain". Intime, rocambolesque, émouvant, incontournable, Un troisième visage est la dernière histoire qu'il ait racontée, où il ne se départit jamais de son souci de la vérité, de sa liberté de ton, ni de son cigare.
Ce qui intéresse Carl Chapman, en tant qu'éditeur d'un grand journal, c'est la violence, la sueur et le sang. Pour faire monter les ventes, il a instauré une politique de sensationnalisme. Et il a pris sous son aile un jeune loup, Lance McCleary, dont la devise est : " Les grands reporters fabriquent leurs affaires quand l'actualité chôme. " Ce que n'avait pas prévu Chapman, c'est de commettre un meurtre et de devoir lancer McCleary à ses trousses. Publié en 1944, un roman choc du grand réalisateur Sam Fuller (The Big Red One, Shock Corridor, Maison de bambou, Les Bas-fonds new-yorkais).
Six mois avant sa mort à Budapest, Tim Fuller s'est tourné vers sa fille : "Je vais te confier le secret de la vie à présent, au cas où je passe l'arme à gauche sans prévenir". Il a alors allumé sa pipe et caressé la tête de son chien Harry. "Alors ? " a-t-elle dit. "Honnêtement, Bobo, aucune idée ne me vient à l'esprit", a-t-il répondu assez surpris. Ainsi commence l'histoire inoubliable de Tim Fuller, le père de l'auteure, un mouton noir anglais qui s'est exilé en Rhodésie où il a combattu dans la guerre avant de s'établir en Zambie dans une plantation de bananiers. Un homme qui préférait le chaos à la routine, se réjouir des promesses de la vie au lieu de se complaire dans le regret, qui n'avait pas peur de se perdre mais redoutait l'ennui. Maintenant qu'il n'est plus, l'auteure et sa mère dispersent ses cendres au pied du baobab rose au bout de leur ferme africaine et affrontent son absence écrasante. Le résultat est un récit débordant de joie, de vitalité, de résistance dans lequel Alexandra Fuller intériorise les leçons de son père avec un regard lucide et célèbre la mémoire d'un homme qui dévorait la vie à pleines dents. Traduit de l'anglais par Anne Rabinovitch
Les Miscellanées de Mr. Schott sont un ouvrage sans équivalent. A tel point unique qu'il est impossible à définir. Encyclopédie ? Dictionnaire ? Almanach ? Anthologie ? Fourre-tout ? Vade-mecum ? Tout cela, et - bien sûr - beaucoup plus. Recueil de futilités pas toujours futiles, de bagatelles souvent primordiales, Les Miscellanées de Mr. Schott ne se veulent ni exhaustives, ni définitives, ni même utiles. En revanche, elles se veulent essentielles. On peut - à la rigueur - vivre sans ce livre mais ce serait là, selon les mots mêmes de son auteur, une tentative bien étrange - et bien téméraire. Qu'on en juge. Quel autre ouvrage peut se targuer d'offrir dans sa table des matières la longueur des lacets de chaussures, le langage des signes, la liste des sept péchés capitaux, la façon de dire "je t'aime" dans 44 langues différentes (dont le morse) ? Dans quel autre ouvrage trouvera-t-on réunis, sur la même page, le nom des coups du golf, l'histoire de la taxe sur les chapeaux, la liste des morts violentes dans l'histoire du rock, celle des insultes utilisées par Shakespeare dans ses pièces et les couleurs du drapeau de la Guadeloupe ? Où donc, si ce n'est dans Les Miscellanées de Ben Schott, pourra-t-on trouver la liste des 12 travaux d'Hercule, celle des différents modes opératoires des crimes élucidés par Mrs Marple ou des fournisseurs officiels de la reine d'Angleterre ? On l'aura compris, les Miscellanées de Mr. Schott sont aussi réjouissantes qu'indispensables : elles offrent la quintessence de l'esprit et de l'humour anglais, mélange de rigueur et d'absurde, de précision et de fantaisie. Le plus fort, peut-être c'est qu'au bout du compte, l'ouvrage se révèle effectivement pratique : un véritable couteau suisse sous forme de livre. Last, but not least : le livre en lui-même, par sa reliure, l'attention maniaque portée par l'auteur à la typographie, à la mise en page, au papier, est objet d'une grande élégance.