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Les gauches et l'international au XXe siècle
Fulla Mathieu ; Di Donato Michele
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753598690
L'internationalisme est au coeur de l'identité de la gauche depuis sa naissance autour de 1789. Héritages du XIXe siècle, la solidarité et l'entraide constituent des valeurs centrales de cette famille politique en dépit de toutes les limites constatées dans les pratiques de ses différents acteurs politiques, syndicaux et associatifs. Ces engagements au-delà de la nation et de l'Etat ne disparaissent pas avec la Deuxième Internationale (1889-1914), qui échoue à prévenir le déclenchement de la Première Guerre mondiale. A partir de la Révolution bolchevique, tournant majeur de cette histoire, communistes, socialistes, gauches libérales et alternatives consacrent une partie de leur énergie à construire des réseaux transnationaux entretenant souvent de fortes rivalités les uns avec les autres. Des élites partisanes et syndicales aux simples militants, l'international constitue une ressource clé pour ces acteurs engagés dans des luttes à toutes les échelles du politique, du local au global. Ce dossier de Parlement[s] veut mettre en lumière la variété et la complexité des internationalismes de gauche face aux grands défis du XXe siècle. Il montre les circulations de pratiques, d'imaginaires et d'acteurs, du simple militant au responsable de haut niveau en passant par le "professionnel de l'international" , qui contribuent ainsi, chacun à leur manière, aux recompositions multiples de leurs réseaux et de leurs cultures politiques au cours de la période.
Résumé : Gouvernante indépendante de deux couvents, femme de terrain jouissant de la déférence de ses contemporains, Hildegarde de Bingen était aussi une érudite visitée par d'étranges visions prophétiques qui lui ont inspiré de nombreux ouvrages savants à la fois spirituels et scientifiques, des compositions musicales d'une grande poésie ainsi qu'un alphabet et un langage secrets. Si son oeuvre est complexe et foisonnante, cet essai montre parfaitement qu'elle s'organise autour de la conviction que le monde et l'homme, le corps et l'esprit, la nature et le salut, sont interdépendants - qu'une unité régit tout le cosmos. Ce sens de l'harmonie, indispensable à l'équilibre du monde, a conduit la sainte à entrevoir la relation entre le désordre de l'univers et celui de notre santé issu des travers de notre conscience, et à proposer une conception holistique de la médecine. L'enjeu d'une telle conception du monde et de l'homme est la destinée de ce dernier. En effet, Hildegarde nous enseigne qu'on ne peut comprendre l'être humain sans le situer dans la perspective de la Création, de la Chute, de l'Incarnation et de la Rédemption. Militant pour le bonheur de l'homme, elle invite celui-ci à se retourner sur le chemin du salut dont son oeuvre tout entière est la clé. Ainsi a-t-elle tracé une véritable voie d'accès au divin, corps et âme unis.
Résumé : Y a-t-il une spiritualité spécifiquement féminine ? Dans la mesure où l'expérience mystique est souvent décrite comme des " noces " avec le divin, on est tenté de dire que la féminité représente la voie religieuse par excellence. De fait, les femmes mystiques des grandes traditions religieuses, qu'elles aient été des figures marginales vis-à-vis des institutions ou qu'elles aient joué au contraire un rôle fort dans l'Eglise de leur temps, ont livré à l'humanité un trésor sans pareil à travers leurs écrits. Leurs récits d'expériences extatiques ou visionnaires, où s'unissent l'intime et le sublime, ont peu d'équivalents du côté masculin. La présente anthologie, composée par l'une des grandes spécialistes françaises de la question, nous invite à découvrir par les textes la richesse et la diversité de cette écriture au féminin. Si l'Occident, d'Hildegarde de Bingen à Christiane Singer, a vu cette écriture s'y épanouir d'une manière particulièrement féconde, les autres traditions ne sont pas en reste : Râbi'a al-'Adawiyya, Cao Daochong, Akhâ Mahâdevî ou encore Mâ Ananda Moyî côtoient ainsi Marguerite Porete, Emily Dickinson, Gitta Mallasz ou encore Etty Hillesum, dans une traversée des siècles qui part de la Grèce antique jusqu'à notre époque.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.