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Jerry Lewis
Fujiwara Chris ; Soulat Pauline
AMSTERDAM
10,00 €
Épuisé
EAN :9782350961118
Jerry Lewis aura 90 ans en 2016. Bien que la France - on nous l'a assez reproché - soit sans doute le pays à l'avoir le plus défendu, cela fait plus de trente ans que n'a paru aucun ouvrage en français consacré à son travail. Le souvenir de la grandeur de Lewis semble donc s'éloigner à mesure que l'homme vieillit. Et pourtant Jerry Lewis fut grand, en effet. Il le fut aux côtés de Dean Martin dans une longue série de films tournés à la fin des années 1940 et au cours des années 1950, dont les meilleurs furent réalisés par Frank Tashlin. Et il le fut plus encore lorsqu'ayant terminé son apprentissage, il passa à la réalisation à la fin des années 1950. Les films qu'il signa alors peuvent être appelés des chefs-d'oeuvre : The Errand Boy, The Bell Boy, The Nutty Professor, The Ladies Man, The Patsy, The Family Jewels, Three on a Couch... firent de lui le plus grand cinéaste comique des années 1960. C'est principalement à cette période que s'intéresse le critique américain Chris Fujiwara. Fujiwara dégage au sein de la période plusieurs traits dont le plus saillant touche au rapport entretenu par Lewis avec la technique. Il faut entendre celle-ci en un double sens : c'est l'intérêt extrêmement marqué par l'acteur et réalisateur pour tout ce qui concerne la fabrication concrète du cinéma, au point de vouloir exercer un contrôle total sur son oeuvre et de bientôt théoriser ce contrôle sous l'intitulé de "cinéaste total" ; et ce sont des films n'ayant de cesse de thématiser les nouveaux dispositifs techniques connaissant un essor sans précédent au cours des années 1960, à commencer par la télévision et les médias en général.
Takaya traite Yuki comme une esclave, tandis qu'Akira lui voue un amour sincère et dévoué. Les deux garçons, qui s'entendent comme chien et chat, doivent pourtant s'allier pour combattre les esprits errants... Enfin, Yuki, qui ne supporte pas de voir ses amis souffrir de leurs nouveaux pouvoirs, décide de son plein gré de pénétrer dans les Enfers...
Misaki est toujours troublée par la déclaration d'Usui. Etait-il vraiment sincère? En tant que représentante des élèves du lycée Seika, elle n'a cependant pas le temps de réfléchir à tout ça. En effet, des garçons de son établissement se sont battus avec des élèves du lycée Miyabigaoka et ces derniers exigent des excuses. Misaki, accompagnée d'Usui et des élèves de Seika impliqués dans le conflit, se rend donc au lycée Miyabiogaoka afin de calmer la situation...
Résumé : Admiré par de nombreux cinéastes cinéphiles, de Martin Scorsese à John Carpenter, Jacques Tourneur demeure pourtant un cinéaste méconnu, trop souvent réduit à ses grands films fantastiques qui ont révolutionné le genre (La Féline, Vaudou, L'Homme-léopard, Rendez-vous avec la peur). Richement illustré, cet ouvrage collectif réunissant des spécialistes de plusieurs pays propose de redécouvrir l'ensemble de l'oeuvre du cinéaste à travers les différents genres (fantastique, western, thriller, aventures, etc.) qu'il a abordés.
Elle a remporté le prix "Fresh Debut" avec Akai Yume à l'occasion du 36e Lala Manga Grand Prix en 2004, et le 31e Hakusensha Athena Newcomers"Award pour Maid Sama! en 2006. Maid Sama! est sa première série, mais Hiro Fujiwara publie régulièrement des histoires courtes pour Lala, le magazine shôjo d'Hakusensha."
Bâtonner (verbe) : action de copier-coller une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge. Pratique ordinaire, le bâtonnage résume à lui seul ce que le productivisme fait aux médias. C'est ce que montre le livre de Sophie Eustache, fruit d'une longue enquête, en nous immergeant dans les rédactions, web notamment. Mises en concurrence, celles-ci sont sommées de produire des contenus par les patrons de presse. Pendant que les sommités du journalisme pontifient, les ouvriers spécialisés de l'information, rivés à leur desk, travaillent à la chaîne. Dépossédés de leur savoir-faire par une organisation du travail taylorisée, leurs cadences s'accélèrent, leurs gestes s'automatisent. L'information, paramétrée par les algorithmes, est usinée en série dans les open spaces. Et dans cette course à la productivité, la fusion du néolibéralisme et du numérique détériore les conditions de travail et le travail lui-même. Dès lors, comment se fait-il que les travailleurs de l'information continuent de consentir à ce qu'ils font ? Si Bâtonner décrit la transformation des pratiques professionnelles, il interroge aussi les mécanismes de l'aliénation. Déqualifiée et disqualifiée, la profession proteste mais continue de se croire indispensable à la vertu publique. Toujours prompte à "checker" et "décoder" les fake news des autres, elle en oublie souvent que, réduit à une marchandise, le journalisme n'est pas l'ami du peuple, mais un vice qui corrompt la langue, la pensée et, avec elles, la possibilité de la démocratie.
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.
La réédition de L'état, Le Pouvoir, Le Socialisme, "classique" de la théorie politique dont la première édition remonte à 1978, s'inscrit dans les débats concernant les crises simultanées de l'Union européenne, du néolibéralisme et du capitalisme en général. Lire cet ouvrage aujourd'hui permet de comprendre que ces crises plongent leurs racines dans la structure des sociétés occidentales de l'après-guerre. Plus la crise économique s'approfondit, et plus le système devient autoritaire au plan politique. C'est ce que Poulantzas appelle l'"étatisme autoritaire", que l'on constate à présent au niveau européen, où des décisions affectant des millions de personnes sont prises hors de tout contrôle populaire. La seule alternative possible à ce système est le "socialisme démocratique", à savoir un socialisme qui dépasse le capitalisme sans pour autant sacrifier les libertés publiques. Avec Michel Foucault, Gilles Deleuze, et Louis Althusser, auteurs dont il discute les thèses dans cet ouvrage, Nicos Poulantzas compte parmi les penseurs des années 1960-1970 dont le rayonnement international est aujourd'hui le plus important. Alors que l'édition de théories critiques françaises et étrangères a connu une grande vitalité depuis les années 2000, il était plus que temps de faire redécouvrir cet auteur majeur.
A partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.